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Parti Socialiste
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- 2026-07-27 “Souffrance psychique au travail : la droite sénatoriale a préféré le silence à la vérité — - Lundi 27 juillet 2026
Mercredi 8 juillet, il a suffi de quelques minutes à la majorité de droite et du centre du Sénat pour enterrer cinq mois de travail parlementaire. La mission d'information sur la souffrance psychique au travail, présidée par la sénatrice socialiste Monique Lubin, avait auditionné chercheurs, médecins, syndicats, organisations patronales et victimes. Son rapport n'a même pas été autorisé à voir le jour.
Ce rapport ne dérangeait pas par ses excès. Il dérangeait par sa lucidité.
Un rapport rejeté, pas réfuté
Personne, dans la majorité sénatoriale, n'a contesté le diagnostic : la souffrance psychique liée au travail progresse, elle tue, elle brise des vies, et elle prend racine dans l'organisation du travail elle-même — pas seulement dans la fragilité de celles et ceux qui en souffrent. Ce que la droite et le centre ont refusé, c'est d'en tirer les conséquences.
La rapporteure Annick Girardin ne s'y est pas trompée : elle dénonce une droite sénatoriale « enfermée dans une idéologie », qui a rejeté en bloc un texte pourtant équilibré au seul motif qu'il pourrait « fragiliser les entreprises ». La présidente de la mission, la sénatrice socialiste Monique Lubin, ne cache pas sa sidération : « j'ai été un peu sidérée, franchement ». Un rejet qu'elle qualifie sans détour d'idéologique.
Ce qu'on a voulu faire disparaître
Le rapport ne se limitait pas à la question, présentée comme le seul point de friction, de la reconnaissance des pathologies psychiques comme maladies professionnelles. Il portait 39 recommandations concrètes : mieux définir l'épuisement professionnel, former les managers à repérer les signaux de souffrance, accompagner les PME, créer des cellules d'écoute indépendantes dans la fonction publique. Un travail construit, documenté, utile — jugé trop dangereux pour être publié.
Une seule ligne rouge a suffi à tout faire échouer
Une poignée de recommandations a mis le feu aux poudres : celle d'ouvrir une négociation sur un tableau de maladies professionnelles dédié aux pathologies psychiques, et celle de recréer une instance de santé au travail dans l'entreprise. Deux mesures que les organisations patronales rejettent depuis toujours. Face à ce choix, la majorité sénatoriale a tranché — contre les salariés.
Deux poids, deux mesures
Ce rejet a été accueilli par un silence médiatique quasi total. Un contraste frappant avec le sort réservé, quelques semaines plus tôt, à un autre rapport parlementaire tout aussi disputé.
Fin avril, à l'Assemblée nationale, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a validé la publication de son rapport à une voix de majorité seulement : douze voix pour, dix contre. La gauche elle-même avait voté contre, dénonçant la méthode et le parti pris du texte. Malgré cette opposition massive, assumée par près de la moitié de ses propres membres, ce rapport a été publié, commenté, débattu sur toutes les chaînes.
Un rapport contesté par une large part de ses membres a donc eu droit à l'existence publique. Un rapport sur la souffrance psychique au travail, dont même la présidente de la mission reconnaît qu'il ne comportait rien qui justifiait un tel rejet, a lui été purement et simplement effacé.
La différence ne tient ni à la qualité du travail parlementaire, ni au niveau de consensus. Elle tient à ce que chaque rapport dérangeait. Quand il s'agit de fragiliser l'audiovisuel public, la majorité de droite et du centre sait faire vivre un texte controversé jusqu'au bout. Quand il s'agit de protéger les travailleurs contre les effets du patronat sur leur santé mentale, elle choisit d'éteindre le débat avant même qu'il commence.
Le silence n'est pas une politique de santé publique
Santé mentale « grande cause nationale » d'un côté, rapport parlementaire enterré et passé sous silence de l'autre : le grand écart est total. On ne protège pas les travailleurs en refusant de regarder leur souffrance en face. On ne protège pas non plus les entreprises en les dispensant d'interroger leur organisation du travail.
Le Parti Socialiste exige la publication intégrale du rapport de la mission d'information et de ses 39 recommandations. Les salariés qui souffrent au travail ne méritent pas un débat escamoté à huis clos, ni un silence médiatique. Ils méritent des réponses.
Anne Sophie De Surgy, Secrétaire Nationale à la Santé Mentale
Dominique Ramuscello, Délégué auprès du Secrétariat national à la Santé Mentale”
- 2026-07-27 “Solidarité avec Berlin, face à la haine et la violence LGBTQIphobe, notre soutien est entier. — 🏳️🌈 Horreur à la Pride de Berlin. Tout notre soutien aux victimes, à leurs proches, à la communauté LGBTQI+.
Berlin est une ville ouverte et tolérante, l'une des capitales historiques des luttes LGBTQI+. La haine ne doit jamais gagner.
Nous continuerons de défendre l'égalité et les droits LGBTQI+, en France et en Europe.”
- 2026-07-23 “Alain et le défi de faire vivre la gauche en territoire hostile ! — « Les générations qui nous ont précédés ont traversé des périodes bien plus difficiles, à nous de ne pas baisser les bras » – Alain, secrétaire de section de Saint-Cloud
Bonjour Alain, peux-tu nous raconter ton parcours militant·es ?
Je suis proche du Parti socialiste depuis toujours. Il y a eu des périodes où j'ai pris un peu de distance, mais je suis toujours resté sympathisant. J'ai finalement pris ma carte à l'époque de Lionel Jospin, parce que c'est à ce moment-là que j'ai eu envie de m'engager pleinement.
Sur le plan professionnel, j'ai travaillé dans le conseil en management auprès de la fonction publique. Aujourd'hui, en cumulé, sur 2 périodes différentes, cela fait vingt ans que je suis secrétaire de section.
Pourquoi as-tu rejoint le Parti socialiste ?
Depuis toujours, ce qui me motive, c'est la lutte contre les inégalités sociales. J'ai envie de vivre dans une société qui recherche davantage d'égalité, de justice et de solidarité.
En regardant le paysage politique, je n'ai jamais trouvé d'autre parti capable de porter cette ambition avec autant de cohérence. Le Parti socialiste défend le progrès social sans perdre de vue le réel, et c'est cette combinaison qui m'a convaincu.
À Saint-Cloud, où la gauche est très minoritaire, cet engagement prend encore plus de sens. Militer ici, c'est accepter d'être dans un environnement politique peu favorable, mais continuer malgré tout à défendre ses convictions.
Pourquoi es-tu devenu secrétaire de section ?
Honnêtement, je ne l'avais pas vraiment recherché. Cette responsabilité m'est un peu tombée dessus, à deux reprises. Mais lorsqu'il a fallu reprendre la section, je l'ai fait parce que quelqu'un devait assurer cette continuité.
Avec le temps, j'ai découvert tout ce que représente ce rôle : maintenir une équipe, organiser la vie militante, garder le collectif uni, même lorsque la période est compliquée.
À quoi ressemble la vie de ta section ?
Être secrétaire de section demande beaucoup de préparation. Les réunions ne s'improvisent pas : il faut souvent planifier un ou deux trimestres à l'avance, réfléchir aux sujets que l'on souhaite traiter, choisir les formats, inviter éventuellement des intervenants.
J'aime organiser des réunions thématiques qui permettent d'aller au fond des sujets. Une section est aussi un lieu de formation politique, où chacun peut approfondir sa réflexion et confronter ses idées.
Quelle est ta plus grande fierté comme secrétaire de section ?
Ma plus grande fierté est collective. Malgré les difficultés, nous avons réussi à maintenir une section vivante pendant plus de vingt ans.
Nous avons gardé un rythme de réunion mensuel, des militant·es présent·es et investi·es, alors qu'il aurait été très facile de baisser les bras. Dans une ville comme Saint-Cloud, faire vivre durablement une section est déjà une réussite en soi.
Le renouvellement des militant·es est parfois difficile, notamment à l'approche des municipales, mais nous avons toujours continué à avancer.
Quel est le profil des militant·es de ta section ?
Notre section rassemble des profils très variés. Nous comptons beaucoup de militant·es âgé·es de 30 à 45 ans, mais aussi des retraité·es très investis.
Il y a notamment plusieurs femmes d'une soixantaine d'années qui ont toutes une expérience importante dans le monde associatif. Elles apportent énormément à la vie de la section. Cette diversité d'âges et de parcours fait toute la richesse de nos échanges.
Quels conseils donnerais-tu pour bien animer une section ?
Animer une section est un exercice plus exigeant qu'on ne l'imagine. Il faut trouver un équilibre permanent entre la souplesse et l'organisation.
Une réunion ne peut pas devenir une discussion de bistrot où chacun parle en même temps. Mais à l'inverse, il faut aussi laisser les militant·es échanger librement et se répondre.
Avec le temps, j'ai appris qu'il fallait donner un rythme, organiser la circulation de la parole et veiller à ce que chacun puisse s'exprimer. Lorsque les discussions deviennent désordonnées, les gens repartent frustrés avec le sentiment de ne pas avoir été respectés.
Au début, je trouvais cet équilibre difficile à atteindre. Aujourd'hui, je sais qu'il ne faut pas hésiter à faire preuve d'autorité lorsque c'est nécessaire, tout en restant suffisamment souple pour laisser vivre le débat.
Quel moment t'a donné envie de ne jamais lâcher ?
En réalité, il n'y a pas de moment en particulier. C'est même tout l'inverse : dans les périodes difficiles, le rôle du secrétaire de section est justement de rappeler aux militant·es pourquoi ils·elles sont là.
J'aime comparer ce rôle à celui d'un capitaine sur son navire. Quand la mer est agitée, il faut continuer à tenir le cap et convaincre les autres qu'ils ont raison d'être là.
Les périodes les plus éprouvantes ne sont pas forcément les défaites électorales, mais plutôt les conflits internes. Les militant·es aspirent à davantage d'harmonie et de cohérence, et il faut réussir à préserver le collectif malgré les désaccords.
Qu'apprend-on en militant dans ta section qu'on n'apprend nulle part ailleurs ?
On apprend à vivre avec la diversité des opinions. Militer, ce n'est pas être entouré de personnes qui pensent exactement comme soi.
On apprend à écouter, à respecter les désaccords, à construire des compromis et à continuer à travailler ensemble malgré les différences. Cela demande beaucoup de tolérance, mais aussi beaucoup d'humour.
Quel est le combat local qui te tient le plus à cœur ?
Le combat le plus important reste celui des élections municipales. Nous avons même failli ne pas réussir à constituer une liste, avant d'y parvenir avec nos partenaires.
Au-delà de cette échéance, le simple fait d'exister politiquement à Saint-Cloud est déjà un engagement. J'aime dire que nous sommes un peu les « pandas » de la politique : une espèce rare dans un milieu très hostile.
Justement parce que nous sommes minoritaires, il est essentiel qu'une autre vision de la société continue à être portée localement.
Comment vois-tu évoluer ton territoire ?
En vingt ans, j'ai observé un véritable basculement culturel.
Les idées de l'extrême droite se sont progressivement banalisées. Certaines prises de position qui auraient choqué autrefois sont aujourd'hui exprimées beaucoup plus librement.
Ce changement dépasse largement les résultats électoraux : il touche aussi la vie locale, les politiques publiques et les comportements du quotidien.
On dit souvent que la politique est compliquée. Que réponds-tu ?
Je réponds que la politique a toujours été compliquée.
Ce qui est particulier aujourd'hui, c'est le climat de pessimisme permanent qui donne parfois l'impression que tout est devenu impossible. Je crois qu'il faut prendre de la distance.
Les générations qui nous ont précédés ont elles aussi traversé des périodes extrêmement difficiles. Une partie du rôle d'un responsable de section consiste justement à rappeler cette histoire et à éviter que le découragement ne l'emporte.
Si tu devais convaincre quelqu'un d'adhérer au Parti socialiste, que lui dirais-tu ?
Je lui dirais que c'est le bon endroit pour celles et ceux qui veulent réduire les inégalités tout en gardant les pieds sur terre.
Le Parti socialiste n'est pas uniquement un parti de contestation. Nous savons ce que signifie gouverner, nous connaissons les réalités du quotidien et nous cherchons des solutions concrètes.
Contrairement à l'image que certains en ont, le Parti socialiste reste aussi un lieu où la diversité des points de vue existe réellement.
Quel est le plus grand mythe sur le militantisme que tu aimerais déconstruire ?
L'idée selon laquelle les militant·es seraient de simples exécutant·es chargé·es d'applaudir leurs dirigeants.
La réalité est tout autre. Au Parti socialiste, nous passons notre temps à discuter, y compris entre responsables. Dans ma section, il existe une règle simple : chacun parle à son tour et personne ne coupe la parole.
Nous ne sommes pas obligés d'être d'accord sur tout, et c'est précisément cette diversité qui nourrit le débat politique.
Que considères-tu que l'engagement t'apporte dans la vie de tous les jours ?
Il m'apporte avant tout des rencontres.
Je côtoie des personnes qui ont des parcours, des métiers, des histoires et des expériences très différentes. Cette diversité est une source d'enrichissement permanent.
Chaque réunion, chaque échange ou chaque visioconférence avec des militant·es venu·es de toute la France me rappelle à quel point notre engagement repose sur une richesse humaine incroyable. Je continue d'être fasciné par cette diversité.
Quels militant·es t'inspirent le plus ?
Ce sont souvent les plus anciens.
Dans notre section, notre doyen avait 104 ans. J'ai également connu des militant·es qui avaient vécu les grandes luttes du siècle dernier. Cette mémoire vivante est précieuse.
Ce qui m'inspire chez eux, c'est leur fidélité, leur engagement sur la durée et leur capacité à transmettre. Ils montrent que le militantisme est une aventure qui dépasse largement une génération.
Comme le disait Victor Hugo : « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. »”
- 2026-07-23 “15 ans des attentats d'Oslo et d'Utøya — Il y a 15 ans, le terrorisme d'extrême droite faisait irruption en Europe. Il frappait la Norvège au cœur, coûtant la vie à 77 personnes, majoritairement des jeunes militants sociaux-démocrates.
Ils ont été ciblés pour ce qu'ils assumaient d'être : l'avenir d'une société ouverte, tolérante et solidaire.
Aujourd'hui, face à la banalisation des discours de haine, au racisme et à la montée des idées fascisantes partout en Europe, se souvenir est un devoir politique.
L'extrême droite tue. Ne la laissons jamais s'installer.”
- 2026-07-10 “Nicole et la force du collectif ! — Secrétaire de section de Wittelsheim depuis cinq ans et trésorière fédérale depuis 2021, Nicole milite au Parti socialiste depuis 2006. Dans une commune devenue la première d'Alsace à élire une maire RN, elle fait vivre une section où le débat, l'écoute et la convivialité occupent une place centrale. Entre mobilisation contre l'extrême droite, préparation des réunions et fidélité à ses convictions, elle raconte un engagement de longue haleine, porté par la force du collectif.
Bonjour Nicole, peux-tu nous raconter ton parcours militant ?
J'ai adhéré au Parti socialiste en 2006, dans le contexte de l'après 21 avril 2002. Je suis secrétaire de section depuis cinq ans. Depuis 2021, j'ai occupé les fonctions de trésorière fédérale de 2021 à 2025, puis de trésorière adjointe à la suite du congrès de Nancy. Je suis aussi membre membre de la Commission nationale de contrôle financier.
Qu'est-ce qui t'a fait rejoindre le Parti socialiste ?
J'avais déjà, adolescente, un fort penchant pour la gauche. Je viens d'un milieu ouvrier : ma mère était femme de ménage et mon père ouvrier, et mes années de lycée m'ont ouvert les yeux sur le monde du travail, les inégalités et le capitalisme.
À l'époque, j'hésitais entre voter écologiste ou socialiste. Après l'élimination de Lionel Jospin en 2002, je me suis dit qu'il fallait arrêter de tergiverser et choisir un parti capable de gouverner. Le Parti socialiste m'est apparu comme la force politique la plus solide, avec une idéologie structurée et une véritable capacité à exercer le pouvoir.
Pourquoi as-tu accepté de devenir secrétaire de section ?
C'est mon ancienne secrétaire de section qui m'a proposé de lui succéder. Je n'ai pas hésité une seconde. J'avais envie de m'investir davantage, de faire évoluer les choses à mon échelle et d'avoir un impact concret.
À quoi ressemble une semaine type dans ta section ?
Nous nous réunissons une fois par mois. Deux semaines avant, je réserve la salle et je prépare un ordre du jour qui s'appuie sur l'actualité locale, nationale et internationale ainsi que sur les informations à transmettre aux militant·es.
Mais l'essentiel, ce sont les échanges. Les discussions occupent une place très importante. Il faut que chacun se sente écouté et puisse partager son point de vue. C'est aussi ce qui permet de maintenir le lien avec le parti : sans ces moments de convivialité et de débat, beaucoup se contenteraient de cotiser sans vraiment participer ou arrêteraient peut-être de cotiser.
Quel événement t'a le plus marqué cette année ?
Le lancement du vote électronique. Nous nous sommes vraiment mobilisés pour permettre à chacun de voter malgré les difficultés techniques rencontrées.
Quel est le profil des militants de ta section ?
La majorité de nos adhérents sont des retraités. Pendant le confinement, nous avons mis en place des réunions en visioconférence pour maintenir le lien entre les camarades, à la demande de l'un d'eux.
As-tu des conseils pour bien animer une section ?
Le plus important est de permettre à tout le monde de s'exprimer. Chacun doit pouvoir parler, être écouté et aller au bout de son intervention.
Il faut parfois instaurer un tour de parole afin d'éviter les frustrations et de garantir un débat respectueux.
Quelle est ta plus grande fierté socialiste ?
C'est d'avoir su durer dans le temps. Je suis fière d'être restée constante sur les valeurs et les lignes que je défends, sans avoir besoin de grands effets de manche.
Qu'est-ce qui te donne envie de continuer à militer ?
Si nous abandonnons, que restera-t-il ? Pour moi, le Parti socialiste est un rempart face aux injustices et face à la montée du climatoscepticisme.
Je suis convaincue que nous serions plus forts si davantage de personnes adhéraient à un parti politique ou à un syndicat. Devant sa télévision, on ne fait pas avancer les choses.
Et puis il y a aussi les camarades. Certains se demandent parfois pourquoi nous continuons, mais le simple fait de nous retrouver fait du bien. Ces liens comptent énormément.
Quel est le combat local qui te tient le plus à cœur aujourd'hui ?
Plusieurs adhérent·es de notre section ont participé aux élections municipales dans leurs communes. Aujourd'hui, notre priorité est de combattre le Rassemblement national. Notre commune est devenue la première d'Alsace à élire une maire RN. Un recours en annulation a été engagé et nous travaillons à construire l'union pour mieux combattre l'extrême droite.
Sur le terrain, le RN est finalement plus présent sur les réseaux sociaux que dans la vie quotidienne. La maire cultive une image très lisse et policée, tandis que des responsables nationaux comme Sébastien Chenu sont venus préparer les prochaines échéances électorales.
On dit souvent que la politique est compliquée. Que réponds-tu à cela ?
Oui, la politique demande de s'informer et d'accepter la nuance. C'est pourquoi j'encourage les militant·es à lire la newsletter du Parti socialiste et, plus largement, les différentes productions du parti.
Quel est le plus grand mythe sur le militantisme que tu aimerais déconstruire ?
L'idée que les militant·es socialistes seraient simplement des suiveurs. Ce n'est absolument pas vrai.
Au Parti socialiste, je garde mon esprit critique et ma vigilance. L'engagement ne signifie pas renoncer à réfléchir par soi-même.
Quel responsable politique t'inspire le plus aujourd'hui ?
Olivier Faure m'inspire par sa constance, la cohérence de ses prises de position et sa manière d'incarner ses responsabilités.”
- 2026-07-07 “Jeudi, les militant•es socialistes votent sur la stratégie présidentielle — Mardi 30 juin, le Conseil national s'est prononcé pour que les militant·es puissent voter le 9 juillet prochain sur la stratégie présidentielle.
Le 9 juillet, les militants auront donc à choisir entre les deux questions soumises au vote :
le choix 1 , déposé par le TOA
Le 9 juillet, chacune et chacun d'entre vous tient entre ses mains la responsabilité de la qualification ou non de la gauche au second tour de la Présidentielle.
La question posée aux militant·es du Parti socialiste est simple et existentielle : voulons-nous poursuivre la stratégie de rassemblement de la gauche ou allons-nous nous résigner à faire cavalier seul comme en 2022, en étant les spectateurs d'une division annoncée et de notre défaite assurée ? Avec un risque supplémentaire : la possible victoire du RN. Nous ne l'acceptons pas.
Afin de créer une dynamique, nous proposons aux militant·es et sympathisant·es PS / Place publique un vote ouvert à 2€ pour désigner avant la fin du mois d'octobre le ou la candidat·e de notre famille politique.
Viendra ensuite le nécessaire rassemblement autour d'une candidature commune de la gauche démocratique et des écologistes. Ce rassemblement, nous le préparons depuis des mois en rencontrant nos partenaires, en échangeant avec tous. Nous proposons la seule méthode qui sera admise par eux, à savoir un départage démocratique.
Nous ne pouvons plus être dans l'incantation du rassemblement derrière nous, ni nous bercer d'illusions d'un Parti socialiste hégémonique et qui se suffit à lui-même. Si tel était le cas, la question de la stratégie ne serait pas un choix à faire mais une évidence unanime.
Nous avons besoin de souffle. La désignation ouverte d'abord, l'union avec nos partenaires ensuite. N'ayons peur de personne. La démocratie doit être la règle. Et nous croyons en la force de l'ouverture, qui nous a bénéficié par le passé notamment en 2012 et qui a donné lieu à nos plus belles victoires.
Ne faisons pas cette erreur et ce cadeau aux macronistes et à la gauche radicale qui n'attendent qu'une chose : prospérer de nos divisions pour attirer, chacun de leur côté, le vote utile des électeur·ices désespéré·es et voulant à tout prix éviter le Rassemblement national.
Nous avons besoin de dépasser ce que nous sommes tout en restant fidèle à notre identité. Pour un militant·e, la récompense n'est pas de participer seul·e à un choix qui mènerait à l'isolement, mais de donner une chance à notre parti de gagner l'élection présidentielle !
Faire le Choix 1, c'est donc fait le choix de l'ouverture et de l'union :
D'abord, un vote ouvert à tou.tes les militant·es et sympathisant·es PS / Place publique moyennant une participation de 2 euros pour désigner notre candidat·e et créer une dynamique populaire.
Ensuite, la recherche d'une candidature commune à la gauche démocratique et aux écologistes à l'élection présidentielle, via un départage démocratique, pour n'avoir qu'un.e candidat.e représentant notre camp politique et éviter la division entrainant la défaite ;
Enfin, c'est faire le choix d'une ligne politique et d'un périmètre clair, ancré à gauche et sans ambigüité quant à l'atterrissage final.
Pour retrouver et rejoindre la liste des soutiens du choix n°1, rdv sur pour-gagner.eu
le choix 2, déposé par les TOB & TOC
Qui comprend encore ce qui se passe dans notre parti ? Nous sommes dans un moment d'une extrême gravité. Partout les militants nous disent qu'ils sont désabusés et qu'ils désespèrent d'avoir une candidature capable de battre le RN. C'est le triste résultat de la stratégie d'enlisement et de flou méthodiquement entretenue par la direction depuis des mois.
Tous les partis ont leur candidat sauf le Parti socialiste. Tout le monde est en campagne sauf nous. Face à l'incapacité de la direction à mettre notre parti en ordre de marche et à son refus d'un compromis sur la stratégie présidentielle, nous avons obtenu que les militants tranchent.
Deux choix s'offrent à nous.
La proposition de la direction :
- prive les militants de leur droit de désigner eux-mêmes leur candidat à l'élection présidentielle : c'est la primaire de Glucksman à Ruffin sans Glucksman et sans Ruffin ;
- ne fixe ni date ni calendrier au risque d'un report de la désignation de notre candidat ;
- ne tranche pas la question de la primaire de Bagneux que la direction a refusé de mettre au vote des militants lors du Conseil National ;
- ne permet pas de préparer sérieusement l'élection présidentielle et le rassemblement de la gauche au moment même où le Rassemblement national est aux portes du pouvoir et où il faudrait déjà battre la campagne.
Le second choix est celui du respect des militants socialistes. Dans un parti démocratique, lorsqu'une question aussi fondamentale doit être tranchée, c'est aux militants qu'il revient de décider. L'élection présidentielle structure profondément notre vie politique. Il est temps que le Parti socialiste affirme sa volonté de départager la meilleure candidature. Celle capable d'être au 2nd tour de l'élection présidentielle et de gagner face au RN.
Nous défendons pour cela une idée simple : les militant·es – y compris les nouveaux adhérents du pôle socialiste qui nous rejoignent pour la campagne – doivent avoir le droit de désigner le candidat des socialistes à l'élection présidentielle.
Nous croyons aussi que l'union de la gauche est une dynamique politique, pas une simple addition d'appareils et de processus. Elle ne peut pas se résumer à un casting, mais suppose au contraire un projet de gouvernement, une stratégie de conquête pour la présidentielle comme pour les élections législatives.
En votant le choix n° 2, tu garantis que les militants socialistes désignent eux-mêmes leur candidat·e à l'élection présidentielle, qui se tournera ensuite vers le reste de la gauche afin de faire l'union. Tu redonnes la parole à celles et ceux qui font vivre notre parti. Tu permets enfin au Parti socialiste de retrouver une stratégie claire et un horizon. C'est la condition de la réussite de l'union de la gauche et des écologistes.
Pour sortir de l'impasse, votons le choix n° 2, rassemblons les socialistes qui n'en peuvent plus de nos divisions et de notre impuissance. Battons l'extrême droite.
Nicolas Mayer-Rossignol
Premier signataire du texte d'orientation Changer pour gagner
Boris Vallaud
Premier signataire du texte d'orientation Unir”
- 2026-07-07 “🎉 C'est parti pour le CamPuS 2026 : prends vite ta place ! — Dans une période marquée par de profonds bouleversements géopolitiques, climatiques, technologiques et démocratiques, à l'aube d'échéances électorales majeures, nous avons plus que jamais besoin de nous retrouver, débattre… et construire ensemble l'avenir.
Le CamPuS, c'est LE moment d'échanges et de camaraderie socialiste.
Inscris-toi dès maintenant et rejoins-nous à Blois !”
- 2026-07-06 “Mobilisation pour la loi intégrale — 🟣 Une Marée humaine s'est mobilisée le 4 juillet dernier pour manifester en faveur de l'adoption de la loi intégrale contre les violences.
Le meurtre de Lyhanna a provoqué une onde de choc. La Justice doit changer.
Nous portons, autour de Céline Thiébault-Martinez, avec plus de 150 associations féministes et de protection de l'enfance, une proposition de loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants pour apporter une réponse globale à un problème global. Grâce à notre mobilisation, cette loi devrait être examinée au Parlement à l'automne. Nous mènerons le combat jusqu'à son adoption !”
- 2026-07-02 “Le site du projet est en ligne ! — Nous utilisons des cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils afin de trde traiter les données telles que le comportement de navigation de nos visiteurs. Refuser ou retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.”
- 2026-07-02 “Thomas, un défi : faire vivre le PS en Argentine ! — Travailleur social au consulat de France à Buenos Aires, militant engagé et secrétaire d'une toute jeune section des Français·es de l'étranger, Thomas nous raconte la naissance de la section d'Argentine, ses particularités et son ambition : voir émerger une candidature socialiste aux législatives pour les Français d'Amérique latine.
Qu'est-ce qui t'a donné envie d'être secrétaire de section ?
Ce qui m'a donné envie, c'était d'abord et avant tout de créer une section. Elle n'existait pas il y a encore un an : nous sommes partis de zéro, avec un groupe de 10 amis et l'idée d'agir à notre niveau. Le groupe m'a proposé comme secrétaire et ce rôle me plaisait bien, alors je me suis dit pourquoi pas.
Quelle est la particularité de ta section ?
Une de nos particularités fondamentales, c'est de travailler pour la communauté française à l'étranger. On partage tous une attache commune très forte, notre culture, et quand on est Français·es à l'étranger, on crée des liens beaucoup plus rapidement et plus profondément. Ça permet vraiment de fédérer politiquement. Je travaille moi-même au consulat comme travailleur social, ce qui me permet aussi de connaître au plus près les dispositifs d'aide qui existent pour les Français·es de l'étranger.
C'est quoi une semaine type dans ta section ?
Comme c'est une toute jeune section, il n'y a pas encore de routine bien établie, même si on y travaille. On a eu un temps de consolidation, puis on a été pas mal occupé·es par la campagne des élections consulaires. La prochaine étape, c'est justement de créer plus de rendez-vous récurrents. Pour l'instant, on se réunit une fois par mois physiquement et on fait des points digitaux chaque semaine avec tous·tes les militants et les militantes.
Quels sont les profils des militant·es de ta section ?
Il y a deux profils de Français·es à l'étranger. D'abord les expatrié·es, qui sont en Argentine pour 3 à 5 ans. Ils et elles ont en général des contacts intéressants au consulat ou à l'ambassade, donc même s'ils et elles ont moins de temps à consacrer au militantisme, c'est précieux pour accélérer certains processus ou faire évoluer les droits des Français·es de l'étranger. Ensuite, il y a celles et ceux qui ont immigré en Argentine pour des raisons familiales ou amoureuses. Parfois ce sont aussi des Argentin·es qui ont la nationalité française. Ils et elles parlent très bien la langue, ce qui est un vrai atout pour les actions locales, et sont en général plus conscient·es des enjeux propres aux Français·es sur place. Ces deux profils sont très complémentaires : c'est ce qui nous permet de mener des actions efficaces et pérennes, et ce qui rend notre section unique et attractive.
Quel est l'action ou l'événement dont tu es le plus fier cette année ?
Sans hésiter, la campagne des élections consulaires. On a appris à la dernière minute qu'on ne partait pas avec les Verts, et on a su très bien rebondir. Les réseaux sociaux de la campagne ont été très animés, et on a aussi organisé un événement qui a été couronné de succès.
C'est quoi ta plus grande fierté socialiste ?
De manière générale, ce sont les valeurs du socialisme : la défense des idées de gauche, l'histoire du parti, son poids dans le paysage politique et ses personnalités iconiques.
C'est quoi le combat local qui te tient le plus à cœur en ce moment ?
Depuis l'arrivée du président ultra-libéral Javier Milei, plusieurs droits acquis sont en danger et un recul social important a lieu, alors même que sur certains sujets, comme le droit des minorités sexuelles, l'Argentine est plus avancée que la France. On aimerait vraiment pouvoir insuffler notre énergie française en Argentine et soutenir les mouvements de résistance locaux, notamment sur la protection de l'éducation publique et gratuite et le féminisme. En ce qui concerne précisément la communauté française en Argentine, nous défendons les bourses scolaires, les aides sociales, l'accès aux retraites et la mise en place de réseaux d'entraide.
On dit souvent que la politique c'est compliqué, vous, vous répondez quoi ?
Je dirais, depuis notre humble et courte expérience, que si on fait les choses bien et si l'envie est là, ça donne des résultats. Sans doute que la clé est de faire les choses à fond, y croire et se donner les moyens.
Quelle est ton ambition à court ou long terme pour ta section ?
Notre ambition, c'est qu'il y ait un candidat ou une candidate socialiste des Français de l'étranger pour l'Amérique latine aux élections législatives. La circonscription a été perdue par la gauche en 2017 et actuellement, une seule sur les onze existantes (celle du Maghreb et de l'Afrique de l'Ouest) a un député de gauche. L'idéal serait que ce soit un·e camarade de notre section, mais l'objectif est surtout d'avoir une candidature socialiste en Amérique latine, peu importe le pays !
C'est quoi le plus grand mythe que tu veux briser ?
L'idée reçue ou le préjugé que convaincre passe surtout par les slogans, les promesses, les compromissions. Je pense qu'au contraire la sincérité et la lucidité fédèrent. Aller parler avec les gens, un par un, les écouter et essayer de les comprendre de la manière la plus sincère possible : il me semble qu'on peut convaincre sans en faire des tonnes, par le travail personnel et l'empathie.
Quel est le militant ou la militante qui t'inspire le plus, et pourquoi ?
Tous les membres de la section ont des profils et des parcours différents, riches et inspirants, par leur histoire, leurs valeurs et leur relation à la France et à l'Argentine . Il est donc difficile d'isoler une seule personne. Mais je pense qu'il est impossible de ne pas nommer Marine Dettori qui a été notre tête de liste aux élections consulaires. Elle est enseignante au lycée français de Buenos Aires, où elle est également représentante du personnel. Elle a mené notre campagne consulaire, géré remarquablement nos réseaux sociaux, est allée à toutes les manifs, à tous les événements publics : j'admire son implication et ses convictions. On a commencé à militer au même moment et, en si peu de temps, tout ce qu'elle a fait suscite l'admiration !”
- 2026-06-22 “Décès d'Yves Lacoste : le parti socialiste salue la mémoire d'un intellectuel engagé et d'un grand géographe du monde contemporain — Le Parti socialiste a appris avec émotion le décès d'Yves Lacoste, géographe, fondateur de la revue Hérodote et figure majeure de la pensée française contemporaine.
Avec lui disparaît l'un des grands intellectuels qui auront profondément renouvelé notre manière de comprendre le monde. Son œuvre a marqué plusieurs générations de chercheurs, d'étudiants, d'enseignants, d'élus et de citoyens. Elle a contribué à replacer au cœur du débat public le rôle des territoires, des frontières, des ressources et des représentations dans les rapports de pouvoir qui façonnent l'histoire des peuples.
Par son livre devenu classique, La géographie, ça sert, d'abord, à faire la guerre, Yves Lacoste a montré que la géographie n'était pas seulement une discipline scolaire ou académique. Elle est un instrument de compréhension du réel, un savoir indispensable pour analyser les conflits, les stratégies de puissance, les rivalités territoriales et les transformations du monde.
Mais Yves Lacoste fut aussi un intellectuel engagé. Très tôt, son expérience du Maghreb et ses travaux consacrés au Maroc puis à l'Algérie le conduisirent à porter un regard critique sur le système colonial. À une époque où cette position était loin de faire consensus, il s'opposa à la guerre d'Algérie et s'intéressa aux défis auxquels étaient confrontés les peuples engagés dans la conquête de leur indépendance.
Il fut également l'un des premiers géographes français à faire des pays du tiers-monde et de la question du sous-développement un objet central de recherche. Ses travaux ont contribué à mieux comprendre les mécanismes économiques, sociaux et territoriaux qui produisent et entretiennent les inégalités entre les nations. Cette attention portée aux rapports de domination, aux héritages de la colonisation et aux déséquilibres du développement mondial constitue l'un des fils conducteurs de son œuvre.
Son parcours rappelle que la connaissance n'est jamais totalement neutre. Comprendre les territoires, c'est aussi comprendre les rapports de force qui les traversent. Comprendre le monde, c'est permettre aux peuples de mieux maîtriser leur destin. Cette exigence intellectuelle et démocratique irrigue l'ensemble de son travail.
Alors que les tensions géopolitiques, les rivalités de puissance, les conflits armés et les fractures territoriales occupent à nouveau le devant de la scène internationale, l'héritage d'Yves Lacoste apparaît plus précieux que jamais. Bien avant beaucoup d'autres, il avait compris que la mondialisation n'effaçait ni les territoires, ni l'histoire, ni les rapports de force. Il nous rappelle que la compréhension du monde demeure une condition de la liberté des peuples et de la souveraineté démocratique.
Par son travail scientifique, par son engagement contre les aveuglements du colonialisme et par sa contribution décisive au renouvellement de la géographie et de la géopolitique françaises, Yves Lacoste laisse une œuvre considérable qui continuera d'éclairer celles et ceux qui cherchent à comprendre le monde pour mieux le transformer.
Le Parti socialiste adresse ses pensées à sa famille, à ses proches, à ses élèves ainsi qu'à l'ensemble de la communauté scientifique.”
- 2026-06-16 “Enfants de la Creuse : La réparation doit prolonger le travail de vérité engagé depuis plus de 10 ans — À l'occasion de l'examen au Sénat de la proposition de loi visant à réparer les préjudices causés aux « Enfants de la Creuse », le Parti socialiste réaffirme son soutien à toutes les démarches de vérité, de mémoire et de réparation envers les Réunionnaises et Réunionnais déplacés de force vers l'Hexagone entre 1962 et 1984.
Pendant trop longtemps, cette page douloureuse de notre histoire est demeurée ignorée. Des milliers d'enfants ont été arrachés à leur famille, à leur île et à leur histoire. Beaucoup ont connu le déracinement, la rupture des liens familiaux, la précarité, parfois les violences et l'exploitation. Cette blessure demeure vive pour les victimes et leurs proches.
Le Parti socialiste a pris sa part dans le travail de reconnaissance de cette histoire.
En 2014, grâce à l'engagement déterminé d'Ericka Bareigts, alors députée de La Réunion, l'Assemblée nationale adoptait une résolution historique reconnaissant que l'État avait « manqué à sa responsabilité morale » envers ces enfants. Pour la première fois, la représentation nationale regardait cette réalité en face et reconnaissait officiellement la faute commise.
Deux ans plus tard, le gouvernement installait la Commission nationale d'information et de recherche historique présidée par Philippe Vitale afin d'établir la vérité des faits, de documenter l'ampleur du phénomène et de formuler des propositions. Des mesures concrètes étaient également engagées pour accompagner les victimes : soutien psychologique, accompagnement juridique et aide au retour à La Réunion pour retrouver leurs familles et leurs racines.
Le rapport remis en 2018 a constitué une étape majeure dans la connaissance de cette histoire et dans la reconnaissance des traumatismes subis.
Sans la résolution portée par Ericka Bareigts en 2014, sans la commission de recherche créée en 2016 et sans le travail de vérité conduit depuis lors, le débat sur la réparation n'aurait sans doute jamais pu avoir lieu.
Aujourd'hui, une nouvelle étape doit être franchie.
La proposition de loi examinée par le Parlement vise à reconnaître les préjudices subis, à renforcer le travail mémoriel et à ouvrir un droit à réparation. Elle s'inscrit dans le prolongement direct du chemin de vérité engagé depuis plus d'une décennie.
Le Parti socialiste considère qu'aucune réparation ne pourra effacer les souffrances vécues. Mais une démocratie digne doit être capable de reconnaître les fautes commises en son nom, d'en transmettre la mémoire et d'accompagner celles et ceux qui en portent encore les conséquences.
La République grandit lorsqu'elle assume toute son histoire. Les Enfants de la Creuse ont longtemps attendu cette reconnaissance. Ils ont droit à la vérité. Ils ont droit à la mémoire. Ils ont droit à la justice.”
- 2026-04-22 “Parti Socialiste — Nous utilisons des cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils afin de trde traiter les données telles que le comportement de navigation de nos visiteurs. Refuser ou retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
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