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La France Insoumise
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- 2026-06-17 “LFI appelle à participer à la marche unitaire contre le racisme et l'extrême droite ce 21 juin — Dimanche 21 juin, nous vous invitons à participer à la marche contre le racisme et l'extrême droite, organisée à l'appel du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ainsi que de nombreux collectifs, associations et syndicats.
Nous vous donnons rendez-vous à 14 heures à Barbès dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, ce dimanche 21 juin.
Ci-dessous, l'appel à cette marche, initialement publié dans L'Humanité.
Le 21 juin, mettons un « coup KO » au racisme, à toutes les discriminations et à l'extrême droite
Mobilisation générale pour la justice, la paix et la solidarité. Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, à l'appel de Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, où plus de 15 000 personnes ont répondu présentes le 4 avril 2026, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s'adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu'au sommet de l'État.
Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet.
Il n'y a pas de place pour l'indifférence
Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel·les, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société.
Face à la montée du racisme, de l'antisémitisme, de l'islamophobie, de la négrophobie, de l'antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d'extrême droite et des discours de division, il n'y a pas de place pour l'indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.
Le 21 juin rassemblons-nous à Paris pour porter haut une exigence : celle d'une société réellement égalitaire, fraternelle et libre. Une marche pour affirmer notre attachement commun aux valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité.
Ce rendez-vous est un appel à l'engagement, à la dignité, à la solidarité active. Il est un appel à construire un avenir solidaire, juste et humain, contre toutes les formes de racisme, de haine et de division. Le 21 juin, marchons ensemble. Nombreu·ses, solidaires, déterminé.es.
Bally Bagayoko (Maire de Saint-Denis/Pierrefitte-Sur-Seine) ; Azzédine Taïbi (Maire de Stains) ; Mohamed Gnabaly (Maire de l'île Saint Denis) ; Aly Diouara (Maire de La Courneuve) ; Sofienne Karroumi (Maire d'Aubervilliers) ; Demba Traoré (Maire du Blanc-Mesnil) ; Konate Bassi (Maire de Sarcelles) ; Diangou Traoré (élue à Saint Denis) ; Aziza Nouioua (élue à Neuilly-sur-marne) ; Manon Monmirel (élue à Saint-Ouen) ; Sofia Boutrih (élue à Saint-Denis/Pierrefitte-Sur-Seine) ; Leila Boustella (élue à Livry-Gargan) ; Nezha Barhandi (élue à Clichy) ; Thomas Bardoux (élu à Pantin) ; Mehmet Ozguner (élu à Bondy) ; Amel Doghmane (élue Aubervilliers) ; Anais Wanda Kaci (élue Rosny sous bois)
Nadège Beausson-Diagne, Artiste ; Swann Arlaud, Acteur ; Agathe Bonitzer, Comédienne ; Bastien Bouillon, Comédien ; Rachida Brakni, Actrice ; Néhémy Dahomey, Écrivain ; Rokhaya Diallo, Journaliste, autrice et Réalisatrice ; Laetitia Dosch, Actrice, autrice et metteuse en scène ; Annie Ernaux, Écrivaine ; Malcom Ferdinand, Universitaire ; Adèle Haenel, Comédienne ; Salah Hamouri, Militant Franco-Palestinien ; Imany, Chanteuse et auteure-compositrice-interprète ; Pierre Lemaître, Écrivain ; Grace Ly, autrice ;
Soumahoro Maboula, Présidente, association Black History Month ; Mademoiselle K, Musicienne ; Hind Meddeb, Réalisatrice ; Médine, Rappeur ; Anna Mouglalis, Actrice ; Youssouf Mulumbu, Consultant ; Akim Omiri, Humoriste ; Léonie Pernet, musicienne ; Soa de Muse, Artiste ; Tatiana, Humoriste ; Jenna Thiam, Comédienne, rappeuse ; Assa Traoré, Collectif Adama ; Françoise Vergès, Autrice, militante décoloniale ; Abdourahman Waberi, Écrivain ; Lamia Ziadé, Artiste ; Elies Zoghlami, Humoriste
Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT ; Amal Bentounsi, Collectif de la marche du 21 avril ; Said Bouamama, FUIQP ; Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU ; Samia El Khalfaoui, Association Stop aux violences d'État (SAVE) ; Julie Ferrua, Co-déléguée générale de l'Union syndicale Solidaires ; Murielle Guilbert, Co-déléguée générale de l'Union syndicale Solidaires ; Tayeb Khouira, Secrétaire National de l'Union syndicale Solidaires ; Béatrice Orès, Porte-parole UJFP ; Véronique Poulain, Trésorière Nationale de l'Union syndicale Solidaires ;
Raphaël Pradeau, Porte-parole d'Attac France ; Jonathan Ruiz-Zahn, Cofondateur Tsedek ; Anzoumane Sissoko, Marche des Solidarités ; Nathalie Tehio, Présidente de la LDH ; Assa Traoré, Collectif Adama ; Yoro Traoré, Intercollectif des Sans-Papiers ; Youlie Yamamoto, Porte-parole d'Attac France ; Laurence Veyne, Directrice générale adjointe de Greenpeace France ; Anne Tuaillon, présidente de L'AFPS - Association France Palestine Solidarité ; Ryad Rani, Président de l'union syndicale lycéenne ;
Anne Savinel-Barras, présidente d'Amnesty International France ; Éloïse Lefebvre Milon, Co-secrétaire générale de l'Union étudiante ; Manon Moret, Secrétaire générale de l'UNEF ; Vanina Rochiccioli et Karine Parrot, coprésidentes du Gisti ; Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France ; Roland Nivet, Porte-parole du Mouvement de la Paix ; Saimir Mile, Porte-parole de La voix des Rroms ; Albert Herszkowicz, représentant du Collectif de lutte antifasciste contre le racisme et l'antisémitisme CLARA.
Ils et elles signent également
Nasteho Aden, présidente du carré citoyen 93 ; Jean-Pierre Amira Bendjaballah, Journaliste ; Sissoko Anzoumane, Responsable MDS et Élu 18e ; Nadia Azoug, Vice-présidente Département SSD 93 / 1re Adjointe Pantin ; Anne Azoulay, Comédienne ; Pauline Bade, Thérapeute militante ; David Baiot, Acteur ; Etienne Balibar, Professeur honoraire, Université de Nanterre ; Frank Barat, Producteur ; Christian Benedetti, Acteur / metteur en scène ; Siham Bengoua, Créatrice de contenu ; Hakim Benhabib, Thérapeute/Artiste ; Eric Berr, Économiste ; David Bertrand, Directeur de Casting ; Louise Bihan, Documentariste ; Benjamin Biolay, Chanteur et acteur ;
Morgane Bonnaud, Monteuse ; Said Bouamama, FUIQP ; Sigrid Bouaziz, Comédienne et réalisatrice ; Idir Boumertit, Maire de Vénissieux ; Dominique Cabrera, Réalisatrice ; Jean-Victor Castor, élu ; Cécile Cée, Artiste ; Manon Chaillou, Intermittente du spectacle ; Charlie Le Mindu, artiste ; Annie Chazelle, Engagement auprès des familles sans papiers ; Elodie Chazelle, Architecte ; Sarah Chazelle, Distributrice de films ; Judith Chemla, Actrice ; Mona Chollet, Autrice ; Claudine Cordani, Journaliste ; Alexia Coutant, Attachée de presse ; Coline Crance-Philouze, Distributrice ; Xavier Czapla, Comédien ; Slimane Dazi, Comédien ; Laurence De Cock, historienne, enseignante ;
Malek Délégué, Éditorialiste politique ; Caroline Deruas Peano, Réalisatrice ; Lolo Dewaere, Comédienne ; Dinaa, Artiste ; Abdoubar Djafar, élu de Créteil ; Maïmouna Doucouré, réalisatrice ; Juliet Drouar, Auteur ; Victoire Du Bois, Comédienne ; Karine Durance, Attachée de presse ; Sepideh Farsi, Cinéaste ; Eric Fassin, Professeur de sociologie à l'Université Paris 8 ; Benjamin Fiorini, Maître de conférences, Université Paris 8 ; Cécile Fisera, Comédienne ; Sandrine Floc'h, Distributrice ; Giulia Fois, Journaliste, autrice ; Jérémie Fontaine, Réalisateur ;
Sophie Fustes, Musicienne ; Lena Garrel, Actrice ; Caroline Geryl, Musicienne ; Hélène Giafferi, Humaniste, antiraciste et antifasciste ; Catherine Giraud, Attachée de presse ; Emmanuel Gras, Réalisateur ; Alain Guiraudie, Cinéaste ; Yasmine Hamdan, Artiste ; Eva Huault, Actrice ; Axelle Jah Njike, Autrice afropéenne, podcasteuse, documentariste & dramaturge ; Rachel Keke, humaniste ; Negin Khazaee, Cinéaste ; Camille Kouchner, Autrice, Enseignante-chercheuse ; Ariane Labed, Actrice, réalisatrice ; Thomas Lacoste, Réalisateur, La Bande Passante ; Abdelkader Lahmar, Maire de Vaulx-en-Velin ;
Annie Lahmer, Conseillère Régionale ; Mélissa Laveaux, autrice-compositrice-interprète ; Radouan Leflahi, Acteur ; Ainhoa Leguy, Étudiante ; Marie Lemarchand, Comédienne et activiste ; Albert Lévy, ancien magistrat ; Florence Loiret-Caille, Actrice ; Emily Loizeau, Artiste auteure-compositrice-interprète ; Ly (Lydroppedthemic), Rappeur ; Grace Ly, Autrice ; Ziad Majed, Professeur universitaire ; Bertrand Mandico, Cinéaste ; Karim Mastouri, Adjoint au Maire d'Ivry-sur-Seine ; Xavier Mathieu, Acteur ; Maxime Matray, cinéaste ; Lola Maupas, Chercheuse ; Guillaume Meurice, Humoriste ;
Johanna Meyer, Distributrice cinéma ; Shanti Mouget, Danseuse ; Bruno N'Diaye, Membre du Bureau Exécutif de la Libre Pensée ; Ugo Palheta, Enseignant-chercheur ; Julie Paratian, Productrice de films ; Caroline Peano Derua, Réalisatrice ; Jean-Gabriel Périot, cinéaste ; Elisabeth Perlié, Distributrice ; Cinna Peyghamy, Artiste ; Pablo Pillaud-Vivien, Journaliste ; Princess Erika, Chanteuse et actrice ; Olivier Rabourdin, acteur ; Narivelo Randriana Riosa, élu à Meudon ; Raz, streamer politique ; Marine Riou, Exploitante de cinéma ; François Sauterey, co-président du MRAP ; Pierre Schoeller, Cinéaste ;
Claire Simon, Cinéaste ; Julien Simon, Acteur ; Ahlam Slama, Comédienne ; Juliette Smadja, comédienne et autrice ; Amine Snoussi, Journaliste – Le Média TV, Frustration ; Yuki Takahata, autrice traductrice ; Emily Tante, Drag queen ; Juliette Todisco « Macho Boulot Dodo », Créatrice de contenu ; Khadija Toufik, Journaliste ; Claire Touzard, Écrivaine ; Victoire Tuaillon, Journaliste ; Piero Usberti, Réalisateur ; Youness Valo, Réalisateur ; Madhuri Van Eeckhout, 3e assistant caméra ; Valentin Vasseur, Technicien de maintenance ; Virgil Vernier, Réalisateur ; Gisèle Vienne, Chorégraphe, metteuse en scène ; Bixente Volet, Réalisateur ;
Alexia Walther, Cinéaste ; Kiara Wimbush, Ingénieure de recherche ; Wissam Xelka, Streamer, militant décolonial ; Omar Yaqoob, Maire de Creil ; Ali Hocini, élu Tremblay ; Vivien Rebiere, élu Épinay-sur-Seine ; Fayçal Bougria, élu Villetaneuse ; Lahouaria Addouche, élue Lille ; Rafaëlle Maison, Professeur de droit ; Anaïs Warda Kaci, élue à Rosny-Sous-Bois, Vice-Présidente de l'Université Paris XII ; Morgan Blanc, Artiste ; Jeanne Balibar, Comédienne ; Jeannot Etienne, Comédien.ne ; Simone de Boulevard, Drag queen ; Mille Zhong, Artiste, cie 88 mètres/seconde ; Cœur d'Artychaud, Drag king.”
- 2026-06-17 “Sauvons la Butte Rouge : non aux démolitions de logements sociaux ! — Communiqué du groupe LFI à l'Assemblée nationale
Ce matin, à l'appel des associations de la Butte Rouge de Châtenay-Malabry et du collectif national STOP Démolitions, les députés LFI Aurelien Saintoul et Abdelkader Lahmar ont participé au rassemblement organisé devant la préfecture de région afin d'exiger l'abandon des démolitions prévues dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU).
1600 logements sociaux sont menacés à terme. Alors que la Butte Rouge est actuellement composée à 100 % de logements sociaux, ceux-ci ne représenteraient plus que 40 % du parc à l'issue des travaux, d'ici une dizaine d'années.
La mise en œuvre de ce projet serait une catastrophe sociale, dans un contexte de pénurie aiguë de logements sociaux en Île-de-France, mais aussi patrimoniale. Labellisée « Architecture contemporaine remarquable » en 2017 puis classée site patrimonial remarquable en 2024, la Butte Rouge constitue l'un des ensembles de cités-jardins les plus remarquables d'Europe.
Cette situation est loin d'être isolée. Partout en France, les habitants des quartiers populaires subissent des opérations de « renouvellement urbain » conduites contre leurs intérêts, favorisant la gentrification et répondant davantage à des logiques de valorisation foncière qu'aux besoins des populations.
Le bilans des programmes de renouvellement urbain est pourtant sans appel. Le premier programme lancé en 2003 s'est traduit par une perte nette de 22 000 logements sociaux. Le NPNRU devrait, quant à lui, entraîner 12 400 démolitions de plus que de reconstructions. Sur le plan environnemental, la stratégie de démolition-reconstruction génère près de quatre fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que la réhabilitation des bâtiments existants.
Malgré ces constats, le gouvernement prévoit, dans son projet de loi de relance du logement, le lancement d'un troisième programme national de renouvellement urbain pour la période 2030-2040. Celui-ci s'inscrit dans une approche sécuritaire assumée, présentée comme une politique de « reconquête républicaine ». Le ministre du Logement et de la Politique de la ville, Vincent Jeanbrun, déclarait ainsi : « S'il faut casser une tour pour favoriser des installations de vidéoprotection, nous le ferons. »
Le groupe parlementaire de La France insoumise rejette cette vision du renouvellement urbain. Il appelle à un moratoire sur toutes les démolitions prévues dans le cadre du NPNRU le temps d'une refonte de ces politiques afin de garantir une participation réelle des habitants aux décisions qui les concernent et de privilégier, chaque fois que cela est possible, la rénovation, la réhabilitation et l'amélioration du cadre de vie plutôt que la démolition-reconstruction.”
- 2026-06-16 “Fête de la musique antiraciste : LFI donne rendez-vous place de la République le 21 juin, à partir de 18 heures — Kulturr, 2L, Dinaa, DJ Guido (Acid Arab), Malawitte, Leo SVR, Emily Tante, KMSN, Zwoin, La M4nita… Ils seront toutes et tous là, à la Fête de la musique organisée par les insoumis·es ! Performances musicales et prises de parole s'y succéderont.
Après les maillots « Mélenchon 27 » vendus à 10 000 exemplaires en 4 jours, la présence remarquée des écrivain·es Annie Ernaux et Éric Vuillard au meeting de Saint-Denis, la création du jeu vidéo LFI-Clicker par le Discord insoumis La Fabrique, la campagne sur le front culturel se poursuit tambour battant.
Le rendez-vous est donné place de la République, à partir de 18 heures. La soirée se terminera peu après minuit. Nous vous y attendons nombreuses et nombreux !”
- 2026-06-13 “IA : les États-Unis viennent de rappeler au monde que la souveraineté technologique n'existe pas sans maîtrise des infrastructures — La décision prise cette nuit par l'administration américaine d'imposer à Anthropic la suspension mondiale de l'accès à ses modèles d'intelligence artificielle les plus avancés, Fable 5 et Mythos 5, constitue un événement géopolitique majeur.
Pour la première fois, les États-Unis appliquent à l'intelligence artificielle elle-même une logique de contrôle stratégique comparable à celle déjà mise en œuvre sur les semi-conducteurs ou certaines technologies militaires.
Quelles que soient les justifications avancées par Washington, le fait politique est désormais incontestable : une administration américaine a démontré sa capacité à priver instantanément des entreprises, des chercheurs, des universités et des administrations du monde entier de l'accès à une technologie considérée comme stratégique.
Depuis plusieurs années, la France insoumise alerte sur l'illusion consistant à confondre implantation économique et souveraineté technologique. Posséder un centre de données sur son territoire ne signifie pas maîtriser la technologie qui l'alimente. Accueillir des investissements étrangers ne signifie pas contrôler les logiciels, les modèles, les brevets ou les capacités de calcul qui structurent l'économie de demain.
Cette affaire démontre avec brutalité que la dépendance numérique n'est pas seulement une question économique. Elle est une question de souveraineté politique. Lorsqu'une puissance étrangère peut décider unilatéralement qui a accès ou non à une technologie essentielle, cette technologie devient un instrument de puissance géopolitique.
Pendant que les États-Unis considèrent désormais certains systèmes d'intelligence artificielle comme des actifs relevant de leur sécurité nationale, la France continue d'organiser sa dépendance en laissant les infrastructures stratégiques du numérique, du cloud et de l'IA se développer sous contrôle de capitaux, de technologies et de plateformes étrangères.
La question n'est pas de savoir s'il faut imiter le modèle américain. Il s'agit de comprendre la leçon politique de cet épisode : les grandes puissances ont parfaitement identifié que l'intelligence artificielle constitue un enjeu de souveraineté comparable à l'énergie, à la défense ou aux télécommunications.
La France insoumise appelle donc à un changement complet de doctrine :
- la constitution d'une capacité nationale et publique de calcul à haute performance ;
- la mobilisation de l'épargne nationale pour financer des infrastructures numériques stratégiques sous contrôle démocratique ;
- le développement de modèles d'intelligence artificielle ouverts et souverains ;
- la réduction de la dépendance aux plateformes américaines pour les administrations, la recherche et les services publics ;
- une stratégie industrielle permettant à la France et à l'Europe de maîtriser les infrastructures essentielles de l'économie numérique ;
- l'ouverture de négociations à l'Onu pour la régulation de l'IA et notamment l'interdiction des systèmes d'armes l'étales autonomes.
Les événements de cette nuit doivent servir d'avertissement. Le monde entre dans une nouvelle phase de compétition technologique où la maîtrise de l'intelligence artificielle devient un facteur central de souveraineté.”
- 2026-06-08 “26 000 personnes à Saint-Denis pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon : la démonstration de force insoumise — Ce dimanche 7 juin, 26 000 personnes se sont rassemblées entre la mairie et la basilique de Saint-Denis pour assister au meeting de lancement de campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Sans conteste, les insoumis ont réussi une véritable démonstration de force, à faire pâlir tous leurs adversaires, et que les médias dominants ont bien été obligés de reconnaître.
Avant que le leader insoumis livre une heure de discours à une foule déterminée, les écrivains Annie Ernaux, Éric Vuillard et le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ont également pris la parole. Les militants insoumis, nouveaux sympathisants ou curieux en sont repartis plein d'énergie, prêts à mener la longue campagne électorale qui les attend. Avec, au bout du chemin, une victoire plus espérée que jamais.
« Ce type de train de l'histoire ne passe pas deux fois. Pour une fois, les étoiles sont alignées. Tous ceux qui veulent participer à la bataille pour la 6e République, écologique et sociale sont les bienvenus », a conclu Jean-Luc Mélenchon.”
- 2026-06-02 “Rapport de la CGLPL : La psychiatrie, grande casse nationale — Communiqué du groupe LFI à l'Assemblée nationale
Le 28 mai, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a dénoncé publiquement la catastrophe du secteur de la psychiatrie dans son dernier rapport d'activité.
Les établissements de santé mentale sont dans un état critique : fermetures de lits, astreintes non présentes physiquement, dégradation de l'accompagnement des patients, bâtiments vétustes etc. La pédopsychiatrie est encore plus gravement touchée, obligeant des enfants à être hospitalisés dans des unités pour adultes, isolés ou attachés de manière illégale.
Elle décrit également de nombreuses atteintes aux droits des patients, notamment la restriction des libertés d'aller et venir même en soins libres, et des pratiques d'isolement et de contention en dehors de tout cadre légal : chambres d'isolement sans accès aux toilettes, décisions de contention prises par des médecins non habilités, patient·es sous vidéosurveillance.
Nous dénonçons publiquement la responsabilité politique des gouvernements successifs de la macronie : leurs politiques austéritaires ont mené à une vacance de 40% des psychiatres et soignant·es dans les hôpitaux, directement responsable des atteintes aux droits des patient·es. Le dispositif MonSoutienPsy est un naufrage politique, et la "grande cause nationale" de la santé mentale, avec 1,66€ par personne concernée, est une vaste fumisterie.
Avec 1 Français·es sur 5 qui souffre de trouble psychique et 42% des jeunes qui pourraient présenter un trouble anxieux généralisé, l'abandon de la psychiatrie est un scandale d'Etat.
Dans la France de Macron, 11,2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, 12,3 millions vivent dans un logement précaire, et près de la moitié des salarié·es sont en détresse psychologique. Pas étonnant que plus d'un·e Français·e sur deux présente des signes d'anxiété, et que les tentatives de suicide explosent depuis 8 ans.
Dans la France de Jean-Luc Mélenchon, dès 2027, nous investirons massivement dans la psychiatrie publique pour recruter psychiatres et soignant·es. Nous ouvrirons au moins 360 lits en pédopsychiatrie et 2 500 postes de psychologues dans les centres médico-psychologiques, et garantirons les droits des patient·es en interdisant la contention mécanique.
Faire l'avenir en commun, c'est améliorer la santé mentale en garantissant des conditions de vie dignes pour tous les Français·es, quelque soit leur condition.”
- 2026-06-01 “Élections consulaires : la France insoumise triple son nombre d'élu·es partout dans le monde — La France insoumise se félicite des résultats obtenus lors des élections consulaires. Partout dans le monde, nos listes progressent fortement et permettent de tripler le nombre d'élu·es insoumis·es (passant de 13 à une quarantaine) représentant les Françaises et les Français établis hors de France.
Cette progression confirme l'élargissement de notre implantation locale, y compris hors des frontières nationales. Elle montre qu'une partie croissante des Françaises et Français de l'étranger se reconnaît dans notre projet de défense des services publics, des droits sociaux et de l'égalité de traitement.
La France insoumise remercie l'ensemble des candidat·es, des soutiens et des militant·es mobilisé·es pendant cette campagne, souvent dans des conditions matérielles difficiles.
En effet, ces élections ont aussi été marquées par des conditions d'organisation préoccupantes.
Malgré la généralisation du vote électronique, la participation demeure extrêmement faible. De nombreux électeurs ont signalé des difficultés de connexion, des identifiants non reçus ou des problèmes liés aux codes de sécurité. Le gouvernement lui-même a reconnu plusieurs incidents techniques.
Dans plusieurs pays, des critiques ont également porté sur l'éloignement ou la suppression de bureaux de vote, compliquant encore l'accès au scrutin pour de nombreux électeurs.
À cela s'ajoute un manque d'information évident sur les modalités du scrutin. Beaucoup d'électeurs ont découvert tardivement les procédures de vote ou les possibilités de procuration.
Cette situation engage directement la responsabilité de la ministre chargée des Français établis hors de France, qui n'a manifestement pas pris les mesures nécessaires pour anticiper ces difficultés.
Dans ce contexte, les résultats obtenus par la France insoumise prennent une signification particulière et renforcent notre détermination à défendre les droits des Françaises et Français établis hors de France.”
- 2026-06-01 “Choose France : Macron transforme la France en colonie numérique des géants mondiaux de l'IA — Communiqué du groupe LFI à l'Assemblée nationale et de la délégation FI au Parlement européen
À l'occasion du sommet Choose France organisé à Versailles, Emmanuel Macron se félicite une nouvelle fois d'annonces d'investissements étrangers massifs dans l'intelligence artificielle et les centres de données.
Après les annonces déjà réalisées ces derniers mois autour de Microsoft, Amazon, des fonds souverains du Golfe et des géants du cloud, le gouvernement célèbre désormais de nouveaux projets géants de data centers et d'infrastructures d'IA, dont plusieurs dizaines de milliards d'euros portés par des groupes étrangers. Les annonces liées à SoftBank, qui évoque jusqu'à 75 milliards d'euros d'investissements dans les infrastructures d'IA et les data centers en France, illustrent cette orientation.
La France insoumise refuse cette mise en scène permanente de la dépendance économique.
Car derrière les chiffres spectaculaires et les promesses d'emplois, une question essentielle est volontairement évacuée : qui possédera les infrastructures stratégiques du XXIe siècle ?
Les data centers, les capacités de calcul, les infrastructures cloud et les systèmes d'intelligence artificielle sont désormais des infrastructures de souveraineté aussi importantes que l'énergie, les transports ou les télécommunications.
Pourtant, la stratégie d'Emmanuel Macron consiste à livrer progressivement ces infrastructures à des multinationales étrangères, à des fonds d'investissement et spéculatifs (exemple d'Atos) dont les objectifs ne coïncident ni avec ceux du peuple français ni avec ceux de la souveraineté nationale. C'est ce que montre notre commission d'enquête parlementaire.
Le gouvernement présente chaque investissement étranger comme une victoire.Nous y voyons au contraire le symptôme d'un échec : celui de l'incapacité à mobiliser les ressources financières déjà disponibles dans notre pays.
La France dispose pourtant de milliers de milliards d'euros d'épargne, d'assurance-vie et d'actifs financiers. Elle dispose d'entreprises publiques puissantes, d'ingénieurs de haut niveau, de centres de recherche reconnus mondialement et d'une production électrique parmi les plus importantes d'Europe.
Pourquoi accepter que les centres de calcul de demain soient financés, contrôlés et exploités par des groupes étrangers alors que nous pourrions construire une véritable puissance numérique publique et souveraine ?
Ainsi depuis des années, Emmanuel Macron s'est détourné d'OVH notre gestionnaire de données au motif qu'il était moins compétitif qu'Amazon confiant ainsi le stockage de nos données confidentielles à un pays étranger. Pendant que La Chine utilise les sanctions américaines pour améliorer sa propre industrie
Les infrastructures d'IA nécessitent d'immenses quantités d'électricité, d'eau, de foncier et de ressources publiques. Les bénéfices, eux, risquent de quitter le territoire tandis que les Français assumeront les coûts énergétiques, environnementaux et d'aménagement.
Nous alertons également sur la manière dont ces annonces sont aujourd'hui relayées sans aucune distance critique par une grande partie des médias. Les « 75 milliards d'euros » annoncés par SoftBank sont présentés comme s'il s'agissait d'investissements immédiatement disponibles et garantis. En réalité, il s'agit d'un objectif maximal étalé sur plusieurs années, largement conditionné à des montages financiers futurs, à de la dette, à des partenariats et à la rentabilité espérée des infrastructures.
Une grande partie de ces sommes n'existe donc pas aujourd'hui sous forme de capitaux engagés. Pourtant, le gouvernement et certains médias entretiennent volontairement la confusion entre annonces théoriques, effets de communication et investissements réels afin de fabriquer un récit de puissance et d'attractivité. Cette communication spectaculaire masque une question beaucoup plus importante : qui contrôlera demain les infrastructures numériques construites sur notre sol grâce à notre énergie, notre foncier et nos ressources publiques ?
La France insoumise défend une autre voie.
Nous proposons la création d'un grand pôle public du numérique et de l'intelligence artificielle. Nous proposons de mobiliser l'épargne nationale pour financer des centres de calcul souverains, des infrastructures cloud publiques, la recherche ouverte, les logiciels libres et les technologies stratégiques. Nous proposons d'interdire toute dépendance étrangère dans les secteurs numériques critiques de l'État, de la défense, de la santé, de l'éducation et des infrastructures essentielles.
L'intelligence artificielle ne doit pas devenir un nouvel outil de mise sous tutelle économique de la France.
Le XXIe siècle ne se gagnera pas en vendant nos infrastructures stratégiques au plus offrant. Il se gagnera en reprenant le contrôle démocratique de nos capacités industrielles, énergétiques et numériques.
L'enjeu n'est pas seulement économique. Il est démocratique, géopolitique et même civilisationnel.”
- 2026-05-29 “Appel aux marches des fiertés 2026 — Alors que nos droits sont mis à mal par les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron, la droite et l'extrême droite, les marches des fiertés qui se tiendront dans toute la France seront un moment crucial pour défendre nos droits.
Les rapports de SOS homophobie, de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) et les alertes de la Fondation Le Refuge montrent une France où les violences LGBTIphobes augmentent à cause de l'inaction de l'État. En 2025, SOS homophobie a recensé 1 771 cas de LGBTIphobies, du rejet aux insultes, en passant par l'espace public et la famille. Soit une hausse de près de 10 % par rapport à 2024. La Fondation Le Refuge parle d'une « régression après vingt ans d'avancées », avec plus d'un millier de jeunes par an mis à la rue par leurs parents pour des motifs LGBTIphobes.
Cette hausse n'est pas un hasard : elle résulte d'une campagne de haine menée par la droite, l'extrême droite et leurs relais médiatiques. Ils instrumentalisent la lutte contre l'homophobie pour promouvoir un agenda raciste et xénophobe.
Face à cette offensive, le gouvernement est coupable de par son inaction. La CNCDH dénonce que deux tiers des annonces du Plan national d'actions 2023-2026 n'ont pas été tenues. D'autant que ce plan n'est pas à la hauteur des besoins spécifiques des personnes lesbiennes, bisexuelles, trans et intersexes, et ne prévoit aucune mesure pour les personnes LGBTI migrantes et demandeuses d'asile.
L'État se décharge sur les associations LGBTI qui comblent les lacunes du service public, mais travaillent dans un climat dégradé, avec une précarité financière chronique et des menaces de « chantage à la subvention ».
À l'école, le harcèlement et les violences lesbophobes ont notamment causé le suicide de Caroline Grandjean-Paccoud. Les violences LGBTIphobes ont aussi causé la mort de Lucas, 13 ans. Ce ne sont pas des faits isolés. Le système scolaire ne protège pas les victimes et ne met pas en œuvre les trois séances annuelles d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), pourtant prévues par la loi.
Dans ce contexte, l'élection présidentielle de 2027 constitue un moment essentiel pour défendre nos droits et en conquérir de nouveaux.
Le programme de la France insoumise L'Avenir en commun, porté par Jean-Luc Mélenchon, propose notamment :
- De constitutionnaliser le droit fondamental de disposer de soi en toutes circonstances ;
- De respect du droit à l'autodétermination de genre des personnes trans, par la déjudiciarisation du changement de sexe à l'état civil
- D'accroître les moyens dédiés à l'assistance médicale à la procréation (PMA) et de la rendre accessible aux personnes trans ;
- De mettre en œuvre un plan d'éradication des violences à l'encontre des personnes LGBTI ;
- D'appliquer les trois séances annuelles d'EVARS dans tous les établissements scolaires publics comme privés ;
- De faire appliquer l'interdiction des thérapies de conversion.
Alors pour nos droits, rendez-vous aux marches des fiertés !
Le 16 mai 2026 à :
Le 23 mai 2026 à :
Le 30 mai 2026 à :
Le 6 juin 2026 à
- La Courneuve, lors de la Pride des banlieues
Le 13 juin 2026 à :
Le 20 juin 2026 à :
Le 27 juin 2026 à :
Le 4 juillet 2026 à :
Le 11 juillet 2026 à :
Le 18 juillet 2026 à :”
- 2026-05-28 “Journée mondiale de l'hygiène menstruelle : en Macronie, avoir ses règles coûte toujours un pognon de dingue pour plus de la moitié de la population — Communiqué des député·es LFI membres de la délégation aux droits des femmes
En France, 31% des femmes menstruées de 18 à 50 sont victimes de précarité menstruelle. Soit près de 4 millions de femmes.
La majorité n'a pas accès à des protections ou pas en quantité suffisante, quand d'autres doivent choisir entre achats de première nécessité ou protections périodiques. Une étudiante sur trois a déjà renoncé à acheter des protections par manque de moyens. Cette situation aggrave les inégalités sociales et genrées : une femme sur trois a déjà manqué le travail ou un rendez-vous, faute de protection adaptée.
En plus d'être stigmatisé et parfois physiquement handicapant, avoir ses règles représente aussi un coût économique phénoménal. Alors que les femmes sont déjà moins bien payées que les hommes, elles dépensent en moyenne 3 800 euros à l'échelle d'une vie pour l'achat de protections périodiques et anti-douleurs.
Cette situation fait le jeu d'industriels peu scrupuleux, qui proposent des tampons et serviettes à bas coût contenant des produits toxiques. Elle expose donc les femmes, notamment les plus précaires, à des dangers considérables voire mortels, tels que le syndrome du choc toxique.
3 ans après avoir été voté, le remboursement des protections périodiques réutilisables sera enfin appliqué en septembre, mais il ne concernera que les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire. Pire, il sera assuré à 40% par les complémentaires santé, alors qu'un grand nombre de jeunes n'en disposent pas.
Il y a un an, Elise Leboucher a déposé avec le groupe parlementaire de la France Insoumise une proposition de loi visant le remboursement intégral de l'ensemble des protections périodiques par la Sécurité sociale, sans limite d'âge. Nous avons également demandé une commission d'enquête sur leur composition, pour en analyser les risques sanitaires.
La précarité menstruelle n'a pas de limite d'âge. En 2027, lorsque la France insoumise aura remporté l'élection présidentielle, toutes les personnes qui en ont besoin auront accès à des protections périodiques sans risques pour leur santé.”
- 2026-05-26 “RDV à Saint-Denis ce dimanche 7 juin pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon ! — Depuis le 3 mai, jour de sa déclaration de candidature, Jean-Luc Mélenchon a obtenu plus de 280 000 parrainages citoyens. Une puissante dynamique entoure sa candidature ! Même les instituts de sondage, dont nous avons vu pourtant à quel point ils avaient pu largement sous-estimer le vote insoumis ces dernières années, ont été contraints d'enregistrer cette dynamique en mettant Jean-Luc Mélenchon en nette progression, jusqu'à 16 % dans un sondage Odoxa paru en début de semaine.
Ce dimanche 7 juin, nous vous invitons à participer au meeting national de lancement de cette campagne présidentielle.
Nous vous donnons rendez-vous à 15 heures devant la mairie de Saint-Denis, place Victor-Hugo.
Pour faciliter votre venue au meeting, un dispositif de bus est mis en place au départ de nombreuses grandes villes. Pour réserver votre place, cliquez ici.”
- 2026-05-20 “La France insoumise ouvre son programme à contributions citoyennes — À partir de ce mercredi 20 mai et pour un mois, chaque citoyen peut contribuer à L'Avenir en commun, le programme de la France insoumise qui sera porté pour l'élection présidentielle de 2027.
Cette démarche n'est pas nouvelle. Cette méthode est appliquée depuis la première version de L'Avenir en commun publiée en 2016. Pour cette première édition, il avait été élaboré avec la contribution de quelque 3 000 personnes et d'auditions d'experts. Pour l'élection présidentielle de 2022, près de 15 000 contributions ont été reçues, traitées puis intégrées au programme.
Jusqu'au 20 juin, chacun pourra se rendre sur melenchon2027.fr pour amender et compléter directement le programme que Jean-Luc Mélenchon portera lors de la prochaine présidentielle. Une synthèse de l'ensemble des contributions sera publiée à l'issue de cette période.
En parallèle, les parlementaires de la France insoumise et les 41 groupes thématiques mèneront des auditions d'experts, de syndicalistes, militants associatifs et intellectuels. Les comptes-rendus seront publiés sur le site de campagne.
Depuis la création de la France insoumise, L'Avenir en commun est devenu le point de référence de millions de personnes qui aspirent à une rupture avec l'ordre social, écologique, et économique dominant. Nous repartons donc de la même exigence, partir des aspirations du peuple afin de répondre à ses besoins, pour construire le programme de la nouvelle France.”
- 2026-05-20 “LA FRANCE VALIDE UN RECUL HISTORIQUE DES DROITS HUMAINS EN EUROPE — Communiqué du groupe LFI à l'Assemblée nationale
Le 15 mai à Chișinău, les 46 États membres du Conseil de l'Europe, dont la France, ont signé une déclaration qui entérine une vision à géométrie variable des droits humains. Il s'agit d'une grave mise en cause de la portée de la Convention européenne des droits de l'Homme, qui protège depuis plus de 75 ans les droits humains pour toutes et tous. Elle interdit notamment la torture et les traitements inhumains et dégradants, et garantit le respect de la vie privée et familiale. Ces droits humains sont universels et inaliénables. La CEDH constitue le dernier rempart face à la montée de l'extrême-droite xénophobe et raciste en Europe.
Pourtant, c'est une véritable hiérarchisation de l'application des droits humains, selon la provenance ou la situation administrative des personnes, qui est préconisée. Selon cette déclaration, une femme migrante dont la santé engagerait le pronostic vital pourrait se voir privée de soins, séparée de ses enfants et même déportée vers un pays tiers, avec l'aval de la CEDH – au prétexte de la "défense de l'ordre" ou de la sauvegarde du "bien-être économique d'un pays".
Le Conseil de l'Europe emboîte ainsi le pas à la Commission européenne, à l'origine du "pacte migration et asile" et de la réforme de la "directive retour" dans l'Union européenne, validant ainsi ses obsessions xénophobes contre les personnes migrantes. La Commission européenne salue d'ailleurs un "alignement des approches" avec le Conseil de l'Europe, arguant que "la protection de la sécurité de nos sociétés et de nos frontières et le respect de nos valeurs sont au cœur des politiques migratoires de l'UE".
Non : les phénomènes migratoires ne doivent pas être regardés sous un prisme sécuritaire et paranoïaque ! Ce qui met en péril nos valeurs, c'est précisément la montée des haines, du racisme, de la xénophobie, et l'avancée de l'extrême droite sur le continent, qui pousse à la bunkérisation croissante de l'Europe.
Cette offensive est d'autant plus préoccupante qu'elle intervient sous la pression assumée de gouvernements conservateurs et nationalistes, auxquels se sont joints des sociaux-démocrates comme le premier ministre britannique Keir Starmer. En signant cette déclaration infâme avec l'ensemble des États membres du Conseil de l'Europe, la France s'aligne honteusement sur les lubies de la néo-fasciste Giorgia Meloni, qui s'en félicite ouvertement !
Nous refusons cette dérive mortifère. La France doit défendre sans ambiguïté le caractère absolu et universel des droits humains. Alors que les guerres et les dérèglements climatiques poussent des millions de personnes à l'exil, notre devoir est de renforcer la protection des droits humains, pas de les affaiblir !”
- 2026-05-20 “Déforestation : l'Union européenne ne doit plus céder aux multinationales ! — Communiqué des députés France insoumise de la commission DDAT
Les député·es insoumis·es de la commission du Développement Durable saluent le maintien du calendrier d'application du règlement européen contre la déforestation importée (RDUE), malgré les nouvelles pressions exercées ces derniers jours par plusieurs lobbys industriels et gouvernements européens pour obtenir un nouveau report ou un affaiblissement du texte.
Après déjà un an de reports accordés sous la pression des intérêts économiques, il était indispensable que l'Union européenne cesse de céder face aux multinationales qui cherchent à repousser indéfiniment toute contrainte environnementale.
Le RDUE constitue une avancée essentielle dans la lutte contre la déforestation importée. Il imposera enfin aux grandes entreprises de prouver que les produits mis sur le marché européen (soja, cacao, café, huile de palme, viande bovine, bois ou caoutchouc) ne sont pas issus de terres déforestées.
Derrière les discours sur la "simplification" ou la "compétitivité", les député·es insoumis·es tiennent à dénoncer une offensive claire : permettre à certains grands groupes de continuer à profiter de chaînes d'approvisionnement opaques construites sur la destruction des forêts, l'accaparement des terres et l'exploitation humaine.
Les multinationales concernées disposent depuis longtemps des moyens financiers, logistiques et technologiques nécessaires pour assurer la traçabilité de leurs importations. Les retards répétés ne relèvent pas d'une impossibilité technique, mais d'un choix politique dicté par les lobbys.
Alors que les scientifiques alertent chaque année davantage sur l'accélération du dérèglement climatique et l'effondrement de la biodiversité, repousser encore ce règlement aurait constitué un signal catastrophique.
Nous resterons par ailleurs particulièrement vigilants face aux tentatives de vider le RDUE de sa substance à travers des exemptions, des assouplissements ou une baisse des contrôles.
L'application du règlement doit désormais être pleinement garantie.
Face à l'urgence écologique, il est temps que les intérêts des multinationales cessent de passer avant la protection du vivant.”
- 2026-05-20 “Stocamine : stop à l'enfouissement, oui au déstockage des déchets toxiques ! — Communiqué des groupes parlementaires Franco-Allemands
Le site de Stoca Mine, situé à Wittelsheim en Alsace, stocke depuis 1990 à 500 mètres de profondeur 42 milles tonnes de déchets industriels ultimes et hautement toxiques tels que de l'arsenic, du mercure, des pesticides et autres déchets phytopharmaceutiques.
Ce stockage devait être temporaire et réversible, garantissant la possibilité de retirer les déchets en cas de problème.
Or, la décision de la France de privilégier un confinement définitif a trahi les engagements initiaux qui prévoyaient la réversibilité, c'est-à-dire le déstockage du site en cas de danger pour l'homme ou pour l'environnement.
Dès 2002, un incendie dans les galeries a interrompu les activités, révélant la fragilité du dispositif. Par la suite, les galeries ont continué à se dégrader, rendant le déstockage de plus en plus difficile techniquement.
Le choix du stockage définitif apparaît donc non pas comme une solution maîtrisée, mais comme une conséquence d'un échec technique et politique. Cette évolution constitue une rupture de confiance vis-à-vis des principes de précaution, en particulier pour les risques majeurs de fluage des poisons dans la nappe phréatique rhénane, la plus grande d'Europe occidentale et qui alimente en eau potable plusieurs millions de personnes en France et en Allemagne.
Dans ce contexte, choisir le stockage définitif revient à accepter un risque différé mais potentiellement catastrophique, au nom de contraintes techniques et budgétaires immédiates, à l'exact inverse du choix de l'Allemagne dans le cas similaire de la mine de Asse II.
Ce scandale Stoca Mine illustre une crise démocratique, ici comme outre-Rhin.
Depuis plus de vingt ans, élus locaux, associations environnementales et citoyens s'opposent majoritairement à l'abandon de la réversibilité.
Le choix du stockage définitif s'inscrit dans une logique de gestion immédiate des contraintes : coûts, sécurité des interventions, faisabilité technique. Toutefois, cette approche ignore largement les conséquences à très long terme.
En effet, les déchets enfouis resteront dangereux pendant des siècles, voire des millénaires. Les générations futures hériteront ainsi d'un passif environnemental lourd, sans possibilité d'intervention alors que déjà les conditions se dégradent.
Ce transfert de risque est profondément problématique. Il revient à considérer que l'incertitude future est acceptable, dès lors qu'elle permet d'éviter des difficultés présentes. Une telle logique est difficilement conciliable avec les principes de justice environnementale et de responsabilité intergénérationnelle.
C'est pourquoi, les groupes parlementaires de La France Insoumise et Die Linke demandent que soit abandonné ce choix irresponsable de l'irréversibilité et que toutes les mesures de déstockage des matières dangereuses soient entreprises sans délai.”
- 2026-05-18 “La Bolivie vit une insurrection populaire. — La France insoumise exprime son soutien fraternel au peuple bolivien mobilisé dans tout le pays contre la vie chère et la politique raciste du président d'extrême droite, Rodrigo Paz, dont la démission est désormais réclamée dans de nombreuses villes.
Nous saluons la mobilisation des citadins d'El Alto, haut lieu des luttes populaires et indigènes en Bolivie. Ces manifestations interviennent alors que le pouvoir bolivien est accusé d'avoir préparé, avec le soutien des États-Unis, une opération contre l'ancien président de gauche radicale Evo Morales mobilisant plusieurs policiers et militaires dans un projet d'enlèvement ou de meurtre.
Nous appelons les autorités boliviennes à respecter le droit de manifester et à mettre fin à la répression contre les mouvements populaires. Nous appelons l'ONU, l'Union européenne et le gouvernement français à condamner tout projet d'enlèvement ou d'assassinat des dirigeants d'opposition par les États-Unis d'Amérique de Donald Trump.”
- 2026-05-17 “En cette journée mondiale de lutte contre les LGBTIphobies, nous dénonçons l'offensive réactionnaire et le naufrage de la politique gouvernementale — Communiqué du groupe LFI
En ce 17 mai 2026, les personnes LGBTI+ à travers le monde vivent un recul signifiant de leurs droits : les lois LGBTIphobes se succèdent et se ressemblent. Au Sénégal, la répression de l'homosexualité vient d'être durcie par la loi, s'accompagnant de campagnes de haine. Aux Etats-Unis d'Amérique, en Ouganda, en Géorgie et tant d'autres pays, le recul des droits de personnes LGBTI+ est inspiré et financé par une internationale fasciste. En France aussi, le constat demeure doublement accablant. Les rapports successifs de SOS homophobie et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), ainsi que les alertes de la Fondation Le Refuge, dressent le portrait d'une France où les violences LGBTIPhobes s'enracine face à l'inaction coupable de l'État.
La banalisation des violences s'accompagne d'un recul historique des droits. Le dernier rapport de SOS Homophobie est glaçant : 1 771 cas de LGBTIphobies ont été recensés en 2025. Ces violences frappent partout, du rejet, aux insultes, en passant par l'espace public et la sphère familiale. Comme l'alerte la Fondation Le Refuge, nous assistons aujourd'hui à « une régression après vingt belles années d'avancée des droits », avec plus d'un millier de jeunes par an jetés à la rue par leurs parents. La situation est particulièrement dramatique pour les jeunes trans et non-binaires, qui font face à une violence décomplexée. Cette flambée n'est pas un hasard : elle est le fruit d'une campagne de haine systématique orchestrée par la droite, l'extrême droite et leurs relais médiatiques. Nous ne serons jamais dupes de leur stratégie homonationaliste, qui tente d'instrumentaliser la lutte contre l'homophobie qui serait le propre de certaines catégories de la popularion, pour promouvoir un agenda raciste et xénophobe. L'extrême droite est et restera l'ennemi mortel des personnes LGBTI.
Le plan gouvernemental est un naufrage. L'évaluation de la CNCDH concernant le Plan national d'actions 2023-2026 est sans appel : les deux tiers des annonces n'ont pas été réalisées. Ce plan est un catalogue d'angles morts inacceptables. Il invisibilise totalement les personnes lesbiennes, bisexuelles et pansexuelles, et manque cruellement d'ambition pour les personnes trans et intersexes. Pire encore, la CNCDH s'alarme de l'absence totale de mesures pour les personnes migrantes et demandeuses d'asile, abandonnant ainsi les populations les plus vulnérables. Au lieu d'assumer ses responsabilités, l'État se défausse sur les associations LGBTI+ qui pallient les manquements du service public. Ces structures agissent dans un climat de défiance, subissant une précarité financière chronique, des procédures bureaucratiques chronophages et des menaces inacceptables s'apparentant à un « chantage à la subvention ».
À l'école, espace de socialisation et d'éducation à l'égalité, le harcèlement et les violences LGBTIphobes ont conduit au suicide de Caroline Grandjean-Paccoud, enseignante et directrice d'école, à la mort de Lucas, 13 ans et tant d'autres. L'incapacité de l'école de prévenir et protéger les victimes se double d'un renoncement à mise en œuvre effective des trois séances annuelles d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), laissées à l'abandon par les gouvernements successifs.
Face à ce constat, le groupe parlementaire de La France Insoumise exige :
• La création massive de places d'hébergement d'urgence spécifiquement dédiées aux jeunes LGBTI+ en danger.
• Un financement structurel, pérenne et pluriannuel pour les associations LGBTI+,
• La reconnaissance officielle de la lesbophobie et de la transphobie par les institutions,
• L'application immédiate et effective des trois séances annuelles d'EVARS dans tous les établissements scolaires publics comme privés,
La protection inconditionnelle et effective des personnes LGBTI+ exilées, en supprimant la liste des pays dits « sûrs » et en offrant des voies légales et sécurisées pour les défenseurs des droits
• Le respect du droit à l'autodétermination de genre des personnes trans, par la déjudiciarisation du changement de sexe à l'état civil
• L'interdiction explicite et définitive des mutilations des enfants intersexes.
Pour contrer cette offensive et ce backlash la communauté organise la riposte, et les député·es insoumis seront toujours à ses côtés. Le groupe de la France Insoumise réaffirme que ces luttes sont résolument révolutionnaires, et s'inscrivent à l'intersection des luttes pour l'égalité sociale. Nos députés·es seront mobilisés·es tout au long du mois des fiertés pour exiger des nouveaux droits et la fin des discriminations.”
- 2026-05-05 “Communiqué de la France insoumise du 5 mai 2026 — La France insoumise est prête pour une nouvelle alliance populaire !
Nous nous félicitons du magnifique succès du lancement de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.
En moins de 24 heures, sa candidature a déjà réuni plus de 150 000 parrainages citoyens enregistrés avec une procédure inédite de contrôle d'authenticité par SMS. C'est la preuve de la dynamique puissante qui peut se lever pour faire de l'élection présidentielle le moment d'un grand changement pour notre peuple.
Désormais, tout doit être fait pour permettre ce succès. Il y a plusieurs semaines, nous avions proposé la constitution d'une nouvelle alliance populaire à toutes celles et ceux qui, élus sous l'étiquette du Nouveau Front Populaire, sont restés fidèles à son programme. Nous avons pris note du refus des directions actuelles des Écologistes et du PCF, préférant se placer sous l'hégémonie d'une ligne sociale-libérale qui a pourtant affaibli la gauche comme jamais. Le refus de toute discussion et l'exclusion de LFI ont été maintes fois rappelés. Nous regrettons que certains semblent aujourd'hui encore plus attachés à polémiquer et à faire une propagande absurde contre notre candidat plutôt que de créer les conditions de son succès.
Néanmoins, nous avons observé que des débats nouveaux s'ouvrent au sein de ces organisations au moment où la démarche de « primaire » a démontré son incapacité à produire autre chose que des divisions et des polémiques supplémentaires. Selon la presse, des membres de la direction des Écologistes auraient ainsi proposé de rechercher un « accord honorable aux législatives ».
Nous sommes prêts à ouvrir des discussions à ce sujet puisque nos députés ont mené de nombreuses campagnes communes depuis 2022, votant en particulier ensemble les différentes motions de censure contre les gouvernements macronistes. Les dialogues publics de Jean-Luc Mélenchon avec Stéphane Peu, président du groupe GDR et Cyrielle Chatelain, présidente du groupe « Écologiste et social », ont d'ailleurs montré de nombreuses convergences. Ces discussions, incluant la perspective des élections sénatoriales, pourraient permettre une campagne commune pour les élections présidentielle puis législatives autour d'un programme partagé de gouvernement.
Moins d'un an avant le second tour de la présidentielle, il est urgent de se mettre au travail de conviction sur le terrain plutôt qu'aux disputes sans issue. Il est temps de rendre possible le progrès écologique et social par l'action d'un peuple enfin rassemblé contre les privilèges de l'argent, le racisme et le saccage du vivant.”
- 2026-05-03 “Déclaration de l'intergroupe de la France insoumise du 3 mai 2026 — À la suite de l'assemblée représentative du 12 avril dernier, 96,6 % des insoumis·es ont adopté la feuille de route du mouvement insoumis pour la préparation des échéances électorales de 2027.
Dans ce cadre, l'intergroupe de la France insoumise s'est réuni à Paris ce dimanche 3 mai.
Nous y avons partagé notre conviction que nous entrons dans une période de grands désordres mondiaux. Le pays va connaître une zone de turbulences géopolitiques, militaires, climatiques, financières et sociales, au moment d'une offensive sans précédent du camp raciste et réactionnaire.
Dans ce contexte, l'élection présidentielle de 2027 sera décisive. Elle nécessite une candidature solide et déterminée, capable de faire face aux nombreux défis qui s'annoncent.
C'est pourquoi nous avons décidé de proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'investiture populaire de 150 000 citoyen·nes.
Sa fidélité au programme et sa ténacité face à l'adversité sont connues. Elles se sont exprimées à de nombreuses reprises dans les principes comme dans l'action. Son histoire politique fait de lui le mieux préparé à exercer la fonction. Personne ne donnera à sa candidature le sens d'un plan de carrière, ni celui d'une aventure personnelle.
C'est une équipe soudée qui s'avance pour prendre la relève à la tête de l'État, porteuse d'un programme de gouvernement chiffré et mis à jour depuis l'élection présidentielle de 2022, où il a recueilli près de huit millions de voix. Il faut tout changer dans le pays. Nous appelons toutes celles et ceux qui partagent cet objectif à apporter leur parrainage citoyen à la candidature de Jean-Luc Mélenchon et à s'engager immédiatement dans la campagne.”
- 2026-04-30 “Contre les lois extraterritoriales américaines : défendre notre souveraineté — Communiqué du groupe LFI
Le groupe de La France insoumise, à travers son rapporteur Aurélien Taché, a fait adopter aujourd'hui une résolution européenne visant à lutter contre les lois extraterritoriales états-uniennes.
Dans un contexte international marqué par de fortes tensions, ces lois constituent un outil d'ingérence permettant aux États-Unis d'imposer leurs choix économiques et politiques.
Des entreprises françaises sont sanctionnées, par des amendes pouvant parfois atteindre plusieurs milliards de dollars, comme ce fut notamment le cas de BNP Paribas, simplement parce qu'elles commercent avec des pays sous embargo américain, comme Cuba, le Venezuela ou le Soudan.
Ces lois avaient aussi été utilisées pour affaiblir l'entreprise Alstom, en lui infligeant une amende record en 2013, avant qu'elle ne soit rachetée par l'entreprise états-unienne General Electric l'année d'après.
Ces pratiques touchent même des citoyens français. Le juge de la Cour pénale internationale, Nicolas Guillou, a ainsi vu ses moyens de paiement bloqués par sa banque française, après avoir participé à l'émission du mandat d'arrêt visant Benjamin Netanyahou.
Face à cette situation, l'Europe ne peut rester passive. Le mécanisme européen anti-coercition, visant à lutter contre la coercition économique, demeure insuffisant s'il n'intègre pas explicitement les lois extraterritoriales états-uniennes, comme l'y enjoint la résolution adoptée aujourd'hui.
Cette résolution demande aussi aux instances européennes d'engager la révision du règlement de blocage de 1996, visant à protéger les personnes physiques ou morales des sanctions imposées par des pays tiers, pour actualiser la liste de textes contre lesquels il peut être activé.
Ce règlement devra désormais intégrer les décrets qui ont permis les sanctions américaines contre le juge Guillou, ainsi que le Cloud Act de 2018, qui permet aux États-Unis d'Amérique de saisir l'ensemble des données hébergées sur des serveurs états-uniens.
Enfin, cette résolution leur enjoint d'organiser, sans délai, une stratégie complète de dé-dollarisation.
Il est temps que la France et l'Europe se dotent des moyens de résister et de décider librement, conformément à ce qui est désormais la position officielle de l'Assemblée nationale.”
- 2026-04-24 “Patients enchaînés, droits piétinés : le Gouvernement doit prendre des mesures d'urgence ! — Communiqué des députés LFI de la commission des Lois et Elise Leboucher, rapporteure de la mission d'information sur l'évaluation de la prise en charge des troubles psychiques des personnes placées sous main de justice.
Face aux révélations accablantes du rapport de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), rendu public ce jour, nous exprimons notre plus vive inquiétude quant à la situation au sein de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (I3P).
Ce rapport met en lumière une réalité d'une extrême gravité : des personnes en grande détresse psychique, placées en soins sans consentement, y seraient privées de leurs droits fondamentaux dans un cadre dépourvu de base juridique claire. Les conditions décrites, dénuement imposé, enfermement strict, isolement prolongé, absence d'accès à un avocat, atteintes au secret médical, constituent des manquements inacceptables à la dignité humaine et aux principes fondamentaux de notre État de droit.
Nous sommes particulièrement alarmés par l'usage fréquent de mesures de contention, parfois au moyen de dispositifs assimilables à des chaînes, ainsi que par l'isolement quasi systématique des patient·es. De telles pratiques, dénoncées à plusieurs reprises depuis plus de quinze ans, ne sauraient être tolérées dans un pays qui se réclame des droits humains et le silence des autorités ministérielles concernées à la suite des recommandations en urgence de la CGLPL est incompréhensible et inacceptable.
Nous appelons solennellement le gouvernement à :
- mettre fin immédiatement aux pratiques portant atteinte à la dignité des patient·es ;
- garantir un accès effectif aux droits, notamment à un avocat et à l'information ;
- assurer le respect strict du secret médical ;
- engager sans délai l'intégration de cette structure dans le service public hospitalier, conformément aux recommandations réitérées de la CGLPL.
Nous refusons que des logiques repressives prévalent sur l'exigence de soins, d'accompagnement et de respect des personnes. Nous continuerons à nous mobiliser pour que toute la lumière soit faite et que des mesures concrètes soient prises en urgence.”
- 2026-04-23 “La loi-cadre ferroviaire : le gouvernement passe à côté de l'essentiel et saccage le service public ! — Communiqué du groupe LFI
Derrière les effets d'annonce, cette proposition de loi esquive en réalité les questions décisives et urgentes, à commencer par celle du financement du rail.
Plutôt que d'assumer un investissement massif et pérenne à la hauteur des enjeux climatiques et sociaux, l'exécutif renvoie cette question centrale à une hypothétique loi de programmation, repoussant à plus tard ce qui devrait être traité maintenant. Irresponsable !
Dans le même temps, cette loi entérine la désorganisation du service public ferroviaire imposant via un amendement adopté au Senat, à SNCF Connect, sans contrepartie financière, de commercialiser les billets d'opérateurs privés concurrents.
Le texte valide également une logique tarifaire indexée sur l'inflation. Les prix des billets continueront ainsi d'augmenter, alors qu'à l'heure de l'urgence climatique le train devrait être le mode de transport accessible à toutes et tous.
Plutôt que de fragmenter, il faudrait rassembler !
Le Sénat a également imposé "une garantie de correspondance" pour les voyageurs, en cas de retard ou d'annulation de train, et ce, même si les différents segments du trajet sont assurés par plusieurs opérateurs ferroviaires.
Derrière cette rustine législative, cela est surtout la démonstration que la privatisation désorganise !
Derrière le "bien" des usagers, c'est tout un système économique et surtout de service public qui est en réalité saccagé à travers ces mesures !
Cette loi et les amendements adoptés illustrent l'échec complet de la libéralisation du rail. Fragmentation du réseau, hausse des prix, dégradation du service : les promesses d'efficacité et de qualité ne sont pas au rendez-vous. La concurrence ne produit pas un meilleur service, elle affaiblit le service public. Pire encore, aucune mesure d'urgence et surtout d'équilibre du financement aussi bien de notre réseau ferré que de notre réseau routier Tout est renvoyé aux calendes grecs.
Rien pour le fret ferroviaire. Rien sur les TGV d'aménagement du territoire. Rien sur le fonds de concours.
Nous sommes une fois de plus face à une loi ultralibérale déroulant le tapis rouge au privé !
Le groupe La France insoumise appelle à un changement de cap immédiat et exige :
un investissement public massif dans le ferroviaire,
le retour à une logique de service public intégré,
des tarifs accessibles et une priorité donnée aux dessertes du quotidien.
Le train doit redevenir un bien commun extrait des logiques marchandes pour être au service de l'intérêt général et de la bifurcation écologique .”
- 2026-04-23 “Bloquer les prix, libérer nos vies ! Le 1er mai, dans la rue ! — Ce 1er mai 2026, comme chaque année, la France insoumise appelle à marcher partout en France, aux côtés des organisations syndicales et des travailleur·ses mobilisé·es. Cette journée symbolise l'unité et la résistance de la classe ouvrière face aux assauts incessants des capitalistes. Cette année, elle symbolise sa victoire et ainsi la défaite d'un macronisme crépusculaire.
Ces dernières semaines en effet, Gabriel Attal et ses alliés ont essayé de saboter le 1er mai, en voulant y autoriser le travail salarié dans de nombreux secteurs. Le tout, par un coup de force parlementaire, main dans la main avec le RN. Face à la pression populaire, politique et syndicale, le gouvernement Lecornu a reculé.
Ce 1er mai est aussi largement percuté par la guerre illégale au Moyen-Orient et ses conséquences. Depuis 2 mois, les Français sont pris à la gorge à cause de la hausse des prix des carburants et de l'énergie. Une inflation également entretenue par la spéculation réalisée par les grands groupes, comme TotalÉnergies. Inflation sur laquelle ils réalisent des marges indécentes. Obligation de réduire leur activité professionnelle du fait de surcoûts, impossibilité de multiplier les déplacements, devoir choisir entre un plein d'essence et un passage en caisse au supermarché… Comme si la situation n'était pas assez difficile, une augmentation des biens alimentaires se profile d'ores et déjà.
Pour le blocage des prix des carburants et de l'énergie, pour la taxation des superprofits des multinationales de l'énergie, pour la hausse du SMIC, pour la réduction du temps de travail et pour la paix, marchons ensemble dans les rues du pays le 1er mai !”
- 2026-04-23 “Assemblée représentative de LFI : le REIC au travail dans la feuille de route ! — Le 12 avril, la France insoumise tenait son assemblée représentative. C'est un moment politique important du mouvement, car l'ensemble des militant·es sont invité·es à se positionner sur ses orientations politiques. Et cette assemblée représentative était d'autant plus importante qu'elle abordait le bilan des élections municipales et se tournait vers les élections de 2027.
Pour rappel, ce processus se déroule en plusieurs étapes. D'abord, la coordination des espaces propose un texte qui est envoyé à chaque groupe d'actions. L'ensemble des groupes d'actions peuvent apporter des amendements et ajustements à ce texte. Les animateurs et animatrices de groupes d'actions se rassemblent ensuite en boucle départementale pour mettre ce travail en commun. Ce travail commun est ensuite porté, lors de l'assemblée représentative, par le ou la militant·e tiré·e au sort pour cette mission dans chaque département. Enfin, lors de l'assemblée représentative, une version améliorée du texte est présentée avec un certain nombre d'amendements déjà pris en compte. Les tiré·es au sort et les personnes invitées (coordination, responsables de pôle, Conseil d'administration du REIC…) retravaillent le texte. Une version définitive est alors soumise au vote de l'Assemblée représentative, puis mise au vote pour l'ensemble des insoumis·es du pays.
Dans ce texte, il y avait un passage sur le REIC. Dans la version proposée au vote des insoumis·es, voici ce qui est rappelé sur notre association : "L'arrivée de plus d'un millier d'élu·es locaux·ales va permettre de renforcer l'activité du Réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes (REIC). Toutes les personnes élues sur des listes insoumises ou soutenues par la France insoumise sont invitées à le rejoindre pour pouvoir bénéficier de son aide, se former et afin de pouvoir impulser et coordonner l'activité des élu·es insoumis·es au sein des conseils municipaux. Nous allons également favoriser la création d'associations départementales du REIC et leur représentation par un binôme au sein des boucles départementales. Enfin, les maires élus et présentés par notre mouvement seront aussi invités à participer à l'intergroupe de la France insoumise afin de pouvoir œuvrer à la mise en œuvre de nos orientations stratégiques. Les élu·es seront des points d'appui pour les groupes d'action dans la mise en œuvre de notre programme et dans le soutien aux luttes locales".
Lors de l'Assemblée représentative, Marie QUINTON et Maxime DA SILVA ont pris la parole pour revenir sur le bilan des 6 derniers mois du REIC et les perspectives de travail de notre association dans les mois à venir compte tenu de l'augmentation exponentielle du nombre d'élu·es que nous représentons désormais !”
- 2026-04-22 “Le REIC a organisé le 11 avril le 1er séminaire national des élu·es insoumis·es et citoyen·nes ! — Le REIC a organisé le 11 avril le 1er séminaire national des élu·es insoumis·es et citoyen·nes !
La veille de l'Assemblée représentative nationale de la France insoumise, nous avons invité les élu·es du REIC au 1er séminaire national des élu·es insoumis·es et citoyen·nes à Paris. Près de 500 personnes ont participé en présentiel ou en visio.
Ce séminaire a été introduit par les Co-Président·es du REIC Marie QUINTON et Maxime DA SILVA et par le coordinateur national de LFI Manuel BOMPARD. Il a débuté par une intervention de Jean-Luc Mélenchon, suivi d'une table ronde en présence de Gabriel AMARD et de plusieurs Maires insoumis·es. Il s'est terminé par une discussion ouverte autour des Co-Responsables du pôle formations de LFI - Séverine VEZIES et Guilhem SERIEYS et des Co-Président·es du REIC, afin d'échanger sur le travail à venir du REIC et les besoins des élu·es.
Tout au long de l'après-midi, les élu·es ont travaillé sur une déclaration commune que vous pouvez retrouver ici :
Réuni·es en séminaire national ce samedi 11 avril 2026 à Paris, nous affirmons notre engagement à défendre un programme de rupture dans l'ensemble des assemblées dans lesquelles nous sommes élu·es : communales, métropolitaines, communautaires, consulaires, départementales, régionales, nationales et européennes. Dans la majorité ou la minorité, en France hexagonale ou dans les territoires dits d'outre-mer, dans nos villes ou dans les ruralités.
Nous nous réunissons au sein du Réseau national des élu·es insoumis·es et citoyen·nes (REIC) pour mener des batailles communes afin d'apporter des réponses concrètes aux besoins des habitant·es ainsi qu'aux urgences sociales, écologiques et démocratiques. Comme élu·es, nous serons des points d'appui pour véritablement changer la vie et faire advenir la révolution citoyenne dont le programme est décliné dans l'Avenir en Commun. Nous serons les relais des luttes sociales, environnementales pour arracher des victoires à chaque échelon des mandats que nous portons.
Des élu·es engagé·es pour la mise en œuvre d'un Avenir en commun
Les dernières élections ont confirmé l'ancrage du communalisme insoumis dans de nombreuses communes du pays. Notre action repose sur des principes clairs : redonner le pouvoir aux habitant·es, garantir la transparence et l'évaluation des politiques publiques avec les habitant·es, protéger les biens communs et les communs du vivant, refuser les logiques d'influence et de privatisation, et faire de la commune un espace d'émancipation, de solidarité et de planification écologique au service d'une écologie populaire.
Les victoires insoumises et les percées réalisées par nos listes sont le signe d'une volonté populaire de soutenir un programme de rupture, créateur de nouveaux droits, d'innovations sociales et qui en termine avec les logiques clientélistes. Nos élu·es qu'ils ou elles soient majoritaires ou minoritaires porteront donc au sein des communes la gratuité de la cantine, le droit à la mobilité, l'accès aux soins, la gestion publique de l'eau, des transports, du chauffage et des déchets, le RIC "Référendum d'Initiative Citoyenne", des politiques publiques pour des logements dignes et abordables, le soutien aux familles notamment monoparentales, la planification écologique, la lutte contre les discriminations, contre les VSS, l'émancipation par la culture, les droits des enfants, et agiront pour la paix, le respect des droits humains et du droit international…
Ces élections ont également permis l'émergence d'élu·es dans lesquel·les la population se reconnaît pleinement, parce qu'ils et elles sont issu·es des mêmes réalités sociales, des mêmes quartiers, des mêmes expériences de vie. Ils et elles sont la nouvelle France qui reprend son destin en main. Cette représentativité nouvelle est indispensable pour engager les transformations profondes, renforcer la participation citoyenne et permettre une véritable implication démocratique. Elle constitue également un rempart contre la résignation et l'abstention.
Ces victoires sont aussi des victoires antiracistes, féministes et antifascistes. Nos listes, populaires, féminisées, métissées, créolisées, qui donnent sa place à la jeunesse, représentatives de la France telle qu'elle est, ont dû affronter des campagnes de dénigrement, d'insultes et de menaces. À peine élu·es, plusieurs maires ont été la cible de cabales racistes relayées par des acteurs médiatiques et politiques. Nous affirmons notre fierté d'avoir contribué à l'émergence d'une nouvelle génération politique déterminée à rompre avec les pratiques clientélistes et à redonner du sens à l'action publique.
Ces principes, socle de notre action municipale, dépassent largement l'échelon communal. A tous les niveaux où nous siégeons, nous portons la même ambition : mettre en œuvre l'Avenir en commun en défendant la souveraineté populaire, la justice sociale, la bifurcation écologique, l'égalité réelle et la protection du vivant.
Pour répondre aux urgences sociales et à l'explosion des prix, nous devons exiger le partage des richesses. Notre pays compte 10 millions de pauvres et le nombre de personnes bénéficiant de l'aide alimentaire ou renonçant à des soins faute de moyens, explose. Dans le même temps, les plus riches de ce pays ont multiplié leur fortune par 10 en quelques années. Nous portons partout l'exigence d'une révolution fiscale, d'éradiquer la pauvreté et d'agir contre la précarité à commencer par le logement, l'accès aux soins et le soutien aux familles monoparentales.
Nous portons une bifurcation écologique planifiée, fondée sur la sortie des énergies fossiles et du nucléaire, la relocalisation des productions essentielles et la souveraineté alimentaire, l'accès aux biens communs, la protection de la biodiversité, la rénovation thermique massive, la lutte contre l'artificialisation des sols, la reconquête des terres agricoles et la mise en place de services publics de la transition. Cette bifurcation ne peut être laissée aux logiques de marché : elle doit être démocratique, solidaire et protectrice des classes populaires.
Nous défendons une société fondée sur l'entraide, l'inclusion, la solidarité concrète et la coopération plutôt que sur la concurrence généralisée. La France que nous voulons bâtir repose sur l'égalité réelle, la dignité, la justice sociale, l'habitabilité de nos bassins de vie, la fraternité, la sororité, la laïcité, la paix, l'accueil digne des personnes exilées, la lutte contre toutes les discriminations et la garantie des droits fondamentaux pour toutes et tous. Elle s'appuie sur des services publics renforcés, sur la souveraineté populaire et sur la participation citoyenne à tous les niveaux.
Pour une 6ᵉ République
La Vᵉ République est à bout de souffle et la France de 1958 n'est plus celle d'aujourd'hui. Notre peuple est majoritairement urbain, jeune, héritier de l'immigation, racisé, féminisé, en demande de justice, de reconnaissance et de dignité. Et les habitant·es des ruralités se sentent eux aussi abandonné·es face à la disparition des lieux de sociabilisation et des services publics.
Notre peuple doit se refonder en passant à la 6ᵉ République. L'abstention et la résignation explosent du fait d'institutions qui écartent le peuple de la décision politique, de coups de force démocratiques à répétition (référendum de 2005, 49-3, refus de respecter les résultats des élections législatives de 2024…), de politiques au service des puissants, du scandale des millions de personnes mal ou non-inscrites.
Nous portons partout l'exigence de reconstruire la confiance démocratique en redonnant le pouvoir au peuple : Référendum d'Initiative Citoyenne, transparence, respect des droits de l'opposition là où nous sommes majoritaires, votations citoyennes ouvertes à tous les habitant·es, ateliers populaires des lois et délibérations municipales etc.
Cette 6ᵉ République doit être fondée sur la souveraineté populaire, la séparation des pouvoirs, la révocabilité des élu·es, l'intervention populaire permanente et l'égalité réelle. Dans ce contexte, les élu·es insoumis·es et citoyen·nes ont une responsabilité particulière. Leur action quotidienne, qu'ils soient majoritaires ou minoritaires, contribue à reconstruire un rapport de confiance entre institutions et population. Elle porte les bases du processus constituant qui permettra de faire advenir la 6ᵉ République.
Porter une candidature insoumise à l'élection présidentielle de 2027 : une nécessité démocratique
Les enjeux sociaux, écologiques, démocratiques et de paix auxquels nous faisons face nécessitent un projet clair et de rupture. Ils justifient pleinement la préparation d'une candidature insoumise capable de porter une alternative solide, cohérente, juste, lisible et ambitieuse qui replace la commune comme l'échelon de base de la République, libre de son administration et autonome financièrement.
Avant cette échéance, nous allons préparer l'entrée de la France insoumise au Sénat. Les communes et les conseils consulaires jouent un rôle déterminant dans l'élection des sénateur·rices. Nous nous investirons pleinement dans cette échéance électorale pour contribuer à envoyer au Sénat des élu·es déterminé·es pour défendre la justice sociale, la démocratie réelle, la planification écologique et la protection des services publics.
Les élu·es insoumis·es et citoyen·nes seront ensuite pleinement engagé·es dans l'échéance présidentielle. Pour tourner définitivement la page de 10 années de macronisme aux conséquences violentes pour le peuple et notre écosystème, pour faire face à la montée de l'extrême droite et pour ouvrir une nouvelle page heureuse de notre histoire, les élu·es insoumis·es et citoyen·nes affirment leur soutien à une candidature insoumise.
Les actions menées par nos élu·es dans leurs communes, démontreront chaque jour la faisabilité d'un programme de rupture. Ces radicalités concrètes feront la preuve par l'exemple que les propositions de transformation sociale, écologique et démocratique sont applicables dès maintenant. Elles constituent un socle concret pour convaincre et mobiliser.
Tous·tes les élu·es qui sont autorisé·es à le faire par la loi donneront donc leur parrainage pour la candidature insoumise. Et nous appelons également l'ensemble des élu·es, au-delà de nos rangs, à en faire de même pour permettre au peuple de choisir librement et pour défendre la démocratie face à toutes les tentatives de verrouillage institutionnel.
Une nouvelle ère politique est devant nous. Les élu·es insoumis·es et citoyen·nes y sont pleinement engagé·es, partout où ils ou elles se trouvent, pour porter l'espérance d'un avenir en commun et affirmer qu'un autre monde est possible.
La France insoumise est passée de quelques dizaines d'élu·es en 2020 à plus d'un millier d'élu·ees en 2026. C'est un score historique ! Tous ces nouveaux et nouvelles élu·es se sont retrouvé·es à Paris, le samedi 11 avril, lors d'un séminaire organisé par le Réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes (REIC). Près de 400 élu·es 'venu·e·s de toute la France et en visioconférence, ont répondu à l'invitation du REIC.”
- 2026-04-22 “Dès le début de leur mandat des maires prennent des décisions radicales et des élu·es d'opposition défendent le projet insoumis — « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. » a écrit Bertolt Brecht . Aussi qu'ils et elles soient dans la majorité ou dans l'opposition, l'ensemble de nos élu·es ont des combats à mener pour mettre en place les programmes insoumis et citoyens qui défendent la justice sociale, la dignité des habitants, des villes accueillantes, la protection des plus fragiles, une écologie sociale…Voici quelques-uns de leurs engagements sans concession.
Depuis le lundi 23 mars, 18 fois plus de Françaises et de Français vivent dans une ville insoumise qu'avant les élections municipales. Avec seulement 10 ans d'existence, la France insoumise a réalisé une percée spectaculaire en offrant la possibilité à plusieurs millions de citoyen·nes de pouvoir compter sur une gauche de rupture déterminée à les défendre dans plusieurs centaines de conseils et exécutifs municipaux.
Des mesures sociales urgentes et à plus long terme à Vénissieux.
« Ces premières mesures illustrent une méthode claire : agir vite, agir utile, et faire vivre dès à présent dans les actes les engagements pris devant les habitants. La municipalité de Vénissieux entend ainsi ouvrir un nouveau chapitre, fondé sur l'amélioration concrète du quotidien, la proximité, et la justice sociale » – Idir Boumertit, Maire LFI de Vénissieux
Dès la semaine du 20 avril, Idir Boumertit a décidé d'engager un processus de réévaluation du montant et de simplification de l'accès aux aides sociales afin d'alléger les difficultés de dizaines de milliers d'habitant·es. La nouvelle municipalité insoumise entend ainsi, par exemple, porter l'aide alimentaire accordée aux couples de 104 euros à 120 euros, ainsi que l'aide au loyer de 300 euros à 600 euros tout en supprimant l'injustice soumettant l'éligibilité à cette aide à une dette locative de moins de 3 mois. Idir Boumertit a également annoncé l'extension de l'éligibilité à l'aide au paiement d'une mutuelle santé à toutes et tous, ainsi que le passage de 3 à 12 semaines de la durée éventuelle de perception de l'aide alimentaire, sans période de carence. Le maire insoumis a aussi lancé le recrutement de nouveaux travailleurs sociaux pour accompagner les familles monoparentales.
Gratuité de la cantine et du périscolaire : Idir Boumertit annonce une série de mesures pour l'égalité et le bien –être au quotidien des enfants de Vénissieux
À Vénissieux comme partout dans le pays, les listes conduites par la France insoumise aux élections municipales ont fait de la lutte pour l'égalité scolaire une priorité programmatique. Ainsi, en vue de la rentrée prochaine, Idir Boumertit a dès maintenant annoncé une série de mesures visant à renforcer l'égalité des enfants devant l'école, et le soutien à leurs familles.
Tout en maintenant la qualité et en évoluant vers plus de produits bio, le repas à la cantine scolaire sera ainsi gratuit pour les familles aux revenus les plus modestes, hormis une contribution aux frais de gestion entre 10 et 30 centimes, requise par la convention Ville-CAF. Une baisse de 30 % sera appliquée pour les autres tarifs. Ces mesures permettront jusqu'à 420 euros d'économie par an pour les familles, entraînant une hausse de pouvoir d'achat immédiate. A cela s'ajoute la distribution d'un kit complet de fournitures scolaires , la gratuité du périscolaire le soir et l'élargissement des aides à l'activité sportive.
La mairie de Saint-Denis/Pierrefitte interdit les expulsions locatives sans solution de relogement en dehors de la trêve hivernale
A Saint-Denis/Pierrefitte , le maire insoumis Bally Bagayoko, élu dès le premier tour le 15 mars dernier, illustre déjà la radicalité concrète portée partout dans le pays par le mouvement insoumis. Arrêté anti-expulsions, mobilisation antiraciste intransigeante… Retour sur les premiers jours de mandat du maire LFI de Saint-Denis/Pierrefitte, Bally Bagayoko.
Conformément aux engagements de campagne pris par Bally Bagayoko devant ses électeurs, la ville de Saint-Denis/Pierrefitte a donc adopté, ce mercredi 1ᵉʳ avril, un arrêté portant interdiction des expulsions locatives sans solution de relogement en dehors de la période de trêve hivernale où cette interdiction est déjà garantie par la loi.
Une mesure d'humanité, appréciée par les associations, qui proclame la supériorité du droit de toutes et tous à disposer d'un toit face à la glorification du sacro-saint droit de propriété et à la spéculation immobilière. Nous dénonçons le choix du Préfet de Seine-Saint-Denis d'attaquer cet arrêté et soutenons la majorité insoumise de Saint-Denis dans son intention de continuer le combat pour permettre à chacun·e d'avoir un toît !
David Guiraud illumine la mairie aux couleurs du drapeau palestinien
Après avoir brièvement arboré le drapeau palestinien sur le fronton de l'hôtel de ville, pendant une manifestation, la ville de Roubaix a adopté en conseil municipal, un vœu en soutien à la Palestine. Le texte, qui réaffirme le soutien de la municipalité à Qabatiya, ville de Cisjordanie jumelée avec Roubaix, « reconnaît la gravité exceptionnelle de la situation à Gaza et qualifie les faits en cours de génocide », appelle la France et l'Union européenne à œuvrer pour la paix et la fin de la colonisation israélienne, et annonce que l'hôtel de ville sera illuminé prochainement aux couleurs de la Palestine. Nous avons également eu le plaisir de voir le drapeau palestinien flotté sur le fronton de la Mairie de La Courneuve, remportée par Aly Diouarra.
Lutte populaire, médiatique et juridique contre le racisme et les discriminations
La campagne municipale de Bally Bagayoko ainsi que celles de nombreux candidat·es de la France insoumise ont été marquées par un acharnement raciste quotidien. Depuis le premier jour de son élection, le maire élu de Saint-Denis-Pierrefitte doit en plus faire face à un racisme décomplexé exprimé jusque sur les plateaux des plus grands médias de l'oligarchie financière, horrifiée de voir qu'un maire insoumis et héritier de l'immigration ait pu être élu comme maire de la deuxième ville d'Île-de-France.
Face à des insultes racistes proférées dans les médias des capitalistes bourgeois et dérivant ou acquis à l'extrême droite, le maire de Saint-Denis a porté plainte contre CNEWS, contre Michel Onfray et contre le psychologue Jean Doridot et quelques journalistes. Au-delà de son cas personnel, Bally Bagayoko et la France insoumise ont impulsé un grand rassemblement pour protester contre le racisme et les discriminations samedi 4 avril à 14 heures devant la mairie de Saint-Denis-Pierrefitte qui a été un immense succès car il a réuni plusieurs milliers de personnes. Un succès populaire immense, le plus grand rassemblement organisé à Saint-Denis depuis la Libération !
« L'élection de Bally Bagayoko marque la bascule saine, et indispensable pour l'unité du peuple, qui s'opère dans l'Histoire de France. Tous les Français sont égaux en droits ! Ce peuple est le nôtre ! Ce pays est le nôtre ! Il n'y a qu'une France, toujours nouvelle, à chaque génération. » a notamment rappelé Jean-Luc Mélenchon à l'occasion du rassemblement.
Des élu·es d'opposition en première ligne et motivé·es pour défendre leur programme
Nos élu·es d'opposition aussi ont dû, dès les premiers conseils municipaux,batailler pour ne pas laisser tous les pouvoirs au maire, pour discuter le règlement intérieur afin de faire vivre la démocratie, pour déposer des vœux et des motions pour la Palestine par exemple.
À Antibes , le groupe insoumis mené par Adrien Nouet, a obtenu l'exclusion des établissements scolaires et sociaux dans la délégation au maire des réaffectations des propriétés communales. De même qu'un plafond sera discuté sur le montant des emprunts autorisés à être signés par le maire sans débat au conseil municipal. Et les élu·es de la liste seront présent·es dans huit commissions permanentes.
À Bobigny, Valoua Toure fait le lien entre les fermetures de classes dans sa ville et les délibérations au conseil municipal concernant les écoles. Les élu·es et les jeunes insoumis·es sont mobilisé·es sur le terrain au côté des enseignant·es et font remonter les revendications au conseil municipal.
À Mennecy, Sophie Mattoug Duvauchelle la interpellé la CADA (la condition d'accès aux documents administratifs) face à une maire qui lui refusait l'accès aux documents afin de bien préparer son conseil municipal. Les insoumis·es ont envoyé un message clair dès le début du mandat : ils seront force de proposition et d'opposition !
En savoir plus : Au premier tour et au second tour : la percée historique de La France insoumise”
- 2026-04-17 “À travers le CNC, l'extrême droite attaque encore une fois la culture et les artistes ! — Mensonges, menaces, harcèlement : à travers le CNC, l'extrême droite attaque encore une fois la culture et les artistes. Suspendre le fonds d'aide à la création sur les plateformes : c'est lui céder !
Le 8 avril 2026, le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) annonçait la suspension de son Fonds d'aide à la création sur les plateformes sociales, indispensable pour accompagner les nouvelles formes de création en ligne. Cette décision fait suite à une polémique lancée par l'extrême droite et ses alliés, conduisant à des vagues de harcèlement et de menaces envers les membres la commission.
Toujours la même méthode : polémiques lancées sur les réseaux sociaux, reprises par les relais médiatiques et politiques, puis importées dans nos institutions… qui cèdent. En novembre déjà, le RN déposait un amendement pour supprimer le CNC, présenté comme un gâchis d'argent public. Or, le CNC relève d'un modèle mutualiste : ce sont des taxes sectorielles, prélevées sur les profits du secteur (exploitants en salle, diffuseurs TV et streaming), qui financent la création. Justine Triet, lors de la réception de sa Palme d'Or, le soulignait : sans ce modèle, pas d'émergence de nouveaux artistes et de nouvelles formes, pas de succès international du cinéma français. Rappelons d'ailleurs que le CNC, pensé par le Front Populaire, a été mis en place à la Libération : son origine est antifasciste. L'extrême droite ne s'y trompe pas !
Il devrait justement être dans les principes assumés par le CNC de ne pas financer de projets racistes, LGBTphobes ou sexistes ! Ce fonds permet de diversifier les œuvres et les créateurs il représente une somme dérisoire par rapport à l'ensemble des aides du CNC. Soyons honnêtes : que pèsent ces 3 millions d'euros concernés face aux 346 millions d'aides à la presse , majoritairement détenue par des milliardaires de droite et d'extrême droite ? Sous la pression, le CNC a fini par suspendre les travaux de la commission… une décision qui aura un effet sur les créateurs et créatrices de contenu ! Plus on cède à l'extrême droite, plus elle attaque !
Nous, député·es insoumis·es, sommes alarmé·es de voir le CNC, institution cruciale dans le financement des œuvres cinématographiques et audiovisuelles, céder aux pressions de ceux qui veulent sa fin. Contre les menace de l'extrême droite, contre le risque de concentration et d'uniformisation culturelle, pour davantage de diversité et de liberté de création : il faut augmenter les moyens pour tous·tes les travailleur·euses du secteur culturel ! Pas suspendre des fonds !”
- 2026-04-13 “Crimes sexuels : Non à une justice expéditive et au rabais — Communiqué des député·es LFI membres de la délégation Droits des femmes
Ce lundi 13 avril marque le début de l'examen au Sénat du projet de loi de Gérald Darmanin "sur la justice criminelle et le respect des victimes".
Le groupe parlementaire de la France insoumise demande au gouvernement de renoncer à ce texte ! Sous prétexte de désengorger la justice criminelle, ce texte dégradera notamment les conditions de jugement des crimes sexuels, soit deux tiers des affaires criminelles en France. Barreaux, syndicats d'avocats, Syndicat de la magistrature, et associations féministes s'y opposent. Nous sommes à leurs côtés.
Nous alertons quant à la création d'une procédure de "plaider-coupable" criminelle, qui mettrait fin à l'audience pénale criminelle au profit d'une simple "négociation", conduisant l'auteur présumé d'un crime à reconnaître les faits sans procès, en échange de réduction de peines. Alors que l'audience criminelle peut contribuer à la reconnaissance sociale de la violence subie, les victimes, privées de l'oralité du procès, devront renoncer à la contextualisation des faits, y compris via l'audition des expert·es et des témoins. Elles n'auront que dix jours pour s'opposer à cette procédure. Ce délai très restreint méprise leurs réalités (absence d'accompagnement juridique, psychologique et social, sidération, traumatismes…).
Cette loi permettrait également aux Cours criminelles départementales de juger les crimes sexuels en appel ainsi que les crimes en récidive. Notre groupe n'a cessé de s'opposer à ces cours, dont il demande l'abrogation. Surchargées, elles n'ont pas permis de juger les affaires de viol plus rapidement, qui demeurent trop souvent correctionnalisées, et ont fait disparaître les juré·es populaires. Au contraire, la justice doit être rendue au nom du peuple, que ces juré·es représentent, dans les Cours d'assises.
Après avoir proposé de "juger les viols en 24h", Monsieur Darmanin inflige un nouvel affront aux victimes de crimes sexuels. Face au grossissement des stocks de dossiers criminels à juger qui leur impose des délais de jugement anormaux, et alorsqu'à peine 7% des victimes portent plainte et que 1% des viols sont condamnés, sa seule réponse tient en une justice expéditive.
A rebours du budget carcéral des gouvernements macronistes successifs et de cette logique gestionnaire, nous appelons à une justice mieux dotée, et dont les agents seront correctement formés sur les violences sexistes et sexuelles. Nous recruterons près de 5 000 magistrats sur cinq ans, et 13 000 greffiers. Alors que près de94% des affaires de viol sont classées sans suite, mettre en place une véritable justice féministe suppose de véritables moyens humains, matériels, et financiers pour la chaîne policière et judiciaire. Lutter contre les classements sans suite nécessite des enquêtes sérieuses menées par des policiers et gendarmes spécialisés et en nombre suffisant avant les procès.”
- 2026-04-10 “Stop à la barbarie de Netanyahou contre le peuple libanais ! — Nous utilisons des cookies pour faire fonctionner notre site web.
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- 2026-04-09 “ÉNORME MANIPULATION : LA JUSTICE CONFIRME L'ABSENCE DE DROGUE DANS LES AFFAIRES DE RIMA HASSAN — La procédure suite aux accusations de détention de stupéfiants contre Rima Hassan a été classée sans suite. Les analyses scientifiques ne font état d'aucune trace de drogue de synthèse dans les affaires saisies sur Rima Hassan lors de la garde à vue illégale qu'elle a subie le jeudi 2 avril dernier.
Cette décision judiciaire confirme le caractère totalement infondé des lourdes accusations qui ont été largement diffusées, à partir de fuites illégales et mensongères, sur la quasi-totalité des médias français. Celles-ci ont par ailleurs donné lieu à des commentaires infamants de nos opposants politiques, comme le parti Les Républicains, le président des maires de France David Lisnard, des députés du Rassemblement National ou Caroline Fourest.
La France insoumise a d'ores et déjà saisi l'ARCOM à propos de ce traitement médiatique diffamatoire. Nous exigeons que des rectificatifs soient publiés sur l'ensemble des médias qui ont contribué à la diffusion de ces fausses informations. Nous exigeons que des excuses soient présentées et que les responsables de ces manquements déontologiques graves soient sanctionnés.
Nous avons également demandé dès vendredi 3 avril le lancement d'enquêtes administratives pour que les responsables de cette manipulation soient identifiés et sanctionnés. Nous accueillons positivement l'ouverture d'une enquête judiciaire sur les violations du secret de l'enquête ainsi que la saisine de l'inspection générale de la justice. Nous demandons également qu'une enquête soit ouverte au sein de l'IGPN pour que les responsables de ces fuites soient identifiés et punis.
Nous avons appris avec stupéfaction la révélation par le Canard enchaîné d'échanges entre le porte-parole du ministre de la Justice et des journalistes le jour de la garde à vue illégale de Rima Hassan. Toute la vérité doit être faite sur la teneur de ces échanges et le ministre de la Justice doit tirer les conséquences de ce qui s'apparente à une manipulation de la justice indigne d'une démocratie.
Ce naufrage médiatique et judiciaire démontre l'ampleur de la cabale politique et des barbouzeries judiciaires que subissent Rima Hassan et la France insoumise depuis maintenant plusieurs mois. Le gouvernement doit désormais prendre toutes les mesures nécessaires pour qu'il soit mis fin immédiatement à ces méthodes et que soient urgemment rétablies dans notre pays les règles élémentaires d'un État de droit.”
- 2026-04-09 “Mobilisation générale contre la loi Yadan : atteignons les 700 000 signataires ! — La Loi yadan vise à criminaliser le soutien à la Palestine : signez cette pétition pour lui barrer la route !
Caroline Yadan, députée macroniste, défenseure zélée de Benjamin Netanyahu et de ses crimes, défend une proposition de loi prétendant lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme.
La lutte contre l'antisémitisme doit évidemment être menée de façon implacable. Cependant, la loi portée par la députée vise en réalité à museler ceux qui dénoncent le génocide à Gaza et la politique coloniale d'Israël. In fine, son objectif est de criminaliser le soutien à la Palestine.
La proposition de loi de Caroline Yadan doit être examinée par l'Assemblée nationale entre les 16 et 17 avril prochains. Elle a le soutien plein et entier du gouvernement. Les compteurs de la pétition lancée pour s'y opposer s'affolent ces derniers jours. 500 000 signatures atteintes le 7 avril, plus de 620 000 ce 9 avril. Signez et faites signer la pétition !”
- 2026-03-10 “L'obsession nucléaire du Président Macron est stupide et dangereuse — Communiqué du groupe LFI
Hier, le Président Macron fanfaronnait sur le porte-avions Charles de Gaulle, impliquant la France dans le conflit au Moyen-Orient déclenché par Israël et les Etats-Unis au prétexte du développement d'un programme nucléaire militaire par l'Iran. Aujourd'hui, le même Emmanuel Macron ouvre en grande pompe à Paris un sommet international visant à tripler les capacités nucléaires civiles mondiales à l'horizon 2050. Stupide et dangereux.
Très loin de cet objectif, en-dehors de la Chine, l'industrie nucléaire mondiale a fermé plus de centrales qu'elle n'en a mis en service ces quinze dernières années, et sa part dans la production d'électricité a été divisée par deux en trente ans. En cause : des difficultés techniques et industrielles récurrentes qui entrainent des retards et des surcoûts systématiques. Tandis que les énergies renouvelables s'imposent, beaucoup plus simples à installer, moins chères, plus souveraines… et beaucoup plus résilientes au changement climatique.
Qu'à ce ne tienne : pour abreuver des data centers énergivores et s'entêter dans un modèle productiviste mortifère, les dirigeants du monde emmenés par Emmanuel Macron veulent lever des fonds – considérables – pour planter partout de nouvelles centrales, des EPR2 dont les plans ne sont toujours pas finis aux SMR (petits réacteurs modulaires) vendus par des start-up sans même un prototype.
Cette obsession va évidemment continuer de nourrir le géant du nucléaire russe Rosatom, à la main de Vladimir Poutine, sans lequel l'industrie nucléaire mondiale ne peut tout simplement pas fonctionner.
Mais cette multiplication promise des sites nucléaires civils sur le globe pose aussi la question de notre sécurité collective, à l'heure où le fracas de la guerre frappe sans prévenir, sans cohérence, en violation du droit international et sans qu'on puisse en anticiper les limites géographiques. D'abord, parce que ces sites nucléaires constituent des cibles évidentes pour des puissances hostiles, même avec seulement des armes conventionnelles. Ensuite, parce que ces sites, et tous les autres nécessaires au long parcours des combustibles, augmentent le risque de prolifération de matière nucléaire à des fins militaires.
Quinze ans après le début de la catastrophe nucléaire de Fukushima, qui a fait plus de 2 000 morts à ce jour et dévasté une région entière pour une durée indéfinie, le groupe de la France Insoumise à l'Assemblée nationale rappelle son opposition au développement d'une énergie du passé qui nuit à notre avenir collectif. Il est plus que temps de planifier la sortie du nucléaire en adoptant des politiques ambitieuses de sobriété, d'efficacité et de développement des énergies renouvelables.”
- 2026-02-09 “Communiqué de presse : À Perpignan, La France insoumise relève le défi de l'extrême droite — Le Rassemblement National lance un défi aux insoumis. Nous apprenons que le Rassemblement National a décidé d'organiser, le même jour et dans la même ville, un meeting de Jordan Bardella, en soutien au maire sortant Louis Aliot, dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
Ce choix intervient alors qu'un meeting avec Jean-Luc Mélenchon à Perpignan, prévu le samedi 28 février pour soutenir la liste conduite par Mickaël Idrac, avait été annoncé publiquement dès le 24 janvier. Donc la décision du Rassemblement National doit être interprétée comme un défi politique frontal entre les deux options fondamentales qui se présentent devant la démocratie française et à sa République.
Face à l'extrême droite, nous sommes déterminés. À Perpignan, nous relevons donc le défi lancé par le Rassemblement National.
Nous demandons au Parc des expositions de Perpignan de nous mettre à disposition sa plus grande salle, afin de permettre la plus large participation citoyenne. Nous demandons à tous ceux qui veulent faire face au RN de se joindre à notre mobilisation.
À quelques semaines du scrutin municipal, la mobilisation contre le racisme et contre l'extrême droite est un enjeu qui concerne toute notre société, l'unité de notre peuple, et la paix civile.”
- 2026-01-26 “We, European delegates present in Bogotá at the invitation of the Progressive International, affirm our full solidarity with the Nuestra América initi — We, European delegates present in Bogotá at the invitation of the Progressive International, affirm our full solidarity with the Nuestra América initiative.
We support the peoples of the Americas in the face of the imperialist offensive led by the United States of Donald Trump. The openly acknowledged resurgence of the Monroe Doctrine, combining military interventions, economic sanctions, financial pressures, electoral interference and information warfare, weakens the entire international order and opens the way to a generalization of the law of the strongest.
While the aggressions of the United States and its affiliates attack the sovereignty, and even the existence, of peoples, in the Americas as well as in Greenland, by committing a genocide in Gaza or by negotiating the future of Ukraine with Vladimir Putin, we refuse that sanctions, blockades, military interventions or political destabilizations be carried out with the active or passive complicity of European governments.
We salute and support the strategy of defense of the sovereignty of peoples and of international law carried by Nuestra América. The peoples of Europe, and of the entire world, share with the peoples of the Americas an interest in the preservation and the extension of the principles of international law under the aegis of the United Nations Organization, the only alternative to the generalization of wars. In the face of the climate emergency, this method is the only one that makes it possible to organize the exit from the age of oil through cooperation among peoples.
As representatives of progressive forces from several countries of Europe, we commit ourselves to building, with you, a front of refusal : against imperialism, against war, and for an alter-globalist, non-aligned diplomacy, at the service of peace, solidarity and cooperation among peoples.”
- 2026-01-25 “Une décision surprise au colloque La Boétie avec le petit patronat — Hier pendant quatre heures, l'Institut La Boétie a organisé un débat franc et direct sur le mouvement insoumis et les organisations syndicales représentatives du petit patronat. Coté patronal ont participé les présidents de quatre organisations phares du petit patronat : Laurent Munerot, président de la Confédération Nationale de l'Artisanat des Métiers de Service et de Fabrication (CNAMS) ; Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) ; et les présidents des deux plus nombreuses, Amir Reza-Tofighi, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et Michel Picon, président de l'Union des entreprises de proximité (U2P).
Les échanges sont disponibles en replay sur la chaîne YouTube de l'Institut La Boétie et ils ont été transmis en direct sur la chaîne YouTube du mouvement. Ils donnent lieu également à des replays sur d'autres chaînes YouTube comme sur celle d'Aurélie Trouvé et de Sophia Chikirou qui ont animé les débats. Et de même avec un post sur le blog de Jean-Luc Mélenchon et le replay sur sa chaîne YouTube.
Le colloque s'est conclu par un engagement pris par LFI, sur la suggestion de la partie patronale, d'une proposition de loi transpartisane. Il s'agit en effet de proposer de nouvelles règles de représentativité des organisations patronales dans les instances paritaires et les organismes sociaux. Ce serait une révolution démocratique dans le « dialogue social ». La convergence s'est faite facilement avec notre mouvement insoumis : cette question avait été soulevée dans notre campagne présidentielle de 2017 face au déséquilibre actuel qui confère, de fait, un droit de veto au Medef dans les négociations sociales.
En effet, le Medef est celle qui compte le moins d'adhérents parmi les trois organisations patronales reconnues comme représentatives : 149 000 au total en 2025. Pendant ce temps, ils sont 221 000 pour l'U2P et 243 000 pour la CPME ! Dans les conseils de prud'hommes, chargés de régler les conflits de droit du travail, le Medef écrase toutes les organisations patronales. Au total, toutes sections confondues, il comptabilise dans le pays 46 % des sièges dévolus aux organisations patronales : 144. C'est autant que le nombre de sièges détenus par la CPME et l'U2P ensemble ! Dans l'industrie, le déséquilibre est encore plus profond, puisque le Medef concentre 60 % des sièges. Quant à l'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES), elle comptabilise toutes sections confondues 4 % des sièges attribués aux organisations patronales, alors même qu'elle représente 14 % de l'emploi privé.
La France insoumise propose de rééquilibrer la représentativité patronale en faveur des petits entreprises et de l'économie sociale et solidaire, pour retirer au Medef son droit de véto de fait et pour donner plus de poids à toutes ces entreprises de proximité qui font tourner l'économie du pays : elles sont plus de 4 millions en France et en 10 ans, elles ont permis la création nette de 700 000 emplois, quand les grandes entreprises en détruisaient 200 000.”
- 2026-01-21 “Les "Républicains" attaquent frontalement le droit de grève et menacent nos acquis sociaux ! — Communiqué des députés insoumis de la Commission Développement durable et Aménagement du territoire
Grâce à une alliance allant des macronistes à l'extrême droite, la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire a adopté la 14 janvier la proposition de loi n°140, prétendument destinée à « concilier la continuité du service public des transports avec l'exercice du droit de grève ».
Ce texte acte en réalité des reculs sociaux majeurs et une remise en cause grave du droit de grève, pourtant inscrit dans le préambule de la Constitution.
Allongement des délais de déclaration des grévistes et de remise à disposition, interdiction de faire grève pendant certaines plages horaires, impossibilité de recourir à des grèves courtes, limitation de la durée des mouvements à 30 jours par décret, disparition du préavis dès lors qu'il serait jugé insuffisamment « actif »… Autant de mesures qui visent un seul objectif : rendre la grève inopérante.
La proposition initiale allait encore plus loin en instaurant et banalisant la réquisition des travailleurs, disposition heureusement rejetée en commission.
Rappelons-le avec force :
le droit de grève n'est ni un confort, ni un caprice, encore moins un désordre.
La grève est l'ultime recours, l'outil dont disposent les travailleuses et les travailleurs pour se faire entendre quand plus rien d'autre ne fonctionne.
Ce texte est révélateur d'une vision profondément régressive du travail, partagée par le centre, la droite et l'extrême droite : une vision qui considère les droits sociaux comme des obstacles et non comme des protections, et qui tente d'effacer l'histoire des luttes qui ont permis d'améliorer concrètement la vie de millions de personnes.
C'est aussi, et surtout, une volonté de priver les travailleurs de tout rapport de force dans les négociations.
La proposition de loi sera examinée en séance jeudi 22 janvier. Nous appelons l'ensemble des organisations syndicales et la population à se mobiliser contre ce texte qui créerait un précédent dangereux.
Car lorsqu'un gouvernement restreint le droit de grève et criminalise les mobilisations, il ne s'attaque jamais à un seul secteur… Ne laissons pas détricoter nos droits !
La continuité du service public ne se construit pas contre les agents, mais avec eux.”
- 2026-01-19 “RIC, référendum révocatoire : les insoumis veulent rendre le pouvoir des communes au peuple — À quelques semaines des élections municipales, les candidat·es insoumis·es continuent de présenter leur programme.
Au cœur du communalisme insoumis se trouve l'idée d'une intervention populaire directe dans les affaires de la commune. Cela peut se faire simplement grâce à la mise en place d'un réel référendum d'initiative citoyenne municipal. Cette mesure, plébiscitée par 80% des Français·es, est l'une des plus importantes du programme municipal des différentes listes insoumises.
Alors que la Constitution prévoit depuis 2003 le droit au référendum local, moins de 0,1% des communes l'ont utilisé en 2024. Cette monopolisation du pouvoir est archaïque : il est temps d'ouvrir les décisions du conseil municipal au vote des citoyen·nes. Les communes insoumises ouvriront une plateforme en ligne permettant de proposer des projets et de recueillir de manière vérifiée et sécurisée les signatures. Elles s'engageront à enclencher un référendum local sur toutes les propositions dépassant un seuil de signatures.
De la même façon, les élu·es insoumis·es s'engageront à proposer de reconnaître la révocabilité de tous les élu·es municipaux. Concrètement, cela signifie ouvrir la possibilité sur cette plateforme de lancer des pétitions argumentées pour la démission d'un·e élu·e, organiser une votation pour celles dépassant le seuil prévu, et en respecter le résultat.
Pour matérialiser cet engagement, 155 candidat·es de toute la France lancent aujourd'hui un appel à la démocratisation des communes par ces deux engagements. Cet engagement programmatique est ouvert à tout·es les candidat·es qui souhaiteraient le soutenir. La France insoumise appelle le maximum de candidat·es aux municipales à le signer.”
- 2026-01-14 “Stoppons le commerce avec les responsables d'un génocide — La France insoumise, avec ses partenaires de l'Alliance de la Gauche Européenne issus de 9 partis de gauche de toute l'Europe, et en lien avec les associations, ONG et syndicats, lance une initiative citoyenne européenne pour suspendre l'accord d'association UE–Israël.
À Gaza comme en Cisjordanie occupée, le génocide du peuple palestinien se poursuit. Malgré l'ampleur des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par le gouvernement Netanyahou, l'Union européenne continue de traiter Israël comme un partenaire privilégié. Pendant ce temps, 19 trains de sanctions ont été adoptés contre la Russie.
Cette complicité passe notamment par l'accord d'association UE–Israël, en vigueur depuis 2000, qui encadre une large coopération commerciale, économique et politique.
L'UE est aujourd'hui le premier partenaire commercial d'Israël, contribuant de fait à financer et légitimer l'occupation, la colonisation et les massacres en cours.
Notre exigence est claire : la suspension immédiate et totale de l'accord d'association UE–Israël.
Cette ICE doit recueillir 1 million de signatures dans au moins 7 pays de l'UE pour forcer la Commission à se saisir du sujet et agir. D'autres initiatives citoyennes ont déjà prouvé que la mobilisation populaire peut faire progresser la position et la législation européennes.
Depuis son lancement hier, la pétition a déjà recueilli plus de 80 000 signatures, dont 52 000 en France, soit 90 % du seuil national requis.
Nous devons saisir tous les outils à notre disposition pour mettre fin à la complicité européenne et rendre justice aux Palestiniens. L'ICE en est un, et le million de signatures prouvera que là où les gouvernements européens ferment les yeux, les peuples s'unissent pour faire cesser l'horreur.”