EU Policymakers · ATLAS
Les Engagés
National political party
Policy topics Les Engagés is active on
What Les Engagés has said (60)
- 2026-07-17 “Gaspillage textile : l'Europe franchit une étape historique — « À partir de ce 19 juillet, l'Europe interdira la destruction des vêtements et chaussures invendus. Cette décision, votée en septembre dernier, marque une étape majeure dans la lutte contre le gaspillage textile et renforce la responsabilité des entreprises dans la transition vers une économie circulaire », indique notre député européen.
« Pour rappel, jusqu'à 600.000 tonnes de vêtements, chaussures, textiles neufs sont détruits chaque année en Europe : des invendus, des retours client non remis en vente ou encore des stocks neufs éliminés pour raisons commerciales ou logistiques : c'est inadmissible ! », s'exclame-t-il.
« Rappelons aussi que 600.000 tonnes de vêtements détruits, c'est aussi près de 6 millions de tonnes de CO₂, soit un niveau d'émissions comparable aux émissions nettes annuelles de la Suède. Il y a donc aussi une portée environnementale très importante à l'application de notre mesure. Avec cette décision, l'Union européenne envoie un signal clair : le temps de l'impunité pour les pratiques de destruction massive touche à sa fin ».
Ce que prévoit concrètement la décision
Dès ce 19 juillet, les grandes entreprises ne pourront plus détruire des produits de consommation invendus, notamment des textiles et des chaussures. Les entreprises de taille moyenne seront soumises aux mêmes règles à partir de 2030. La destruction ne sera autorisée qu'en dernier recours, après examen de solutions alternatives comme la réparation, le don ou le recyclage.
Cette décision, qui prend la forme d'un acte délégué de la Commission européenne, prévoit des dérogations, mais elles seront très limitées : par exemple pour des raisons de santé ou de sécurité, en cas de produits irréparablement endommagés ou non conformes aux normes européennes. Les entreprises devront, dans de tels cas, conserver pendant cinq ans les preuves justifiant toute destruction et démontrer qu'aucune option de réutilisation n'était possible.
« Ce renforcement des obligations vise à mettre fin aux abus et à garantir des conditions de concurrence équitables. Pendant trop longtemps, des tonnes de vêtements neufs ont été détruites alors qu'elles auraient pu être réutilisées. Cette décision met un coup d'arrêt à ces pratiques irresponsables. L'Europe affirme que le gaspillage textile n'est plus acceptable et que les entreprises doivent assumer pleinement leurs responsabilités environnementales. C'est une avancée concrète pour l'économie circulaire et pour une concurrence loyale entre les acteurs. »
Une étape dans une stratégie plus large
En complétant le règlement sur l'écoconception des produits durables voté il y a près de deux ans, cette décision accélère la transition du secteur textile vers des modèles davantage circulaires. Elle contribue à réduire les déchets, à limiter l'impact environnemental de l'industrie et à encourager l'innovation vers des pratiques plus durables.
Notre président et député conclut : « L'Union européenne montre qu'elle peut agir fermement contre le gaspillage. Il faut maintenant poursuivre cet effort pour soutenir les entreprises qui investissent dans la durabilité et sanctionner celles qui persistent dans des pratiques peu scrupuleuses. »”
- 2026-07-17 “Le vote du décret-programme au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles : un déni de démocratie, vraiment ? — Depuis vingt-cinq ans, comme bourgmestre puis comme député, j'ai fait de la démocratie et de la citoyenneté le fil conducteur de mon engagement politique. C'est dans cet esprit que j'exerce aujourd'hui la présidence du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Être qualifié, au plus fort des tensions sur le décret-programme, de « fossoyeur de la démocratie » ou m'entendre reprocher un « déni de démocratie », m'a donc touché, je le reconnais volontiers, d'autant que la critique m'a semblé particulièrement injuste.
Au terme d'une session parlementaire marquée par les débats tendus et le vote contesté de ce décret-programme, il m'a semblé utile de revenir ici, non pas sur le fond des mesures, ni sur les réactions du secteur de l'enseignement, que je respecte, mais sur le processus décisionnel par lequel le Parlement a estimé devoir assumer ses responsabilités. Reprenons posément le fil des événements, sans céder aux polémiques caricaturales.
Le respect du processus parlementaire suppose la transparence et une information complète des députés, dans des délais permettant un vrai travail d'analyse.
En l'occurrence, souvenons-nous que les mesures concernées ont été annoncées par le Gouvernement dès octobre 2025. Elles ont déjà fait l'objet de débats nourris dans le cadre de l'adoption, en décembre 2025, du budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ensuite, le projet de décret-programme traduisant ces mesures en normes juridiques fut communiqué aux parlementaires le 30 avril 2026. Son examen en commission aurait pu débuter après un délai 84 heures, mais à la demande expresse de l'opposition en Conférence des présidents, un délai trois fois plus long, soit un délai de dix jours, fut appliqué. Entamé le 11 mai, l'examen du texte mobilisa pas moins de six réunions, dans quatre commissions différentes, et s'étendit sur plusieurs semaines.
Nul ne peut donc raisonnablement soutenir – et l'opposition elle-même en convient – qu'il n'a pas disposé du temps nécessaire pour prendre pleinement connaissance des enjeux inhérents à ce texte.
La tentation de la flibuste
A trois reprises au cours de ces travaux, l'opposition a sollicité du Président le renvoi d'amendements au Conseil d'Etat. A chaque fois, j'ai scrupuleusement respecté ce droit, ce qui a eu pour effet – recherché par les auteurs de ces amendements – de prolonger les travaux et de postposer le vote en séance plénière, initialement prévu le 20 mai.
Si les deux premières demandes ont suspendu les travaux en commission jusqu'à la remise de l'avis du Conseil d'Etat, il ne pouvait en aller de même pour la troisième demande, formulée le 1er juin, dès lors que celle-ci est intervenue après la clôture des discussions en commission. La discussion sur les articles du décret-programme étant close, comme en atteste le bulletin des travaux, cette ultime demande, qui portait sur la création d'un article additionnel, a bien été renvoyée pour avis au Conseil d'Etat, comme les deux précédentes, mais sans pouvoir cette fois interrompre le processus en cours.
Comme j'ai eu l'occasion de l'expliquer aux constitutionnalistes qui m'ont interrogé sur ce point de procédure, le renvoi d'amendements au Conseil d'Etat après la clôture des discussions ne peut déclencher un interminable carrousel procédural, sous peine d'empêcher indéfiniment le bon aboutissement du travail parlementaire. Tel était, en réalité, l'objectif, à peine voilé, de l'opposition : la volonté d'empêcher le vote du décret-programme et d'en retarder sans fin l'examen – quitte à instrumentaliser le Conseil d'Etat – fut exprimée publiquement en commission comme en séance plénière ; elle fut confirmée à travers d'autres manœuvres dilatoires, dont le refus de faire confiance aux rapporteurs (en ce compris un rapporteur désigné par l'opposition) et l'exigence d'une relecture fastidieuse du rapport final. N'est-ce pas dans cette volonté d'obstruction que réside, finalement, le véritable déni de démocratie ?
La lettre et l'esprit
Au moment de convoquer la séance plénière consacrée à l'adoption du décret-programme, la Conférence des présidents, dont c'est l'une des missions, n'a pu s'accorder. Faute de consensus au sein de la Conférence, il m'a fallu recourir au vote pour trancher la question. Les pouvoirs du président se limitent à organiser les débats, pas à décider au nom des membres de la Conférence des présidents.
C'est donc majorité contre opposition qu'il fut décidé de tenir la séance plénière le 4 juin. Motivée, à tort ou à raison, par la nécessité de stabiliser juridiquement la préparation de la rentrée scolaire, par la difficulté de libérer une autre date dans un agenda parlementaire déjà chargé et par la volonté de couper court aux manœuvres dilatoires, cette décision n'en était pas moins dérogatoire au règlement, dont l'article 26.7 prévoit un délai de 84 heures entre la communication du rapport de commission et la discussion générale du texte en séance plénière.
Si personne ne conteste que le délai fixé à l'article 26.7 n'a pas été respecté, il n'est pas inutile, cependant, d'en rappeler l'esprit : fixé à une époque où la transmission des textes s'effectuait par voie postale, alors que désormais les textes sont accessibles en un clic sur une plate-forme électronique, ce délai vise à permettre aux parlementaires de prendre connaissance du texte avant d'échanger leurs points de vue. Cet objectif, on l'a vu, n'a jamais été compromis.
Du reste, il faut savoir que les rapports des commissions thématiques avaient été envoyés anticipativement, à heure et à temps. Seul le rapport final de la commission du budget n'a pu être approuvé et envoyé que la veille de la séance plénière.
Mais surtout, dans cette affaire de délai, le dernier mot est revenu à l'assemblée plénière elle-même. Par deux fois, à l'entame de la séance du 4 juin, elle a approuvé en toute souveraineté l'examen du projet de décret-programme : d'abord en rejetant la motion déposée par l'opposition visant à reporter la séance et, ensuite, en approuvant, par un deuxième vote, l'ordre du jour de la séance tel que proposé par la Conférence des présidents. Ce faisant, l'assemblée plénière a endossé, en parfaite connaissance de cause, l'accélération du processus parlementaire.
Faut-il s'offusquer de cette entorse au règlement du Parlement ?
Sur ce point controversé, le professeur de droit constitutionnel, Christian Behrendt, développe, dans ses Principes de droit constitutionnel belge, une analyse qui peut trouver à s'appliquer dans le cas présent. « Si le Parlement, en séance plénière, décide de s'écarter des dispositions de son règlement, on ne peut, à bien y regarder, pas y voir une transgression. (…) Le règlement a certes une normativité, mais il s'agit d'une normativité tempérée, en ce sens qu'aucune de ses dispositions ne saurait faire obstacle au droit de l'assemblée, siégeant en séance plénière, de statuer librement, fût-ce dans un sens différent de celui prévu dans le règlement. »[1]
Soyons de bon compte : la prérogative de l'assemblée plénière, soulignée par la doctrine Behrendt, doit être utilisée avec parcimonie. Mais elle existe. Elle se doit de rester exceptionnelle et ne peut devenir une pratique systématique. Elle ne visait, dans ce cas de figure, qu'à déjouer les tentatives d'obstruction et à assurer le travail parlementaire jusqu'à son terme, c'est-à-dire jusqu'au vote du texte.
En définitive, le vote a bien eu lieu et la validité juridique du décret-programme est pleine et entière. Dans la foulée, l'opposition a déposé des propositions de décret visant à supprimer certaines des mesures qui venaient d'être approuvées. La majorité, en Conférence des présidents, ne s'est pas opposée à ce que ces propositions soient examinées en urgence en commission, avant d'être soumises à l'assemblée plénière, laquelle, in fine, les a rejetées.
On peut toujours s'offusquer des résultats d'un vote, mais on ne peut nier que tous les votes sont intervenus à l'issue de longs débats, qui ont fait la part belle à l'expression des uns et des autres et, en particulier, aux arguments de l'opposition. La démocratie a bel et bien fonctionné.
Et maintenant ?
Les épisodes vécus ces dernières semaines, parfois douloureusement, ont montré que le règlement du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles gagnerait à être réexaminé, en vue de clarifier ou de réviser certaines de ses dispositions. C'est pourquoi, après avoir rencontré plusieurs constitutionnalistes, j'ai engagé un dialogue avec l'ensemble des chefs de groupes politiques. Mon souhait est que ce travail collectif, mené sans esprit polémique, permette à notre Parlement d'améliorer son fonctionnement et ainsi de conforter sa légitimité et celle de la démocratie.
Je reste convaincu que le Parlement s'honore en écoutant ce qui se dit sur les bancs de la majorité comme de l'opposition, autant que dans la société civile. Le débat qui en découle et qui constitue l'essence même du travail parlementaire peut, bien entendu, donner lieu à des affrontements, mais sauf à vouloir enrayer le fonctionnement de la démocratie, ces affrontements ne peuvent conduire à bloquer la décision finale. « Ecouter, puis décider »[2] disait déjà Philippe Maystadt.
A cet égard, les intimidations envers les parlementaires, comme les intrusions dans l'enceinte même du Parlement, que je ne peux passer sous silence, sont évidemment inacceptables. Leur répétition constituerait, pour le coup, une vraie menace pour la démocratie.
Vingt-cinq ans de vie publique m'ont appris que la démocratie est sans cesse à réinventer : elle se mérite, jour après jour, et se construit avec celles et ceux qui la font vivre. C'est ce que j'essaye de faire en permanence, dans la limite de mes attributions. Pour la prochaine session parlementaire, j'appelle chacune et chacun au respect et à la sérénité. Notre Parlement est un lieu précieux, auquel je crois depuis toujours et qu'il nous faut préserver plus que jamais.
Benoît Dispa
de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Le 17 juillet 2026.
[1] Behrendt C. et Vrancken M., Principes de droit constitutionnel belge, la Charte, 3e édition, 2024, p. 160.
[2] Maystadt Ph., Ecouter, puis décider : entretiens avec Anne Mikolajczack, Duculot, 1988.”
- 2026-07-17 “Violences faites aux femmes : les entités francophones allient leurs forces autour d'un plan commun — Face à la persistance des violences faites aux femmes, les trois Gouvernements ont choisi d'agir de manière concertée. L'adoption du Plan intrafrancophone de lutte contre les violences faites aux femmes 2025-2029 constitue l'expression concrète de cette volonté politique : dépasser les frontières institutionnelles pour construire une réponse cohérente et coordonnée au bénéfice des victimes.
Fruit d'un important travail de concertation associant administrations, experts et acteurs de terrain, le PVIF traduit dans les compétences des trois entités francophones les engagements pris par la Belgique au niveau international et européen. Il constitue un cadre de référence commun pour l'ensemble des politiques publiques concernées.
Une approche globale articulée autour de quatre piliers
Le Plan repose sur une approche globale articulée autour des quatre piliers de la Convention d'Istanbul : prévenir, protéger, poursuivre et coordonner. Cette architecture permet d'agir à chaque étape de la chaîne de lutte contre les violences, depuis la sensibilisation et la prévention jusqu'à l'accompagnement des victimes et la responsabilisation des auteurs.
Le Plan couvre l'ensemble des formes de violences fondées sur le genre : violences commises par un ex-partenaire, violences sexuelles, mutilations génitales féminines, mariages forcés ou d'autres formes de violences touchant spécifiquement les femmes et les filles. Une attention particulière a été portée à la prise en compte des réalités spécifiques rencontrées par les femmes en situation de handicap victimes de violences.
25 mesures prioritaires et 22 mesures de bonne gouvernance
Parmi les mesures adoptées figurent notamment la formation des professionnels de l'enseignement, de la santé et de l'aide à la jeunesse aux violences fondées sur le genre, le développement d'outils de lutte contre les cyberviolences, les mutilations génitales féminines et les violences gynécologiques et obstétricales, ainsi que le renforcement de la protection des femmes et des enfants victimes de violences.
Le plan prévoit également la mise en œuvre du dispositif « Pack Nouveau départ », le déploiement structurel des dispositifs interdisciplinaires de prise en charge des situations à haut risque de violences conjugales DIVICo, dont les féminicides, le lancement d'un projet pilote de bracelet d'éloignement, le renforcement de la prise en charge des auteurs et la poursuite de la généralisation de l'EVRAS.
Une articulation avec le Plan d'action national
Le PVIF s'inscrit également en articulation étroite avec le futur Plan d'action national de lutte contre les violences basées sur le genre (PAN) 2026-2030. Les actions et mesures qu'il contient constitueront la contribution des trois entités francophones au futur PAN, garantissant la cohérence entre les initiatives menées et les engagements pris au niveau national.
Notre ministre wallon de l'Égalité des chances et des Droits des Femmes, Yves Coppieters, l'affirme : « Les violences faites aux femmes ne connaissent pas les frontières administratives. Il était donc essentiel que nos trois entités francophones parlent d'une même voix et poursuivent une même ambition. Ce plan constitue une véritable feuille de route commune qui nous permettra de renforcer la prévention, la protection des victimes et la coordination de nos actions au cours des cinq prochaines années. »
Notre ministre en charge de la Jeunesse et de la Petite Enfance, Valérie Lescrenier, ajoute : « À travers ce plan, et dans le cadre de l'action de ses Maisons de justice, la Fédération Wallonie-Bruxelles déploiera un projet pilote de bracelet d'éloignement. Ce dispositif illustre notre volonté d'agir en amont, de prévenir le passage à l'acte et d'offrir aux victimes une protection toujours plus efficace, tout en veillant à l'accompagnement des enfants concernés grâce au soutien à la parentalité proposé par l'ONE. »
Notre ministre bruxellois de l'Économie et de l'Emploi, Laurent Hublet, également Secrétaire d'État bruxellois à l'Égalité des chances, conclut : « Les violences faites aux femmes ne sont pas une fatalité. Comme toute réalité sociale, elles peuvent être combattues lorsque les institutions coopèrent, que les citoyens s'engagent et que nous osons repenser nos façons d'agir. L'innovation publique, c'est aussi cela : construire ensemble des réponses plus humaines, plus efficaces et plus solidaires. »”
- 2026-07-17 “Investir, produire, embaucher : Bruxelles se dote d'un choc fiscal ciblé — Le Gouvernement bruxellois franchit une étape majeure dans sa stratégie de redéploiement économique. À l'initiative de Laurent Hublet, notre ministre de l'Économie et de l'Emploi, trois mesures fiscales structurantes viennent donner corps aux Zones d'Accélération Economiques:
- deux exonérations temporaires de taxes régionales pour accélérer la reconversion des grands sites économiques sous-utilisés (comme les sites Audi, Solvay, Schaerbeek-Formation, Mediapark etc.) ;
- une réduction d'impôt pour les Bruxellois et Bruxelloises éloignés du marché du travail qui y décrochent un nouvel emploi. Des avantages strictement conditionnés : investissement productif, emploi local, performance environnementale.
"Après le lancement des travaux du Pacte de compétitivité, qui agit sur le coût du travail et le développement des entreprises, nous déployons aujourd'hui un deuxième levier économique : un choc fiscal ciblé pour lever les principaux freins à l'investissement productif. Ces mesures s'inscrivent dans une vision cohérente : faire de Bruxelles une Région plus compétitive, plus attractive pour les investisseurs et plus créatrice d'emplois de qualité", déclare Laurent Hublet.
Plusieurs mesures fiscales pour investir, produire et créer de l'emploi à Bruxelles
1. Un régime fiscal inédit pour accélérer la reconversion des grands sites économiques
Afin de transformer plus rapidement les sites industriels et logistiques inoccupés en nouveaux pôles
économiques, le Gouvernement met en place un mécanisme d'exonération temporaire de deux
taxes régionales :
– les centimes additionnels d'agglomération au précompte immobilier ;
– la taxe régionale sur les surfaces non résidentielles.
Ces avantages seront accordés uniquement aux projets répondant à des critères exigeants : investissements productifs importants, création d'emplois locaux, performance environnementale et collaboration avec Actiris pour favoriser l'emploi des Bruxellois.
L'objectif est de réduire le coût de la reconversion afin d'accélérer les investissements sur des sites
stratégiques comme les sites Audi, Solvay, Schaerbeek-Formation, Mediapark ou d'autres zones
d'activités économiques.
2. Une réduction d'impôt pour encourager l'embauche des Bruxellois
Le Gouvernement approuve également le principe d'une réduction de la composante régionale de
l'impôt des personnes physiques (IPP) pour certains Bruxellois et Bruxelloises éloignés du marché
du travail qui occupent un nouvel emploi dans une Zone d'Accélération Économique Bruxelloise
(ZAEB).
Cette mesure renforcera l'attractivité des nouveaux emplois créés tout en améliorant le pouvoir
d'achat des travailleurs concernés. Elle complète directement les aides accordées aux employeurs dans le cadre du Pacte de compétitivité : les entreprises seront davantage incitées à recruter, tandis que les Bruxellois seront davantage encouragés à reprendre un emploi.
La mise en œuvre de ces mesures sera construite en concertation avec les partenaires sociaux dans les prochains jours, afin d'en préciser les modalités opérationnelles et le calendrier de déploiement.
"Bruxelles doit redevenir une Région où il est simple d'investir, de produire et de créer de l'emploi. Avec ces trois mesures fiscales, nous renforçons le choc de compétitivité et poursuivons la mise en œuvre de notre feuille de route économique Brussels All.In. C'est un signal clair aux investisseurs : lorsque des projets créent de la valeur, des emplois pour les Bruxellois et transforment durablement notre territoire, la Région est à leurs côtés. Ce choc fiscal complète le Pacte de compétitivité et constitue une nouvelle étape de notre stratégie de redéploiement économique », conclut notre ministre.”
- 2026-07-17 “À Libramont, notre Mouvement défend une agriculture rémunératrice, souveraine et tournée vers l'avenir — Réussir le renouvellement des générations
Notre conviction est claire : la transition agricole doit aller de pair avec un modèle économique soutenable, afin de permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier tout en répondant aux défis environnementaux. C'est en agissant sur tous les leviers à chaque niveau de pouvoir (économique, politique, territorial, environnemental) que nous construirons l'agriculture de demain.
La première urgence est donc de garantir un revenu décent aux agriculteurs. Nous défendons une meilleure répartition de la valeur au sein de la chaîne alimentaire afin que les producteurs retrouvent leur juste place dans la fixation des prix.
Sans revenu décent, il n'y a pas d'avenir pour nos exploitations. Car derrière la question de la rémunération se joue aussi celle de la transmission : comment donner envie à une nouvelle génération de s'engager dans un métier dont la viabilité économique n'est pas garantie ?
Alors que la pyramide des âges menace la viabilité du système agricole, nous faisons de la transmission des exploitations une priorité. Notre député wallon François Huberty a ainsi récemment proposé six axes de travail pour préparer le renouvellement des générations dans les fermes :
- créer un observatoire wallon de la transmission,
- organiser une période de transition progressive,
- développer une véritable culture de la transmission,
- mieux prendre en compte la dimension humaine et familiale,
- lever les freins à la transmission,
- sensibiliser les pouvoirs publics.
Une agriculture qui protège nos producteurs et notre autonomie alimentaire
Nous demandons des règles commerciales équitables au niveau européen afin de protéger nos agriculteurs et de garantir une concurrence loyale.
Nous refusons l'accord avec le Mercosur dans sa forme actuelle, qui fait peser des risques majeurs sur notre agriculture en ouvrant davantage notre marché à des produits ne respectant pas toujours les mêmes exigences sanitaires, environnementales et sociales que celles imposées à nos producteurs.
Comme l'a porté au Parlement européen notre président et député européen, Yvan Verougstraete, nous avons obtenu en début d'année la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne afin de vérifier la légalité de cet accord.
Nous resterons fermement opposés à tout traité commercial qui sacrifie nos agriculteurs sur l'autel du libre-échange et nous continuerons à défendre la réciprocité des normes et une concurrence réellement équitable.
Dans les prochains mois, nous serons également attentifs aux négociations de la future Politique Agricole Commune. Nous plaidons pour une PAC forte, dotée d'un budget ambitieux, capable de soutenir les agriculteurs actifs, les jeunes qui s'installent et le développement des territoires ruraux.
Une agriculture qui prépare l'avenir
Les agriculteurs sont déjà une partie essentielle de la solution face aux défis environnementaux, climatiques et alimentaires. Ils produisent notre alimentation, entretiennent nos paysages, protègent les sols, contribuent à la qualité de l'eau et au maintien de la biodiversité. Ces bénéfices collectifs doivent être davantage reconnus et mieux rémunérés.
Le défi n'est donc pas de ralentir la transition mais de lui permettre de changer d'échelle. Nous défendons une agriculture qui conjugue performance économique et performance environnementale grâce à l'innovation, à l'accompagnement technique et à la création de débouchés capables de valoriser les pratiques vertueuses.
Le Blue Deal agricole, porté notamment par notre ministre wallon de la Santé et de l'Environnement, Yves Coppieters, s'inscrit dans cette logique. Au-delà de la protection des zones de captages d'eau potable, il vise à reconnaître et rémunérer les services rendus par les agriculteurs à l'ensemble de la société :
- préservation de la qualité de l'eau,
- protection des sols,
- stockage du carbone,
- renforcement de la biodiversité,
- résilience face aux changements climatiques.
Le programme accompagne les changements de pratiques tout en développant les filières permettant de transformer ces bénéfices environnementaux en opportunités économiques concrètes pour les exploitations wallonnes.
Notre ministre wallon travaille également à une stratégie pour un système alimentaire sain et durable. Notre ambition n'est pas de créer une politique supplémentaire mais de mieux coordonner des actions déjà menées dans les domaines de l'agriculture, de la santé, de l'environnement, de l'économie sociale ou encore de la lutte contre la précarité. Notre objectif est simple : faire en sorte qu'une même action produise simultanément des bénéfices environnementaux, sociaux, sanitaires et économiques.
Des territoires ruraux vivants
Soutenir l'agriculture, c'est aussi investir dans la vitalité de nos territoires ruraux ! Cet enjeu est abordé de manière transversale par nos ministres Jean-Luc Crucke, Elisabeth Degryse, François Desquesnes, Valérie Lescrenier et Vanessa Matz. Cela implique le maintien des services publics de proximité, l'accès aux soins, aux transports en commun, à la formation et aux infrastructures indispensables à la vie économique et sociale de nos campagnes.
À Libramont, nous poursuivrons tout au long de la Foire nos rencontres avec les agriculteurs, les organisations professionnelles et les acteurs du monde rural afin de nourrir notre action politique au plus près des réalités du terrain.”
- 2026-07-17 “Les églises comme refuge climatique — Monseigneur Luc Terlinden a confirmé à notre ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke, la volonté de l'Église catholique de favoriser, dans la mesure du possible et dans le respect des réalités locales, l'ouverture de ses bâtiments. Les personnes qui souhaitent y trouver un moment de fraîcheur pourront y être accueillies dans le respect des lieux, de leur vocation et de chacune et chacun de ceux qui les fréquentent.
Dans le respect des compétences et responsabilités de chacun, ainsi que du principe d'autonomie réciproque de l'Église et de l'État, les discussions se poursuivront dans les prochaines semaines avec les autorités civiles et ecclésiastiques concernées. Les Régions et les pouvoirs locaux, qui jouent un rôle essentiel dans la gestion de nombreux édifices religieux, y seront pleinement associés.
La rencontre a également permis d'évoquer les perspectives qu'offre le patrimoine immobilier de l'Église en matière de transition énergétique et de résilience climatique. Les échanges se poursuivront sur ce point afin d'examiner, avec l'ensemble des acteurs concernés, les différentes pistes de coopération susceptibles de contribuer à ces objectifs communs.”
- 2026-07-17 “40 % de femmes minimum dans les hautes fonctions fédérales dès 2027 — « Plafond de verre », « plancher collant », « parois de verre »… autant d'expressions qui décrivent les obstacles qui freinent encore la carrière des femmes. La fonction publique fédérale n'échappe pas à cette réalité. Les femmes y sont nombreuses, mais leur présence diminue à mesure que l'on monte dans la hiérarchie.
Les données sont parlantes : la répartition est encore équilibrée au niveau A2, avec 50 % de femmes et 50 % d'hommes. Mais le décrochage commence dès le niveau A3, où la proportion de femmes tombe à 44 %. Elles ne sont ensuite plus que 39 % au niveau A4 et 30 % au niveau A5.
Cette sous-représentation se retrouve également dans les rémunérations. Si les barèmes de l'administration fédérale garantissent un même salaire pour une même fonction, l'écart salarial entre les femmes et les hommes reste de 7 % lorsque l'on compare des durées de travail équivalentes.
Notre ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, le résume : « Dans l'administration fédérale, à fonction égale, le salaire est égal. Le problème est celui de l'égalité professionnelle. Les femmes sont majoritaires dans l'administration, mais elles accèdent moins souvent aux fonctions les plus élevées et donc aux niveaux de rémunération les plus importants. C'est cette réalité que nous voulons corriger. »
Relever le niveau d'ambition
Actuellement, un même sexe peut représenter jusqu'à deux tiers des personnes nommées ou désignées dans les fonctions supérieures, garantissant une représentation minimale d'un tiers de chaque genre. La réforme adoptée relève cet objectif. À partir du 1er janvier 2027, aucun genre ne pourra représenter plus de trois cinquièmes des titulaires de fonctions de management et des agents nommés aux niveaux A3, A4 et A5. La représentation minimale de chaque sexe passera ainsi d'un tiers à 40 %.
Cette cible doit permettre de consolider les progrès déjà réalisés, d'éviter tout recul et d'accélérer la progression là où les femmes restent encore largement sous-représentées, en particulier au niveau A5.
« L'État ne peut pas demander à la société d'avancer vers davantage d'égalité sans appliquer cette exigence à sa propre organisation. Les objectifs de représentation fonctionnent. Ils ont permis une nette progression de la présence des femmes dans les fonctions supérieures. Nous voulons aujourd'hui relever notre ambition et intervenir plus tôt, au moment où les trajectoires professionnelles commencent réellement à diverger. »
Agir sur les chiffres, mais aussi sur les parcours
Fixer des objectifs statistiques est un levier efficace, mais ils ne suffisent pas à eux seuls. Notre ministre prévoit également d'agir sur les obstacles plus discrets qui peuvent freiner les carrières féminines : réexaminer certaines conditions d'accès aux fonctions supérieures, mieux informer sur l'impact du temps partiel sur le salaire, la carrière et la pension, renforcer le leadership inclusif et le coaching, et assurer un meilleur suivi des données dans l'ensemble des administrations.
« L'objectif n'est pas uniquement d'améliorer les statistiques. Nous voulons faire évoluer durablement les parcours de carrière, les pratiques et les mentalités. L'administration fédérale doit être exemplaire et créer une dynamique qui puisse également inspirer le secteur privé », conclut notre ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz.
Une même ambition dans les entreprises publiques
Toujours dans la volonté de renforcer la présence des femmes là où se prennent les décisions, le Conseil des ministres a également approuvé l'instauration d'une représentation minimale de 33 % du sexe sous-représenté au sein des Comités de direction des entreprises publiques autonomes : bpost, Proximus, SNCB, Infrabel et Skyes.”
- 2026-07-13 “Vers la fin du financement indirect des partis politiques en Fédération Wallonie-Bruxelles — Conformément à la Déclaration de politique communautaire, le Gouvernement a adopté ce vendredi 10 juillet, en première lecture, l'avant-projet de décret relatif aux conditions de subventionnement dans les secteurs de l'éducation permanente, des organisations de jeunesse et des centres d'archives d'intérêt patrimonial, pour les acteurs directement liés à un parti politique.
Cette réforme vise à garantir que les subventions octroyées par la Fédération Wallonie-Bruxelles soient exclusivement affectées à des projets et missions relevant de l'intérêt général, tels que définis par les décrets sectoriels, et ne puissent, directement ou indirectement, servir la promotion de partis politiques. Il ne s'agit en rien d'un décret transversal visant d'autres ASBL.
Notre ministre-présidente, Elisabeth Degryse, l'affirme : « C'était un engagement de cette majorité, nous tenons le cap. Il n'est pas logique que la Fédération Wallonie-Bruxelles finance indirectement les partis politiques qui bénéficient déjà d'une dotation publique fédérale. Nous ne remettons pas en cause leur reconnaissance comme acteurs dans les différents secteurs. Mais dès janvier 2027, nous mettons un terme à leur financement par la Fédération Wallonie-Bruxelles. En cette période de difficultés budgétaires, il est en effet important que tout le monde fasse sa part. »
Ce que prévoit concrètement la réforme
S'inspirant de la logique d'incompatibilité déjà consacrée dans le décret sur la nouvelle gouvernance culturelle du 28 mars 2019, la réforme insère une condition relative au subventionnement structurel portant spécifiquement sur les liens établis entre une association et un parti politique.
Seront désormais exclues de subventionnement les associations ayant un lien structurel avec un parti politique, c'est-à-dire un financement direct ou indirect, une affiliation, une action de promotion du parti dans les statuts, un droit de nomination, de révocation ou d'instruction exercé par un parti, ou encore une participation active de l'association à la promotion d'un parti durant la campagne électorale. Autant de marqueurs directs, objectifs et vérifiables d'un lien structurel partisan.
Ce que la réforme ne remet pas en cause
La réforme ne remet nullement en question l'expression d'opinions politiques, l'existence de parcours individuels engagés, la conservation ou la valorisation d'archives relatives à des formations politiques, ni la reconnaissance des organisations de jeunesse. Elle se limite à exclure du bénéfice des subventions les associations dont les liens avec un parti politique sont de nature à compromettre leur autonomie ou à permettre une utilisation partisane des moyens publics.
Ce projet de décret est désormais envoyé pour avis aux différentes instances consultatives sectorielles.”
- 2026-07-13 “Les géants du numérique doivent contribuer là où ils créent de la valeur — Selon les comptes publiés de la filiale belge de Meta, le groupe n'aurait acquitté qu'environ un million d'euros d'impôts en Belgique pour l'exercice 2025, soit deux fois moins que l'année précédente. Un montant qui contraste avec la place prépondérante occupée par Meta sur le marché belge de la publicité numérique, dont le chiffre d'affaires est estimé entre 650 et 700 millions d'euros.
Pour notre député européen, cette situation met en lumière une faille persistante du marché unique européen : les multinationales peuvent encore organiser leurs bénéfices de manière à être imposées là où la fiscalité leur est la plus favorable.
« Une PME, qu'elle soit belge, française ou d'où qu'elle vienne, ne peut pas choisir le pays dans lequel elle paie ses impôts. Pourquoi une multinationale qui vend de la publicité à cette même PME pourrait-elle encore le faire ? », s'interroge notre président.
Une concurrence fiscale qui pénalise les entreprises belges
Lorsqu'une PME belge achète de la publicité sur Facebook ou Instagram, la facture est généralement émise depuis l'Irlande plutôt que depuis la Belgique. Pendant des années, l'Irlande a bâti son attractivité sur un impôt des sociétés de 12,5 %, contre 25 % en Belgique. Cette différence continue d'encourager la localisation des bénéfices hors des pays où la valeur économique est créée.
Résultat : une part importante des revenus générés auprès des entreprises belges est comptabilisée en dehors de la Belgique, alors même que les clients, les annonceurs et l'activité économique se trouvent sur notre territoire. Sans compter les bénéfices qui peuvent ensuite être remontés au sein de la structure internationale du groupe, notamment au titre de la propriété intellectuelle ou d'autres mécanismes internes.
« Nos entreprises investissent, créent des emplois et paient leurs impôts en Belgique. Elles ne disposent pas d'une armée de fiscalistes ni de filiales réparties aux quatre coins du monde. Elles respectent les règles. Les géants du numérique devraient être soumis au même principe d'équité », estime notre président.
Une question de justice économique
Il ne s'agit pas de pointer du doigt un État membre en particulier, mais de reconnaître que les différences persistantes entre les régimes fiscaux européens continuent d'alimenter des stratégies d'optimisation dont les plus grandes multinationales sont les principales bénéficiaires.
« Il faut mettre fin à un système qui permet encore aux multinationales de choisir, en pratique, où une partie importante de leurs bénéfices sera imposée. Tant que cette possibilité existera, nos PME joueront avec un handicap concurrentiel. Le marché unique ne peut pas être un marché unique pour les ventes, mais fragmenté lorsqu'il s'agit de contribuer à l'impôt. »
Une question écrite à la Commission européenne
Face à cette situation, notre président et député annonce qu'il déposera une question écrite à la Commission européenne afin de connaître son analyse de ces pratiques et les mesures qu'elle entend prendre. Il demande notamment à la Commission d'évaluer les pertes de recettes fiscales que subissent les États membres lorsque les revenus des grandes plateformes numériques sont comptabilisés dans d'autres juridictions européennes, d'accélérer les travaux visant à harmoniser davantage l'imposition des bénéfices des multinationales, notamment dans le cadre de BEFIT, et de proposer des règles garantissant que les bénéfices soient davantage imposés dans les pays où la valeur économique est effectivement créée.
« Les citoyens acceptent de contribuer parce qu'ils savent que chacun doit participer à l'effort collectif. Lorsque les plus grandes entreprises du monde donnent le sentiment de jouer selon d'autres règles, c'est la confiance dans notre économie qui s'affaiblit. L'Europe doit rétablir des règles du jeu équitables », conclut notre député européen.”
- 2026-07-13 “Commission d'enquête sur le Foyer anderlechtois : tirer les leçons pour changer de paradigme — Les attributions, dérogations, mutations et transferts seront réservés à des assistants sociaux indépendants, sur le modèle des SASLS. Le service d'accompagnement des locataires sera réservé aux assistants sociaux engagés sur fonds propres. Le canal de demandes d'interventions des locataires sera clarifié : via l'accueil, les assistants sociaux, les concierges ou responsables de site, mais jamais par les mandataires politiques.
4. Renforcer le contrôle par les délégués sociaux des demandes d'attribution
Un contrôle par le délégué social sera instauré pour toutes les attributions, par OC, dérogations, mutations et transferts. La nature et l'étendue de ce contrôle seront clarifiées : contrôle de légalité d'une part, c'est-à-dire la vérification des conditions formelles et de procédure, et contrôle d'opportunité strictement encadré d'autre part, portant sur la vérification des motifs invoqués et des pièces justificatives. Le contrôle par la SLRB sera renforcé en approfondissant le contenu des rapports semestriels et annuels des délégués sociaux, afin qu'il ne porte pas uniquement sur les statistiques mais également sur le fond.
5. Définir et harmoniser pour l'ensemble des SISP les motifs de refus entraînant une radiation
Une liste de motifs reconnus sera déterminée dans une circulaire, tout comme le processus de radiation. Le contrôle par le délégué social sur les radiations sera renforcé.
6. Évaluer la pertinence et la faisabilité d'un « immoweb social »
Nous proposons d'évaluer la création d'une plateforme dédiée au logement social pour l'ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale, accessible de manière sécurisée aux candidats locataires en ordre. Les logements vacants y seraient publiés, les candidats pourraient se porter candidats pour un logement donné, et l'attribution irait au candidat le mieux classé selon les critères légaux existants : ancienneté, priorités, adéquation de la taille du logement.
7. Réglementer et définir l'accès à la BDR et BDRO ainsi qu'évaluer la pertinence d'en faire une source authentique
Veiller à une répartition claire des fonctions stratégiques et opérationnelles
1. Clarifier la répartition des rôles entre le conseil d'administration et la direction
Une charte de gouvernance commune à l'ensemble des SISP précisera les compétences respectives des organes de gestion et de la direction. Les décisions stratégiques (politique patrimoniale, investissements, budget, gestion des risques, contrôle interne, politique RH, plan d'entreprise) relèvent du conseil d'administration. Les décisions opérationnelles (gestion quotidienne, exécution des marchés, organisation des services, gestion du personnel, suivi des chantiers, relations avec les locataires) relèvent exclusivement de la direction générale.
2. Limiter clairement les interventions individuelles des administrateurs
Un administrateur, y compris le président et le vice-président, n'a pas vocation à intervenir directement auprès des membres du personnel ni à donner d'instructions aux services. Il agit exclusivement par l'intermédiaire du conseil d'administration ou du directeur général. Le président ne peut exercer lui-même des fonctions exécutives au sein de la SISP. Une interdiction explicite de toute intervention dans la gestion quotidienne sera précisée dans une charte ou un ROI commun à l'ensemble des SISP. La pertinence pour les SISP de mettre des moyens humains et matériels sur fonds propres à disposition des membres du CA sera également évaluée.
3. Renforcer l'évaluation de la gouvernance
Une évaluation périodique par la SLRB du fonctionnement du conseil d'administration sera mise en place, portant notamment sur le respect de la séparation des rôles, la qualité des informations transmises au conseil et le niveau d'intervention dans les dossiers individuels.
4. Renforcer les compétences des membres des organes de gestion et des membres du personnel
Des formations obligatoires seront prévues pour les administrateurs de SISP, portant sur la gouvernance, les missions et fonctions des organes de gestion, les procédures d'attributions et de marchés publics, et la déontologie des mandataires publics. La présence d'un juriste ou expert en matière de marchés publics au sein des CA sera exigée. Des formations obligatoires seront également prévues pour les membres du personnel, avec un renforcement des exigences de compétences des responsables de sites et des procédures d'évaluation annuelle obligatoire pour l'ensemble du personnel, direction incluse.
5. Renforcer les processus de recrutement du personnel
La politique des ressources humaines sera clarifiée, avec un renforcement du rôle du directeur général, des grilles et fiches descriptives de fonction, une harmonisation des barèmes et une révision des procédures d'augmentation. Le contrôle par la SLRB des licenciements sera renforcé, tant sur la motivation que sur la pertinence des décisions prises.
6. Renforcer la tutelle de la SLRB
Une révision des dispositifs existants inscrits aux articles 41, 4°, 65 et 78 du Code bruxellois du logement est prévue, afin de les rendre plus lisibles et plus efficaces.
Renforcer le contrôle interne sur les procédures d'attribution de marchés et les achats
Les procédures de commandes de travaux, y compris les travaux de rénovation hors marchés publics (moins de 30.000 euros), seront clarifiées. Des marchés stocks seront prévus. Les procédures d'état des lieux de sortie seront harmonisées et les contrôles du respect des règles de marchés publics renforcés.
Imposer un engagement strict et transparent par les administrateurs du code de déontologie
La signature du code de déontologie des mandataires publics sera rendue obligatoire pour les membres des conseils d'administration et des assemblées générales, en début de mandat. Cette mesure peut paraître symbolique, mais elle devrait contribuer au changement de culture que nous appelons de nos vœux. La nécessité d'introduire des sanctions dans le code de déontologie sera évaluée avec l'appui de la commission de déontologie.
1. Imposer aux membres des conseils d'administration et des assemblées générales, en début de mandat, la signature pour accord du code de déontologie des mandataires publics.
2. Evaluer avec l'appui de la commission de déontologie, la nécessité d'introduire des sanctions dans le code de déontologie.
3. Interdire le cumul de mandat au sein d'un organe de gestion d'une SISP et d'un mandat politique exécutif
4. Interdire toute intervention individuelle d'un administrateur dans les dossiers d'attribution
Aucun administrateur ne pourra recommander un candidat, intervenir dans un dossier individuel, demander une priorité ou contacter les services pour influencer une décision. Cette interdiction sera assortie d'une obligation de signalement de toute tentative d'influence. Chaque SISP devra mettre en œuvre une procédure de protection des lanceurs d'alerte. Enfin, chaque SISP s'engagera à n'utiliser ses ressources humaines, matérielles et financières que dans un but compatible avec ses missions et son objet social, à l'exclusion de tout intérêt personnel de ses membres, y compris à des fins électorales.”
- 2026-07-13 “iciSanté : la Wallonie passe à l'action pour réformer la première ligne de soins — Après les Assises de la première ligne et l'adoption du décret de 2024, la Wallonie entre désormais dans une nouvelle phase : celle de la mise en œuvre sur les territoires, avec le développement des futures Organisations Locorégionales de Santé (OLS) partout en Wallonie.
Notre ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, le résume : « Nous voulons passer d'un système qui réagit principalement aux difficultés lorsqu'elles surviennent à un système capable d'anticiper les besoins des populations, d'agir au plus près des réalités de terrain et de mobiliser l'ensemble des acteurs autour d'objectifs communs. L'objectif n'est pas d'imposer un modèle uniforme à l'ensemble de la Wallonie, mais de doter chaque territoire d'une capacité collective à comprendre les besoins de sa population, à prioriser ses actions et à développer des réponses adaptées à ses réalités locales. La santé ne se construit pas uniquement dans les cabinets médicaux ou les hôpitaux. Elle se construit aussi dans nos quartiers, nos communes, nos écoles, nos logements et nos réseaux de proximité. »
D'une vision partagée à une mise en œuvre concrète
Là où Proxisanté avait permis de construire une vision partagée de la première ligne et de fédérer les professionnels autour d'un nouveau modèle, iciSanté en constitue aujourd'hui l'opérationnalisation. Les consortiums déjà constitués sur les territoires sont en cours de mobilisation, d'analyse des besoins, de définition des priorités et de construction d'actions concrètes.
Le vieillissement de la population, la progression des maladies chroniques, les difficultés liées à la santé mentale, la précarité sociale, les pénuries de professionnels ou encore les conséquences du changement climatique transforment profondément les besoins de la population. Dans le même temps, les systèmes de soins, d'accompagnement et d'aide sociale sont soumis à des tensions croissantes.
Face à cette réalité, la réforme portée par le Gouvernement wallon et l'AVIQ vise à mieux articuler les acteurs d'un même territoire afin de construire des réponses coordonnées à partir des besoins réels de la population. Cette nouvelle approche repose sur six grands principes : la proximité, la promotion de la santé, la participation des citoyens et des acteurs locaux, les parcours intégrés d'accompagnement et de soins, l'équité et la résilience des territoires.
Partir des situations concrètes vécues par les habitants
L'originalité de la démarche consiste à partir des situations concrètes vécues par les habitants plutôt que de l'organisation institutionnelle des secteurs.
Prenons l'exemple de l'arrivée d'un enfant dans une famille. Les besoins qui entourent les premiers moments de la vie dépassent largement le cadre médical : ils concernent aussi l'accès à un logement de qualité, le soutien à la parentalité, la santé mentale des parents, l'accès aux services, la prévention ou encore l'accompagnement des situations de vulnérabilité. Les futures OLS ont précisément vocation à permettre aux maternités, médecins généralistes, sages-femmes, services sociaux, associations, communes et acteurs de l'ONE de construire ensemble des réponses plus cohérentes autour des familles.
Les récentes vagues de chaleur illustrent un autre défi territorial majeur. Lorsque survient une canicule, la protection de la population commence bien avant l'arrivée des patients à l'hôpital. Elle suppose de pouvoir identifier les personnes isolées, repérer les logements les plus exposés, mobiliser les services d'aide à domicile, les communes, les pharmaciens, les associations et les professionnels de santé afin d'anticiper les risques et de protéger les personnes les plus vulnérables. La logique poursuivie est celle d'une capacité collective à agir avant la crise, et non uniquement pendant celle-ci.
iciSanté : un nom, un logo, une ambition
Le choix du nom iciSanté associe l'idée du bassin de vie et de la proximité à celle de la santé et de l'accompagnement. Il traduit la volonté de construire un système plus accessible, plus coordonné et davantage ancré dans la réalité quotidienne des citoyens. Son sous-titre, « Agir ensemble pour mieux vivre », résume l'ambition de la réforme : renforcer la coopération afin d'améliorer durablement la qualité de vie de la population.
Le nouveau logo a été conçu comme une représentation visuelle de la transformation engagée. La personne y occupe une place centrale, rappelant que le citoyen reste au cœur du système de santé et d'accompagnement. La forme évoque également une épingle de localisation, symbole du territoire et de l'ancrage local de l'action. Les six branches qui composent le symbole illustrent la volonté d'agir simultanément sur les grandes dimensions qui déterminent la performance d'un système de santé moderne : la santé de la population, l'expérience vécue par les usagers, le bien-être des professionnels, l'équité dans l'accès aux services, l'efficience du système et sa durabilité environnementale. Cette approche s'inscrit dans la logique du Sextuple Aim, retenu comme la boussole de transformation de la réforme wallonne de la première ligne.
Télécharger la conférence de presse”
- 2026-07-13 “La Wallonie lance les premiers « contrats de confiance » avec les acteurs de l'action sociale — Le Gouvernement wallon lance un appel à manifestation d'intérêt destiné à sélectionner dix opérateurs de terrain qui participeront à cette initiative. Elle s'inscrit dans la Stratégie wallonne de lutte contre la pauvreté 2025-2029 et vise à construire une nouvelle relation entre pouvoirs publics et acteurs de l'action sociale, fondée sur la confiance, la simplification administrative et l'évaluation de l'impact réel des actions menées auprès des bénéficiaires.
Aujourd'hui, de nombreux opérateurs consacrent une part importante de leurs ressources à des obligations administratives et à des activités de reporting. L'ambition des « Contrats de confiance » est de transformer durablement cette relation afin de développer la collaboration et la co-construction, et de permettre aux opérateurs de recentrer davantage leurs moyens sur leur mission première : l'accompagnement des personnes.
Qui peut candidater ?
L'appel s'adresse aux opérateurs de première ligne actifs dans cinq domaines de l'action sociale :
- l'intégration des personnes étrangères ;
- la médiation de dettes ;
- le logement et le sans-abrisme ;
- les centres de service social ;
- l'accompagnement des violences entre partenaires et des violences fondées sur le genre.
Concrètement, les dix opérateurs sélectionnés travailleront avec l'administration, l'IWEPS et le HCS à la mise en place de modalités de suivi et d'évaluation plus simples, plus adaptées et davantage centrées sur les résultats concrets obtenus pour les publics accompagnés.
Une enveloppe de 400.000 euros par an
Pour soutenir cette démarche, la Wallonie mobilise une enveloppe annuelle de 400.000 euros. Les projets retenus pourront bénéficier d'un financement pouvant atteindre 40.000 euros par an pour couvrir leurs frais de personnel et de fonctionnement liés à l'expérimentation. Les candidatures pourront être introduites jusqu'au 4 septembre 2026 à 12h sur le portail de l'Action Sociale : actionsociale.wallonie.be.
Notre ministre wallon de l'Action Sociale, Yves Coppieters, l'affirme : « Nous voulons tester une autre manière de travailler avec les acteurs de terrain : une approche fondée sur la confiance, la responsabilité partagée et la recherche de résultats concrets. Avec ce projet nous poursuivons notre volonté d'alléger les contraintes administratives inutiles pour permettre aux professionnels de consacrer davantage de temps à l'accompagnement des personnes et mieux mesurer l'impact des politiques sociales. »”
- 2026-07-13 “La Maison des travailleuses et travailleurs des arts : un guichet unique pour les professionnels de la culture — Conformément à sa Déclaration de politique communautaire, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé ce vendredi 10 juillet la note d'orientation relative à la création de la future Maison des travailleuses et travailleurs des arts. Porté par notre Ministre-Présidente et Ministre de la Culture, Elisabeth Degryse, ce projet vise à offrir aux professionnelles et professionnels de la culture un point d'entrée unique pour l'information, l'accompagnement et l'orientation. Maintenant que ces grands principes sont validés politiquement, ce projet sera soumis à une large concertation qui balisera les premières étapes structurant ce projet essentiel.
Notre ministre-présidente et ministre de la Culture, Elisabeth Degryse, se réjouit : « Je me réjouis de voir ce projet franchir une première étape importante. Très attendue par le secteur culturel, cette future Maison répond à une ambition claire : proposer un outil concret au service des travailleuses et travailleurs des arts. Ses premières fondations sont le fruit de contacts réguliers avec le secteur, ainsi que de l'analyse de nombreuses études consacrées à ses réalités et besoins. La concertation se poursuivra dans les prochains mois afin de construire une Maison durable, utile et accessible au plus grand nombre. »
Un outil transversal face à la complexité administrative
À l'heure où les professionnelles et professionnels des arts font face à une fragmentation des dispositifs d'accompagnement et une complexité administrative importante, le Gouvernement souhaite, par la création de cette Maison, renforcer l'efficacité des politiques en développant un outil transversal, accessible et coordonné via une porte d'entrée unique.
Concrètement, La Maison des travailleuses et travailleurs des arts aura pour ambition de poursuivre les objectifs suivants :
- améliorer l'accès à l'information, aux droits et aux dispositifs d'aide ;
- fournir les informations utiles pour assurer des conditions de travail dignes et durables ;
- simplifier et sécuriser les parcours professionnels ;
- renforcer la structuration de l'écosystème culturel ;
- favoriser la professionnalisation et la viabilité des projets artistiques.
Pour qui ?
La Maison s'adressera notamment aux artistes et travailleuses/travailleurs des arts, tous statuts confondus, ainsi qu'aux porteuses et porteurs de projets culturels et aux étudiantes et étudiants en formation artistique. Elle inclut tous les artistes, en prenant en compte l'ensemble des parcours et des situations.
Enfin, La Maison complétera l'action de l'administration et des fédérations professionnelles, avec une approche centrée sur les parcours des travailleuses et travailleurs des arts. Elle agira comme un levier de durabilité des carrières artistiques.”
- 2026-07-07 “New Energy Deal : une lettre à Ursula von der Leyen pour changer d'échelle sur l'énergie — Un débat qui a évolué, mais pas assez
Il y a quelques mois, l'idée d'un New Energy Deal européen était lancée avec une conviction simple : au XXIe siècle, la sécurité énergétique est devenue un enjeu stratégique au même titre que la défense. Depuis, le débat a évolué. Plusieurs États membres ont repris cette analyse et la Commission européenne a ouvert une première flexibilité budgétaire afin de soutenir les investissements qui réduisent structurellement la dépendance aux combustibles fossiles.
Cette évolution constitue une avancée importante. Mais elle ne permettra pas, à elle seule, de répondre à l'ampleur du défi. C'est pourquoi notre président et eurodéputé Yvan Verougstraete et Jean-Luc Crucke, ministre fédéral du Climat et de la Transition environnementale, adressent aujourd'hui une lettre à la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi qu'au Commissaire Jorgensen, afin de les inviter à franchir une nouvelle étape.
Pour les deux responsables politiques, le New Energy Deal doit devenir le pendant énergétique de l'effort stratégique que l'Union européenne a engagé pour renforcer sa défense. Son objectif est de mobiliser massivement les investissements publics et privés nécessaires pour garantir l'indépendance énergétique de l'Europe, renforcer sa compétitivité, accroître la résilience de ses territoires, adapter ses infrastructures énergétiques aux nouvelles réalités climatiques et poursuivre les objectifs climatiques de l'Union.
« La Commission européenne a commencé à reconnaître que notre sécurité énergétique mérite un traitement stratégique. C'est une première étape importante. Mais lorsque l'Europe est confrontée à un défi existentiel, elle ne peut pas se contenter de demi-mesures. Nous devons désormais changer d'échelle », déclare notre eurodéputé.
340 milliards d'euros qui financent notre dépendance
« Nous continuons à financer notre dépendance alors que cet argent devrait être investi dans notre souveraineté, notre industrie, nos infrastructures et nos emplois. L'énergie n'est plus seulement une politique sectorielle. Elle est devenue l'une des conditions de notre puissance économique et de notre autonomie stratégique », poursuit-il.
Pour Jean-Luc Crucke, cette évolution est indispensable si l'on veut permettre aux États membres d'accélérer concrètement les investissements. « Comme ministre du Climat, je mesure chaque jour l'ampleur des investissements nécessaires pour moderniser nos réseaux, accélérer l'électrification, développer le stockage de l'énergie, renforcer la production d'énergie décarbonée et adapter nos infrastructures énergétiques aux nouvelles réalités climatiques. Les États sont prêts à agir, mais ils ont besoin d'un cadre européen qui leur permette d'investir à la hauteur des enjeux. »
Trois propositions concrètes à la Commission
Dans leur lettre, les deux responsables proposent de poursuivre l'évolution engagée par la Commission en élargissant les capacités d'investissement consacrées aux infrastructures énergétiques stratégiques, y compris celles destinées à renforcer leur résilience face aux conséquences du changement climatique. Ils plaident également pour la création de fonds souverains énergétiques ou de véhicules d'investissement dédiés, au niveau européen ou national, bénéficiant d'un traitement budgétaire et comptable adapté à leur vocation d'investissement de long terme. Enfin, ils souhaitent renforcer la mobilisation des capitaux privés autour d'un cadre européen stable, prévisible et attractif.
400 milliards d'investissements supplémentaires par an
Pour les deux responsables, l'Union européenne devrait se fixer l'objectif de mobiliser au moins 400 milliards d'euros supplémentaires par an d'investissements publics et privés afin d'accélérer son indépendance énergétique et de préparer durablement son économie aux défis industriels, climatiques et géopolitiques.
« Les finances publiques ne pourront jamais financer seules cette transformation. En revanche, elles peuvent créer les conditions qui permettront de mobiliser massivement les investissements privés. C'est tout le sens du New Energy Deal : utiliser intelligemment l'argent public pour déclencher un changement d'échelle de l'investissement européen », explique notre eurodéputé.
Jean-Luc Crucke insiste également sur la nature de ces investissements. « Il ne s'agit pas de financer davantage de dépenses de fonctionnement. Il s'agit d'investir dans des infrastructures qui produiront de la valeur pendant plusieurs décennies, réduiront durablement notre dépendance aux énergies fossiles importées, renforceront la résilience de nos territoires et prépareront nos infrastructures aux défis climatiques à venir. Ce sont des investissements utiles pour les générations futures. »
Pour les deux responsables, le choix est désormais clair : « L'Europe a su adapter ses instruments lorsqu'il s'est agi de renforcer sa défense. Elle doit aujourd'hui faire preuve de la même ambition pour son indépendance énergétique. Chaque euro investi dans notre souveraineté énergétique est un euro investi dans notre prospérité, notre compétitivité, notre résilience et notre liberté d'action. Voilà l'ambition du New Energy Deal. »”
- 2026-07-07 “L'Europe rééquilibre le rapport de force entre passagers et compagnies aériennes — Autre changement concret : les compagnies ne pourront plus annuler automatiquement un vol retour lorsqu'un passager a manqué son vol ou n'a pas utilisé son billet aller. Cette pratique dite du "no-show" désormais interdite.
En cas d'annulation de vol, les compagnies devront proposer une solution de réacheminement dans un délai de trois heures. À défaut, les passagers pourront organiser eux-mêmes leur voyage alternatif et en demander le remboursement.
Le texte garantit également que les familles avec enfants pourront voyager ensemble sans frais supplémentaires, tout comme les personnes à mobilité réduite et leurs accompagnants.
Enfin, en cas de retard prolongé, les obligations d'assistance sont renforcées : rafraîchissements réguliers, repas après quelques heures d'attente, et prise en charge de l'hébergement et du transport lorsque cela est nécessaire.
« Prendre l'avion ne devrait pas être un test de résistance aux règles des compagnies. Trop longtemps, les passagers ont subi des règles complexes, déséquilibrées et piégeuses pour le citoyen. Aujourd'hui, on remet du droit là où il y avait trop d'abus », conclut notre président.
Après notre vote au parlement européen, notre réforme devra encore être validée au Conseil avant son entrée en vigueur prochainement.”
- 2026-07-07 “Vignette automobile : les trois Régions avancent ensemble vers un système juste et lisible — Wallonie, Flandre et Bruxelles avancent ensemble vers la mise en place d'une vignette routière numérique, commune et interrégionale. Ce système concernera les voitures, voitures mixtes et camionnettes de moins de 3,5 tonnes, immatriculées en Belgique comme à l'étranger. Mis en œuvre dans le respect des règles européennes, il poursuit un objectif clair : faire contribuer chaque utilisateur de manière équitable à l'entretien du réseau routier régional qu'il emprunte, grâce à un système simple, lisible et non discriminatoire.
Un système numérique, commun et facile à utiliser
La vignette routière devrait entrer en vigueur au printemps 2027 et sera entièrement dématérialisée. L'usager l'achètera via une plateforme numérique unique, sans document papier. Il sera veillé à ce que l'achat de cette vignette dématérialisée soit aussi rendu possible par des tiers intermédiaires, conformément aux règles d'accessibilité des services, y compris pour les personnes ne maîtrisant pas l'informatique.
La vignette sera introduite simultanément dans les trois Régions via une seule inscription dématérialisée unique, permettant l'accès aux trois réseaux routiers régionaux concernés sans distinction territoriale. L'utilisateur ne devra pas se soucier de savoir s'il se trouve sur une portion wallonne, flamande ou bruxelloise du réseau routier.
Les tarifs dépendront de la durée choisie et de la performance environnementale du véhicule. Cette approche vise à encourager un parc automobile plus propre, tout en garantissant une contribution proportionnée à l'usage des routes.
Pour une vignette annuelle, les tarifs annuels seront de 100 euros pour les véhicules Euro 4 et plus, de 125 euros pour les véhicules Euro 0 à 3, et de 90 euros pour les véhicules zéro émission. Des formules plus courtes seront également prévues : 24 heures, 10 jours, 1 mois ou 2 mois.
| Durée choisie | EURO 4 et plus | EURO 0 à 3 | Véhicule zéro émission |
| Annuelle | 100 EUR | 125 EUR | 90 EUR |
| 24h (9 % de l'annuelle) | 9 EUR | 11,25 EUR | 8,10 EUR |
| 10 jours (12 % de l'annuelle) | 12 EUR | 15 EUR | 10,80 EUR |
| 1 mois (19 % de l'annuelle) | 19 EUR | 23,75 EUR | 17,10 EUR |
| 2 mois (30 % de l'annuelle) | 30 EUR | 37,50 EUR | 27 EUR |
Une coopération interrégionale responsable
Les trois Régions souhaitent éviter la multiplication de systèmes différents. Elles privilégient une solution commune, claire pour les citoyens et efficace pour les pouvoirs publics. Les coûts de développement et d'exploitation du système seront partagés entre les Régions. Cette mutualisation permet de limiter les dépenses et d'utiliser chaque euro public de manière réfléchie.
Les contrôles seront assurés par la Région territorialement compétente avec des caméras ANPR et des équipes mobiles. Une amende administrative de 70 euros est prévue en cas d'infraction, c'est-à-dire si un véhicule léger sur une (auto) route régionale sans disposer d'une vignette en cours de validité. Elle pourra être doublée ou triplée en cas de récidive.
« Avec cette vignette routière commune, nous avançons vers un système plus juste. Toutes celles et tous ceux qui utilisent nos routes doivent contribuer équitablement à leur entretien que les véhicules soient immatriculés en Belgique ou dans un autre pays. En Wallonie, nous voulons des solutions utiles, concrètes et responsables, qui améliorent la qualité de nos infrastructures sans alourdir la pression fiscale globale », affirme François Desquesnes, notre Vice-Président du Gouvernement wallon et Ministre wallon de la Mobilité.
La prochaine étape consistera à finaliser un avant-projet d'accord de coopération interrégional traduisant cet accord politique. Les textes nécessaires à la mise en œuvre de la vignette seront également préparés dans chaque Région. L'ensemble du projet sera présenté et notifié aux autorités européennes pour validation”
- 2026-07-07 “La gestion des bâtiments fédéraux entre dans une nouvelle ère — Près de 7 millions de m² de bâtiments de justice, prisons, administrations, sites classés, monuments historiques… le patrimoine géré par la Régie des Bâtiments est immense, complexe et varié. En fonction des conventions conclues avec les occupants ou les bailleurs, la répartition des responsabilités en matière de maintenance, d'entretien, de réparation, de nettoyage ou de sécurisation varie d'un site à l'autre et n'est pas toujours suffisamment claire. Les interventions nécessitent alors des arbitrages pour déterminer qui décide, qui finance et qui les met en œuvre, ce qui retarde leur réalisation. Ces délais ont souvent des effets négatifs sur les conditions de travail des agents et sur la qualité des services publics.
Une gestion à 360 degrés
À l'issue du processus de transformation, la Régie ne sera plus seulement le bailleur des administrations. Elle deviendra également le point de contact pour de nombreux services qui sont actuellement organisés de manière fragmentée : la maintenance, le nettoyage, l'accueil, la sécurité ou encore l'entretien. Cette réforme doit permettre de réduire les allers-retours entre administrations, de clarifier les responsabilités et de mieux planifier les interventions.
Parallèlement, la nouvelle Agence adoptera une organisation interne plus moderne, articulée autour de quatre grands pôles : les investissements immobiliers, la stratégie immobilière, les fonctions de support ainsi que le facility management.
La nouvelle Agence ne devra pas seulement gérer les bâtiments publics au quotidien, elle devra aussi mieux anticiper les besoins, mieux piloter les investissements, mieux négocier les baux et mieux préparer les bâtiments fédéraux aux défis de demain, notamment la transition énergétique. L'immobilier public devient ainsi un véritable outil stratégique de modernisation de l'État.
La nouvelle organisation sera déployée progressivement afin d'améliorer le fonctionnement de la Régie dès aujourd'hui et préparer, étape par étape, la création de la future Agence fédérale des Bâtiments et des Services facilitaires.
Notre ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, l'affirme : « La transformation de la Régie des Bâtiments est l'un des plus grands chantiers de la modernisation de l'administration fédérale. La qualité et la gestion de nos bâtiments ont un impact direct sur les conditions de travail des agents et l'accueil des citoyens. Cette réforme vise à doter la future Agence fédérale des Bâtiments d'une gouvernance plus claire et efficace, au bénéfice direct des administrations mais aussi des Belges et des entreprises. À l'heure où on demande des efforts importants aux citoyens, il est important que l'État, via ses administrations, se montre exemplaire dans la gestion de son portefeuille immobilier. »
Une réforme qui s'inscrit dans la réorganisation globale de l'administration fédérale
Cette évolution s'inscrit dans la première étape de modernisation de l'administration fédérale approuvée par le Conseil des ministres en décembre 2025, qui prévoyait notamment l'évolution de la Régie des Bâtiments vers une agence fédérale chargée à la fois des bâtiments publics et des services facilitaires. Le déploiement de la nouvelle Agence fédérale des Bâtiments est prévu à partir du 1er janvier 2028.”
- 2026-07-07 “Face aux fortes chaleurs, les musées fédéraux deviennent des refuges pour tous — Déjà ouverts au public tout au long de l'année, les atriums, forums et espaces d'accueil des musées fédéraux sont désormais identifiés comme des lieux de répit lorsqu'une vague de chaleur (codes jaune, orange et rouge) est activée par l'IRM. Les visiteurs peuvent s'y rafraîchir durant les heures d'ouverture des établissements.
Les établissements qui mettent à disposition ces zones fraîches sont:
- les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique,
- la Bibliothèque royale de Belgique (KBR),
- les Musées d'Art et d'Histoire (Cinquantenaire, Musée des Instruments de Musique et Porte de Hal)
Durant ces épisodes de fortes chaleurs, l'accès aux collections permanentes sera également gratuit pour les personnes en recherche d'emploi et les bénéficiaires du revenu d'intégration. Les jeunes de moins de 18 ans ainsi que les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur bénéficient déjà de la gratuité dans ces musées. Les personnes de plus de 65 ans continuent de bénéficier d'un tarif réduit.
Notre ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, l'affirme : « Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, nos institutions culturelles ont un rôle à jouer. Les musées ne sont pas seulement des lieux de culture : ils sont aussi des refuges au cœur de la ville. Avec cette initiative, nous faisons de nos musées des espaces de répit, de découverte et de solidarité, accessibles aux personnes les plus fragiles ».
À l'occasion de la réunion interfédérale consacrée aux phénomènes météorologiques extrêmes, organisée le 1er juillet à l'initiative de notre ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke, notre ministre proposera d'intégrer ce réseau de musées-refuges dans la stratégie nationale d'adaptation aux épisodes de chaleur, afin de renforcer le maillage des îlots de fraîcheur accessibles à la population.”
- 2026-07-02 “« No tax » ou « Tax the rich » : les 2 faces d'une même impasse — Alors que nous faisons face à un défi immense pour remettre la Belgique sur les rails et l'Europe sur la carte, tout semble figé. Les populismes de gauche comme de droite paralysent le débat à coup de slogans. Ils flattent leurs supporters sans s'embarrasser de la vérité ou de l'objectivité.
Le populisme n'est pas une idéologie. C'est une méthode. Une manière de remplacer les faits par les émotions, les arguments par les slogans et la recherche de compromis par la construction de camps irréconciliables.
Alors que, dans l'adversité, nous devrions nous unir et dépasser nos différences pour construire des solutions pérennes, la polarisation grandit, alimentée par des discours simplistes et amplifiée par les réseaux sociaux.
À force de parler à leur camp, certains oublient de s'occuper du pays.
Sur des sujets essentiels (enseignement, budget, fiscalité, migration, fonction publique…), le débat est dominé par les caricatures et les postures. La tension monte, les agressions se banalisent. Et le plus dangereux, ce serait de s'habituer, de l'accepter.
La politique n'est pas faite pour flatter les certitudes, mais pour résoudre les problèmes.
Dans les mois à venir, la population ne nous jugera pas sur nos bons mots mais sur notre capacité à prendre des décisions justes. Le courage politique commence là où s'arrête le confort électoral. Les citoyens méritent des responsables qui agissent en adultes et qui cherchent des solutions.
La polémique concernant notre proposition de contribution des plus grands patrimoines financiers est, à cet égard, révélatrice.
Vous le savez peut-être ; j'ai eu la chance de créer plusieurs entreprises et de constituer un capital grâce à cela. Partant du constat que, quand ce capital « travaille », il génère des revenus beaucoup moins taxés que ceux gagnés à la sueur du front, j'ai défendu, il y a une dizaine de jours, qu'une contribution plus importante du capital financier serait juste et nécessaire.
Un principe simple : dans un contexte où chacun est mis à contribution, celles et ceux qui ont la chance de pouvoir faire fructifier leur capital financier (les immeubles ne sont pas concernés) participent à l'effort commun.
Chacun selon ses moyens. Pas davantage. Pas moins non plus.
C'est pour cela que je suis affligé de voir comment ce débat, qui aurait pu, qui aurait dû être constructif et nuancé, a cristallisé les oppositions et les raccourcis que je me dois une fois de plus d'essayer de corriger.
Contrairement au narratif que certains essayent d'imposer, cette contribution est proportionnée et ne vise pas la classe moyenne. Les placements financiers sont totalement exonérés jusqu'à 500 000 euros et, sur les tranches supérieures, la contribution ne représente qu'une petite part des revenus qui devraient être réalisés.
Exemple : pour 1 million d'euros placés, une contribution de 750 euros/an serait demandée alors qu'un rendement de 3% permet de générer 30 000 euros de revenus.
De même, loin des caricatures qui ont été faites, les entrepreneurs ne seront pas découragés et personne ne sera poussé à « fuir le pays ». Comme j'ai pu l'expliquer à Fabien Pinckaers, la contribution ne se calcule pas sur la valeur potentielle d'une entreprise (ça, c'est le rôle de la taxe sur les plus-values) mais uniquement sur le montant investi. On pourrait par ailleurs aller encore plus loin en imaginant une exonération complète des start-ups européennes ainsi que des facilités de paiement pour les actifs peu liquides.
À gauche, certains ont profité de cette séquence pour stigmatiser les « riches ». Oubliant que sans patron ni entrepreneur, il n'y a pas d'activité économique, pas de services publics, pas de solidarité. Attisant les caricatures, parfois même les attaques personnelles, tout en feignant d'ignorer que 50% de l'impôt est payé par les 10% de la population qui gagnent le mieux leur vie.
Plus frustrant, parce que plus décevant encore, j'ai été choqué de voir comment la droite conservatrice a simplifié le débat à coup de désinformation et de communication. La question de savoir comment répartir l'effort pour que chacun fasse sa part vaut mieux qu'une chanson générée par l'IA avec des caricatures grossières.
Agiter « No tax », c'est rendre impossible tout rééquilibrage vers une fiscalité plus juste et équilibrée, c'est défendre un système inefficace qui étouffe le travail et protège les niches fiscales.
Agiter « No tax », c'est oublier que plus de 50% de ces taxes servent à payer nos pensions, nos soins de santé, l'enseignement de nos enfants ou notre sécurité.
Agiter « No tax », c'est nier la solidarité, qui fait le ciment de notre société.
Agiter « No tax », c'est aussi simpliste que de brandir la carte « Tax the Rich » comme unique solution à tous les problèmes.
Les défis qui attendent la Belgique ne sont ni de gauche, ni de droite. Ils sont immenses. Ils exigent autre chose que des slogans. Ils exigent du courage et de la nuance.
Ce n'est qu'à cette condition que nous retrouverons ce qui manque aujourd'hui le plus à notre démocratie : la confiance.
VOIR LA VIDÉO EXPLICATIVE”
- 2026-07-01 “C'est expliqué près de chez vous ! - Le transport public en questions — Le 7 juillet à 18:00, la section de Liège des Engagés vous invite à une soirée d'échange consacrée à un enjeu essentiel pour notre ville au quotidien : le transport public.
Un peu plus d'un an après la mise en service du tram et alors que le Gouvernement de Wallonie vient d'approuver la révision du contrat de service public du TEC, une question s'impose : comment construire une mobilité collective plus fiable, plus lisible, plus accessible et mieux adaptée aux besoins effectifs des usagers ?
Le tram constitue un bouleversement pour la mobilité collective à Liège et au-delà. Mais il ne peut pleinement réussir qu'en s'inscrivant dans un réseau cohérent où tram, bus, train, parkings-relais, modes actifs et solutions complémentaires se répondent efficacement. La qualité des correspondances, la desserte des quartiers, la ponctualité, l'information en temps réel, l'accessibilité pour tous les publics et la prise en compte des réalités de terrain sont autant de facteurs indispensables à la confiance que le citoyen peut placer dans le transport public.
Cette soirée d'échange, ouverte à toutes et à tous, sera l'occasion de croiser les regards entre responsables politiques, expertise citoyenne et expérience de terrain, autour de deux grands axes : la révision du contrat de service public du TEC et les perspectives pour la mobilité collective à Liège.
Nous aurons le plaisir d'accueillir :
Ministre wallon en charge de la mobilité, qui présentera les grandes orientations du contrat de service public révisé du TEC ;
→ Béatrice MASUY et Natacha EVERAERT
Représentantes du collectif pluraliste
Qui partageront leur analyse et les attentes exprimées par de nombreux usagers liégeois qui ont fait l'objet d'une pétition ayant débouché sur une audition au Parlement de Wallonie dont les conclusions ont été adoptées en séance plénière ;
Député wallon et Conseiller communal, qui participera à l'échange sur les perspectives pour la mobilité collective à Liège.
La soirée sera modérée par Benjamin HURARD, Échevin de la Ville de Liège et délégué à la réflexion politique des Engagés de Liège, et par Sonia-Chloé MOULINE, Conseillère à l'action sociale de la Ville de Liège.
L'objectif de cette soirée est de sortir des constats pour ouvrir le débat sur les solutions.
Comment faire du nouveau contrat de service public un outil d'amélioration concrète du réseau de transport public ? Comment articuler mieux le tram avec les lignes de bus et de busway ? Comment tenir compte, particulièrement dans les quartiers, des besoins des citoyens : étudiants, travailleurs, seniors, personnes en situation de handicap et tous ceux qui dépendent du transport public au quotidien ? Comment faire de la mobilité collective un levier d'attractivité économique, de transition écologique et de justice sociale pour Liège ?
La soirée se clôturera par un drink convivial, dans le but de poursuivre les échanges de manière informelle.
Accessibilité : accessible aux personnes à mobilité réduite, boucle magnétique pour malentendants
Inscription souhaitée via ce lien
Plus d'infos : bv.lesengagesliege@gmail.com”
- 2026-07-01 “Petit déjeuner à la Foire de Libramont — Nous avons le plaisir de vous convier au traditionnel petit déjeuner au cœur de la Foire de Libramont en présence de nos ministres et députés !
Cette année encore, Les Engagés vous donnent rendez-vous à la Foire de Libramont pour partager un savoureux petit déjeuner dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Parce qu'il est essentiel de soutenir ces femmes et ces hommes passionnés qui façonnent nos territoires, qui nous nourrissent au quotidien. Parce qu'il est fondamental d'encourager nos agriculteurs qui font vivre nos campagnes. Et parce qu'il est primordial d'être sur le terrain à leurs côtés afin de réaffirmer notre soutien. Alors rejoignez-nous !
QUAND ? Le 24/07/2026 de 09:00 à 10:30
OÙ ? Foire de Libramont (Ferme Au Champ) – Rue des Aubépines 50, 6800 Libramont-Chevigny
PAIEMENT :
Sur le compte « Asbl Action Solidaire » BE93 7995 0639 5067 (indiquer le nombre de personnes adhérentes et non adhérentes ainsi que le nom en communication). L'inscription ne sera validée qu'à la réception du montant des entrées sur le compte bancaire ci-dessus. Vos tickets d'entrée seront envoyés quelques jours avant l'évènement.
Prix par personne (le prix comprend l'entrée à la foire et le petit déjeuner) :
| Adhérents en ordre de cotisation 2026 | 5€ |
| Non-adhérents | 15€ |
| Enfants de moins de 16 ans | GRATUIT |
Inscription obligatoire souhaitée pour le 17/07/2026 via le formulaire ci-dessous, par téléphone au 0490/08.10.00 ou via l'adresse animation@lesengages.be”
- 2026-06-25 “Bruxelles investit pour les personnes en situation de handicap et leurs familles — Après le soutien apporté au projet TISSER le 19 juin dernier, le Collège COCOF a approuvé le financement définitif des projets du CREB et de La Forestière, dont les travaux devraient débuter après l'été. Un accord de principe a également été validé pour la poursuite du nouveau projet de la Coupole bruxelloise de l'Autisme.
Notre ministre, Laurent Hublet, l'affirme : « Ces décisions vont permettre d'ouvrir plus de 75 nouvelles places, de rénover des infrastructures qui ne répondaient plus aux besoins d'aujourd'hui et de créer des lieux de vie réellement adaptés. C'est notre volonté, en tant que Collège, de renforcer l'accueil et l'accompagnement à Bruxelles, en donnant la priorité à celles et ceux qui vivent les situations les plus complexes. »
Une situation d'attente qui pèse lourdement sur les familles
À Bruxelles, plus de 500 adultes en situation de handicap attendent aujourd'hui une place adaptée. Cette attente dure parfois plusieurs années. La situation est particulièrement critique pour les personnes de grande dépendance présentant un polyhandicap ou un trouble du spectre de l'autisme nécessitant un accompagnement intensif. Faute de solutions, de nombreuses familles affrontent seules un quotidien éprouvant, marqué par l'épuisement, des crises et des besoins d'accompagnement auxquels elles ne peuvent répondre sans soutien. Face à cette réalité, la Commission communautaire française (COCOF) poursuit le renforcement de son offre d'accueil et d'hébergement.
Trois projets concrets pour répondre aux besoins les plus urgents
Au CREB, à Woluwe-Saint-Lambert, les infrastructures accueillant des enfants en situation de polyhandicap seront entièrement rénovées. Le projet permettra également la création de 10 nouvelles places en accueil de jour, répondant à une demande particulièrement importante des familles.
À La Forestière, à Ixelles, le centre de jour sera rénové et agrandi afin d'offrir un environnement plus accessible, plus fonctionnel et mieux adapté aux 58 adultes présentant une déficience intellectuelle qui y sont accompagnés. Les travaux amélioreront également les conditions de travail des équipes et renforceront l'ouverture du centre sur son quartier.
À la Coupole bruxelloise de l'Autisme – Sainte-Claire, à Jette, un nouveau dispositif associera un centre de jour de 15 places et des logements adaptés pour 15 adultes présentant un trouble du spectre de l'autisme nécessitant un accompagnement intensif.
Une priorité confirmée : des solutions pour ceux qui en ont le plus besoin
À travers ces trois décisions, le Collège confirme une priorité : développer des solutions concrètes pour les personnes qui en ont le plus besoin, soutenir les familles et donner aux professionnels les moyens d'offrir un accompagnement de qualité.
« Investir dans les infrastructures, ce n'est pas seulement construire ou rénover des bâtiments. C'est créer des lieux de vie où chacun peut être accompagné dans la dignité, soutenir les familles et permettre aux professionnels d'exercer leur métier dans les meilleures conditions. C'est ainsi que nous construisons une Bruxelles plus inclusive », déclare notre ministre de la Politique d'aide aux personnes en situation de handicap, Laurent Hublet.
Un nouveau régime d'aides à l'emploi pour les personnes en situation de handicap
En parallèle de ces avancées en matière d'accueil, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a franchi une étape importante en approuvant, en première lecture, l'avant-projet d'arrêté relatif à l'instauration d'un nouveau régime d'aides à l'emploi en faveur des personnes en situation de handicap. Ce régime d'aides vise à soutenir concrètement l'inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap, contribuant ainsi directement à l'ambition régionale d'atteindre un taux d'emploi global de 70 %.
Notre ministre conclut : « L'adoption en première lecture de cet arrêté est une étape importante pour l'emploi inclusif, en créant un régime d'aides lisible, cohérent et efficace. C'est en soutenant activement les personnes en situation de handicap vers et dans l'emploi que nous bâtirons un marché du travail bruxellois plus inclusif et que nous atteindrons notre objectif de 70 % de taux d'emploi. »”
- 2026-06-22 “Réforme du paysage hospitalier : pour des soins de proximité, accessibles à tous — Pourquoi cette réforme est-elle nécessaire ?
Le paysage hospitalier belge est insuffisamment adapté aux besoins actuels en matière de soins. Les soins deviennent plus complexes, le nombre de patients atteints d'une affection chronique est en hausse, et les hospitalisations classiques diminuent au profit des hospitalisations de jour. Notre système est confronté à une pénurie structurelle : jusqu'à 60 à 70.000 infirmiers à l'horizon 2046 et deux tiers des hôpitaux sont déficitaires. Dans le même temps, nous continuons à faire fonctionner trop de sites comme des hôpitaux complets, 24h/24 et 7j/7, avec des équipes sous tension.
Afin d'assurer la qualité et la continuité des soins, tout en maintenant une charge de travail soutenable pour le personnel soignant comme pour le personnel de soutien, il est essentiel de définir clairement les missions de chaque établissement et d'atteindre une taille critique suffisante. Personne ne souhaite se retrouver dans un service d'urgences où l'expertise nécessaire est absente ou indisponible, et où l'on ne peut pas être admis en cas de problème. Cette réforme vise à améliorer le déploiement du personnel, en concertation avec les représentants de l'ensemble du personnel. Comme le soulignent les experts indépendants mandatés par la Conférence : « Nous avons un système de santé solide, mais nous devons le changer pour le préserver ».
Une telle réforme doit être mûrement réfléchie et soutenue tant par le gouvernement fédéral que par les entités fédérées. C'est pourquoi, le 19 mars 2025, la Conférence interministérielle Santé publique a chargé une commission d'experts indépendants d'élaborer un rapport pour la fin 2025. Ce document, intitulé « Pour la réforme du paysage hospitalier belge – changer pour préserver (2026-2036) », a été remis le 17 décembre 2025. Il définit quatre types de sites hospitaliers et propose une réforme en deux phases s'étalant sur une période de dix ans. Les instances consultatives concernées aux différents niveaux de pouvoir ont ensuite été invitées à émettre un avis pour la fin avril 2026. Ces avis ont été examinés en détail et pris en compte dans la proposition de principe sur laquelle les ministres se sont accordés.
Cette réforme s'inscrit dans un mouvement plus large de transformation de notre système de santé. Elle vise à construire un ensemble cohérent et complémentaire avec les réformes de la première ligne de soins, de l'aide médicale urgente, de la nomenclature des prestations de santé et du financement des hôpitaux, afin de garantir une organisation des soins plus efficace, plus intégrée et davantage centrée sur les besoins des patients.
La réforme repose sur deux principes fondamentaux : la proximité des soins là où c'est possible, la concentration là où c'est nécessaire, et une réponse à la pénurie structurelle de personnel soignant souhaitant travailler en milieu hospitalier.
Quatre types de structures complémentaires
Le futur système s'organise autour de quatre types d'établissements, chacun ayant ses propres missions et critères d'agrément. Les entités fédérées sont responsables de l'agrément de chaque établissement de soins, toujours au niveau du site. Le nombre total de sites sur lesquels sont établis des HGR, HSI et CHJ ne peut dépasser le nombre actuel de sites hospitaliers exploités par des hôpitaux bénéficiant d'un agrément. Deux hôpitaux se trouvant sur un même site avec un lien structuré sont considérés comme un seul hôpital lors de l'évaluation de leur conformité aux critères des phases 1 et 2.
- Hôpital général régional (HGR)
Les HGR constituent le pivot du système. Ils concentrent les urgences spécialisées et les soins complexes. Lors de la phase 1, les hôpitaux généraux doivent, pour obtenir l'agrément en tant que HGR, disposer d'au moins 150 lits aigus justifiés et de 200 lits C/D/E/M/G/NIC agréés. Les lits de chirurgie ambulatoire justifiés sont considérés comme des lits aigus agréés et sont donc rajoutés dans ce calcul. Pour la phase 2, après évaluation, ces minima seront portés à 180 lits aigus justifiés et 240 lits agréés. Le critère supplémentaire d'un minimum de 600 accouchements est supprimé.
Un HGR est libre de proposer sur le même site à la fois des activités de jour et des soins intermédiaires. Le contenu minimal obligatoire des soins dispensés par un HGR sera précisé dans les mois à venir, sur la base des principes suivants : définir les formes obligatoires de soins de proximité — urgences spécialisées, soins intensifs, pédiatrie, maternité, gériatrie, et garantir que toutes ces formes de soins soient offertes en quantité suffisante dans chaque bassin de soins défini par les entités fédérées. Cela pourra être organisé sous la forme d'une collaboration structurée entre HGR situés à une distance maximale les uns des autres en fonction du bassin de soins concerné. Cette approche vise une forme d'intégration entre hôpitaux, axée sur une offre de soins efficiente, cohérente, centrée sur le patient et géographiquement accessible. Elle remplace la loi actuelle sur les réseaux hospitaliers locorégionaux.
Des dérogations sont prévues pour les sites situés à plus de 25 km d'un HGR par voie routière, ou à plus de 50 km du site le plus proche appartenant à la même Communauté, pensons à la Botte du Hainaut, à l'Est de la Belgique et à la province de Luxembourg. Si un tel site se reconvertit en CHJ, il pourra assurer une prise en charge des soins non planifiés en journée, au maximum entre 7h et 23h, assurée tant par des médecins généralistes que par des médecins urgentistes, avec des dispositifs complémentaires de type PIT (24h/24 et 7j/7) pour garantir une première réponse rapide et une bonne orientation vers les urgences adaptées. L'autorité d'agrément devra donner son accord à l'organisation des soins non planifiés dans ce CHJ, en analysant les besoins de santé et l'accessibilité des soins au sein de la région spécifique. Une dérogation est également prévue pour un site qui, au sein d'un bassin de soins défini par l'entité fédérée, est le seul à pouvoir prétendre à l'agrément en tant que HGR.
L'objectif est de garantir un accès réel à une prise en charge rapide et sécurisée, partout sur le territoire, y compris en situation d'urgence.
- Centre hospitalier de jour (CHJ)
Un CHJ est institutionnellement rattaché à un seul HGR. Les sites hospitaliers autonomes qui se reconvertissent en CHJ doivent fusionner avec le HGR auquel ils sont institutionnellement rattachés. Les CHJ créés par reconversion d'un hôpital général agréé ou d'un de ses sites restent implantés sur leur lieu actuel, ce qui est également d'application pour les CHJ existants. Aucun nouveau site ne peut être mis en service pour un CHJ.
Un CHJ comprend une activité policlinique combinée soit à une ou plusieurs formes de soins de jour (chirurgicaux, internistes, oncologiques, gériatriques, psychiatriques) et/ou à un appareillage médical lourd. La possibilité de séjourner n'est pas prévue. Un Service Level Agreement (SLA) est conclu avec le HGR pour la continuité des soins.
Un service d'urgence spécialisé qui assure une permanence 24h/24 et 7j/7 ne peut pas être rattaché à un CHJ ; c'est uniquement possible au sein d'un HGR. Cependant, un CHJ peut organiser un poste de secours médicalisé pour la prise en charge de soins non planifiés, dans une structure et un encadrement à définir avec le CFSMU et en fonction des besoins définis par les entités fédérées.
- Hôpital de soins intermédiaires (HSI)
Un HSI peut soit faire partie d'un organe de gestion comprenant un HGR, soit disposer de son propre organe de gestion. Il est axé sur la revalidation et l'accompagnement des patients après un séjour en HGR, afin de leur permettre de retrouver ou de renforcer leur autonomie. Le nombre minimal de lits agréés et la combinaison d'indices de lits seront élaborés plus en détail dans les mois à venir.
La réforme hospitalière ne peut être vue séparément de la réforme de l'offre de soins en rééducation physique dans les entités fédérées, étant donné le lien inextricable entre ces deux formes de soins. En Flandre, l'offre de soins en rééducation physique sera assurée sans distinction entre les HSI et les institutions de réadaptation flamandes (RZH) : le patient ne doit ressentir aucune différence, ni en qualité ni en service. RZH et les entités fédérales (HGR, HSI et CHJ) doivent pouvoir collaborer, tant en termes de soutien (services médico-techniques, expertise médicale) que pour la répartition des tâches. Les droits et obligations existants pour les RZH seront conservés. Il sera également examiné comment une institution de réadaptation flamande peut être mise sur le même pied qu'un HSI en termes de collaboration avec un HGR.
- Centres hospitaliers universitaires (CHU)
Les CHU conservent leur statut et leurs missions actuelles.
Les balises que nous avons obtenues
Avec le soutien de nos ministres Yves Coppieters, Valérie Lescrenier et Elisabeth Degryse, nous pouvons nous réjouir que les balises portées collectivement ces derniers mois soient bien présentes dans le texte final :
- L'accessibilité des soins sur tout le territoire, y compris dans les zones rurales et isolées
- La prise en compte des réalités rurales et des distances, avec des dérogations spécifiques pour les zones éloignées, notamment à plus de 25 km d'un hôpital de référence, et à plus de 50 km pour la Communauté germanophone. Pensons concrètement à la Botte du Hainaut, à l'Est de la Belgique et à la province de Luxembourg
- L'équité entre citoyens, quelle que soit leur région
- La cohérence avec le renforcement de la première ligne ainsi que les autres réformes en attente au niveau fédéral (financement des hôpitaux, révision de la nomenclature, aide médicale urgente)
- La mise en place d'un Fonds de transition pour accompagner les reconversions
- La garantie qu'aucune fermeture de site ne sera imposée
Un accord de principe, pas encore une décision finale
Il est important de le rappeler : il ne s'agit pas encore d'une décision finale, mais d'une base commune de travail. Nos ministres soulignent qu'aucun site hospitalier ne sera contraint à une fermeture. Certains sites présentant une activité et un nombre de lits insuffisants devront se reconvertir en CHJ, axé sur les soins ambulatoires spécialisés et les hospitalisations de jour, ou en HSI, axé sur les soins de revalidation. Pour les sites ne répondant pas aux critères, plusieurs options sont envisageables : renforcement et consolidation des activités pour atteindre les seuils requis, dynamique de fusion avec un autre hôpital général en vue de constituer un HGR sur un site unique, reconversion en CHJ et/ou HSI, ou, le cas échéant, cessation des activités.
La proposition est désormais transmise aux gouvernements respectifs en vue d'une adoption définitive en septembre 2026. Un certain nombre d'éléments devront encore être précisés dans les mois à venir : le niveau minimal de soins qu'un HGR doit offrir, la gestion des soins non programmés dans les CHJ, et le rôle des HSI par rapport aux hôpitaux de revalidation flamands.
La réforme aura également un impact sur les soins de première ligne, les soins de santé mentale, l'aide médicale urgente, ainsi que sur d'autres réformes importantes en cours d'élaboration, telles que la réforme de la nomenclature, la réforme du financement hospitalier ou l'évolution vers des soins plus intégrés. Le travail sur ces questions se poursuivra au cours des mois et des années à venir.
Un calendrier progressif sur dix ans
La réforme s'inscrit à un horizon de dix ans (2026-2036), avec une mise en œuvre en deux phases et une évaluation intermédiaire.
Sur la base des lignes politiques définitives fixées en CIM en septembre 2026 qui seront accompagnées d'un plan de communication détaillé, les entités fédérées détermineront, selon une procédure qu'elles définissent elles-mêmes, au plus tard le 1er janvier 2028, la destination des sites qui ne répondent pas aux critères d'un HGR en phase 1. Les possibilités comprennent : renforcement et consolidation des activités pour atteindre les seuils requis, dynamique de fusion avec un autre hôpital général en vue de constituer, à terme, un HGR, reconversion en CHJ et/ou HSI, ou désaffectation.
Ces décisions devront être effectivement mises en œuvre au plus tard en janvier 2031 pour les sites dont la reconversion nécessite des modifications infrastructurelles limitées. Si la reconversion implique des exigences infrastructurelles substantielles, soit sur le site même, soit sur un site voisin, les contours de sa mise en œuvre devront être clairs d'ici janvier 2031.
Au cours de l'année 2031, une évaluation complète sera menée, comprenant notamment le recensement des transferts de flux de patients vers les hôpitaux environnants, une évaluation de la qualité de la prestation de soins dans les bassins concernés par les reconversions, ainsi qu'une évaluation portant sur la réponse aux urgences dans le cadre de l'aide médicale urgente. En fonction des résultats, les critères actuellement prévus pour la phase 2 pourront être adaptés. La destination finale des sites n'ayant pas encore reçu de décision définitive sera déterminée d'ici fin 2032. La mise en œuvre effective de la phase 2 devra être réalisée au plus tard en janvier 2037.
Plusieurs mesures d'accompagnement seront élaborées en parallèle d'ici le 1er janvier 2028 : l'ampleur et le contenu d'un fonds de transition fédéral destiné à couvrir les coûts de réorganisation non liés aux infrastructures, la finalisation de la réglementation relative au PIT, notamment sa programmation, sa répartition, son intégration fonctionnelle et son financement, ainsi qu'une amélioration du déploiement du personnel, en concertation avec les représentants de l'ensemble du personnel médical et non médical.
Après validation politique en septembre, les hôpitaux seront invités à se positionner sur leur choix (renforcement, fusion ou reconversion) probablement dès la fin de l'année.”
- 2026-06-22 “Les enseignants temporaires prioritaires protégés dès la rentrée — Dès la rentrée, une mesure transitoire est mise en place pour protéger les enseignants temporaires prioritaires s'ils sont impactés par la réforme du passage à 22 périodes dans le secondaire supérieur.
Le mécanisme est simple : les enseignants dont le volume de charge diminuerait se verront attribuer, à titre exceptionnel, des périodes complémentaires. L'objectif est clair : que ces enseignants conservent jusqu'au 31 décembre 2026 un volume d'emploi équivalent à celui qu'ils exerçaient au 3 juillet 2026. Ces périodes seront consacrées à des tâches pédagogiques ou organisationnelles au sein de l'établissement, assurant à la fois la continuité des équipes éducatives et le maintien de l'expérience acquise par les enseignants concernés.
Cette disposition s'inscrit dans la continuité du gel temporaire des opérations de réaffectation entre pouvoirs organisateurs déjà prévu par le décret-programme du 5 juin 2026. Ensemble, ces deux mécanismes poursuivent un même objectif : permettre une mise en œuvre progressive de la réforme tout en préservant la stabilité des équipes éducatives et la continuité pédagogique au bénéfice des élèves.
Notre chef de groupe au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Loïc Jacob, ainsi que nos députés portent la proposition de décret garantissant qu'aucun enseignant temporaire prioritaire concerné par cette réforme ne subisse une perte immédiate de charge de travail à la rentrée.
Le Gouvernement évaluera cette mesure au terme du processus des réaffectations de la rentrée scolaire 2026-2027 afin que, si nécessaire, le dispositif puisse être prolongé jusqu'au 2 juillet 2027 au plus tard.”
- 2026-06-22 “Les jeunes wallons mieux accompagnés après leurs études — Le Gouvernement wallon a adopté, en première lecture, un projet d'optimisation des allocations familiales pour les jeunes de 21 à 25 ans. Dans le cadre de l'harmonisation du droit aux allocations familiales pour les jeunes de 18 à 25 ans, ce projet s'inscrit dans la volonté de créer un système plus cohérent et lisible, notamment pour la tranche des 21-25 ans.
Concrètement, ce qui change, c'est qu'après leurs études ou leur formation, les jeunes disposeront désormais d'une période maximale de 12 mois pendant laquelle ils continueront à percevoir leurs allocations familiales. Cette période pourra être suspendue puis réactivée dans certains cas comme la maladie.
Cela signifie qu'un jeune qui termine ses études ne dépendra plus d'un statut administratif pour garder ses droits. Il bénéficiera à certaines conditions de ce "temps de transition", qu'il choisisse de chercher un emploi, de se former ou de préciser son projet professionnel.
C'est un changement important pour les jeunes : le système devient plus clair et plus simple. Plutôt que de devoir naviguer dans un système complexe, ils savent qu'ils disposent d'un délai précis pour construire la suite de leurs parcours.
Cette période de 12 mois est pensée comme un soutien concret dans un moment clé. Elle permet de sécuriser la transition entre la fin des études et l'entrée dans la vie active, tout en encourageant chacun à avancer dans un projet de formation ou d'emploi.
La réforme vise aussi à être plus juste. Tous les jeunes sont désormais accompagnés de la même manière, avec un dispositif unique qui remplace des règles parfois difficiles à comprendre et qui pouvaient créer des différences selon les statuts.
Adopté en première lecture, ce projet poursuivra son parcours dans les prochaines semaines et pourra encore être affiné, notamment sur base des avis des partenaires concernés. Une période transitoire sera prévue pour permettre aux jeunes qui bénéficient du système actuel de conserver leurs droits, sauf exceptions. Un suivi de la mesure sera réalisé après sa mise en œuvre afin d'évaluer ses effets concrets pour les jeunes et les familles.
Notre ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, s'en réjouit : « Avec ce dispositif, on donne aux jeunes un peu de temps et de sécurité pour construire la suite après leurs études. C'est une manière concrète de les accompagner dans cette étape, en leur laissant l'espace nécessaire pour trouver leur voie, que ce soit vers l'emploi ou vers une formation. »”
- 2026-06-17 “Visites domiciliaires : 4 questions pour comprendre — Nous comprenons l'inquiétude suscitée par le projet de loi sur les visites domiciliaires qui vient d'être déposé à la Chambre. Ce projet touche à des questions délicates dont le traitement nécessite de la rigueur, de la nuance et bien sûr de la vigilance.
Parlant de « rafles » et de « déportations », les associations mobilisées sur la question utilisent un vocabulaire qui véhicule la peur et les pires images de l'histoire collective du 20ième siècle. S'il est légitime et même sain d'interroger une évolution législative, il nous paraît essentiel de ne pas travestir la réalité et de comprendre la portée réelle des dispositions à l'étude.
Face à la peur suscitée, nous voulons vous rassurer : le principe d'inviolabilité du domicile inscrit dans la Constitution (art.15) est respecté. Personne ne fera demain l'objet d'une rafle. Actuellement, un mandat de perquisition peut être délivré par un juge d'instruction dans le cadre d'une procédure pénale. Il s'agit, conformément à la Constitution, d'une dérogation au principe d'inviolabilité, prévue par la loi. Il en va de même pour les visites domiciliaires qui, elles aussi, devront être autorisées préalablement par un juge d'instruction dans les cas et limites prévus par la loi.
Rien ne change par rapport à ce principe pour l'immense majorité des hébergeurs belges et personnes étrangères, en situation irrégulière. Il n'est pas question d'arrêter et de d'éloigner massivement des personnes sans papiers, qui plus est sans possibilité de recours, non plus de criminaliser les sans-papiers ou les hébergeurs, mais bien de disposer d'un moyen légal d'appréhender une personne qui représente un danger pour notre société ou ses citoyens. Comme le prévoit le projet de loi, seules les personnes qui ont reçu un ordre de quitter le territoire et qui représentent un danger pour l'ordre public ou la sécurité nationale seront susceptibles de faire l'objet d'une visite domiciliaire.
Il faudra en plus que ces personnes ne coopèrent pas à leur éloignement, que la visite domiciliaire soit estimée nécessaire par le juge d'instruction car aucune autre mesure moins intrusive ne peut être appliquée efficacement et que la mesure soit proportionnée par rapport aux intérêts de l'étranger et des tiers résidant à l'adresse pour laquelle l'autorisation de visite domiciliaire est demandée. Ces cinq conditions devront être cumulées et motivées par le juge. Elles ont été insérées dans le texte à la demande des Engagés.
Enfin, l'autorisation délivrée par le juge ne peut porter que sur une ou plusieurs personnes nommément désignées. Il n'est donc pas question de « rafles » qui, pour rappel, sont des arrestations de masse de personnes prises au hasard.
Il n'y a donc pas de raison de susciter un climat de peur. Voici 4 questions pour comprendre.
Qu'est-ce que le Règlement Retour européen ?
Le pacte migratoire européen et sa mise en œuvre entre autres par le Règlement Retour prévoient des visites domiciliaires avec, pour seules balises, le respect des droits fondamentaux et du droit européen et national. Ce Règlement Retour (Règlement auquel nous nous sommes opposés (Conseil de l'UE, Parlement européen) mais qui sera voté par le Parlement européen dans les prochains jours) s'impose à la Belgique.
Tenant compte de cette évolution vers une politique plus dure et plus restrictive au niveau européen, nous avons jugé opportun d'imposer nos propres balises pour encadrer strictement les possibilités de visites domiciliaires. Le projet de loi est pour nous l'opportunité de combler une lacune juridique pour les personnes en situation irrégulière qui représentent un danger pour l'ordre public ou la sécurité nationale, ont reçu un ordre de quitter le territoire et ne coopèrent pas à l'exécution de cette mesure.
Que prévoit la loi ? Quelles sont les balises imposées par les Engagés ?
A la demande des Engagés, cinq conditions cumulatives devront être remplies pour éventuellement permettre une visite domiciliaire, le juge devant motiver sa décision par rapport à chacune de ces conditions :
- l'étranger doit constituer un danger pour l'ordre public ou la sécurité nationale (le séjour irrégulier ou une infraction pénale ne suffit pas en soi)
- ET l'étranger doit avoir reçu au moins 1 ordre de quitter le territoire (OQT) exécutoire (épuisement de toutes les possibilités de recours)
- ET l'étranger ne coopère pas à l'exécution de cette mesure (la Belgique offre un accompagnement spécifique pour encourager au retour volontaire)
- ET la visite domiciliaire doit être jugée nécessaire par le juge d'instruction car aucune autre mesure moins intrusive ne peut être appliquée efficacement
- ET la mesure doit être proportionnée par rapport aux intérêts de l'étranger et des tiers résidant à l'adresse pour laquelle l'autorisation de visite domiciliaire est demandée (les mineurs sont protégés : aucune visite domiciliaire ne peut être demandée à l'égard d'un mineur. Par ailleurs, en cas de présence d'un ou plusieurs mineurs au domicile de la personne visée par la procédure, le juge d'instruction évalue si l'autorisation est compatible avec l'intérêt supérieur de l'enfant et si une approche moins intrusive est possible (par ex. visite uniquement pendant les horaires scolaires).
Qu'en pensent les Engagés ?
Notre programme plaide pour réhumaniser et réorganiser la politique migratoire, partant du constat qu'à force de flou et de complexités administratives, de nombreuses personnes vivent dans des conditions peu dignes sur notre territoire, exclues d'une société qui ne les reconnaît pas et ne leur offre aucune perspective d'avenir.
Nous comprenons l'inquiétude des citoyens face au repli identitaire et au durcissement des politiques migratoires en Europe et ailleurs dans le monde. La polarisation de la société et le refus de dialogue vont à l'encontre de nos valeurs d'ouverture et de nuance. Nous agissons de manière à baliser les règlementations en ce sens.
Toute politique migratoire humaine implique la définition de critères d'accueil et de séjour, et leur respect. Par ce projet de loi, nous balisons strictement le recours aux visites domiciliaires désormais prévues par le Règlement Retour. Convaincus qu'une société multiculturelle est une richesse, nous travaillons au contraire à permettre à chacune et à chacun de se faire une place dans notre société en favorisant le respect des voies légales de migration et de régularisation.
Qu'est-ce qui garantit qu'il ne sera pas fait un usage abusif de cette loi ?
La procédure est lourde et complexe et doit être suivie scrupuleusement. Elle sera donc réservée aux quelques cas jugés vraiment problématiques. Le texte prévoit par ailleurs une évaluation du dispositif après un an.
Par ailleurs, comme dans le cadre des perquisitions judiciaires, des recours existent dans le chef des étrangers et des personnes ayant fait l'objet d'une visite domiciliaire puisque l'étranger enfermé suite à une visite illégale pourra se prévaloir de cette illégalité pour obtenir du juge sa libération du centre fermé, tandis que les personnes chez lesquelles la visite a eu lieu pourront demander au juge civil la réparation du préjudice causé par la visite illégale.
Enfin, conformément au bon fonctionnement de nos institutions démocratiques, si le projet de loi sur les visites domiciliaires est adopté, il pourra être contesté devant la Cour Constitutionnelle (qui peut, si elle la juge contraire à la Constitution, la suspendre ou l'annuler).”
- 2026-06-17 “Une contribution progressive sur les grands patrimoines financiers pour un effort collectif juste — Face à l'ampleur des défis budgétaires auxquels notre pays est confronté, nous, Les Engagés, estimons que l'effort est nécessaire mais qu'il doit être partagé de manière juste et équilibrée.
« Nous devons faire des efforts pour remettre la Belgique sur les rails. Ne pas le faire reviendrait à reporter sur nos enfants le poids de notre lâcheté. Mais, pour être acceptables et acceptés, ces efforts doivent être correctement répartis », défend notre président Yvan Verougstraete.
C'est pour cela que nous nous sommes battus lors du premier train d'économie de 32 milliards d'euros pour que, outre une diminution drastique des dépenses de l'état, les épaules les plus larges fassent aussi leur part.
Dans le cadre du nouvel effort de 7 à 10 milliards d'euros supplémentaires à trouver pour garantir la soutenabilité de nos finances et préserver notre modèle social, notre Mouvement veut éviter qu'une part trop importante repose sur le travail et les classes moyennes.
C'est pour cela que nous défendons que les plus hauts patrimoines financiers participent à l'effort.
« Alors que les dépenses publiques sont réduites et que des efforts sont demandés à tous, il est normal que les patrimoines financiers les plus importants participent eux aussi à l'effort collectif », souligne notre président.
Notre Mouvement propose dès lors la mise en place d'une contribution annuelle visant les 5 % des patrimoines financiers les plus élevés. Cette mesure exclut les patrimoines immobiliers et elle ne vise pas les premiers 500.000 euros de patrimoine financier, afin de protéger les classes moyennes et l'épargne de précaution.
Au-delà de 500.000 euros de capital financier (hors appartement ou maison), un taux progressif s'applique sur les différentes tranches de capital détenu :
- Entre 0 et 500.000 EUR : 0%
- Entre 500.000 euros et 1 million d'euros : 0,15 %.
- Entre 1 et 2 millions d'euros : 0,30 %.
- Entre 2 et 3 millions d'euros : 0,45 %.
- Et au-delà de 3 millions d'euros : 0,60 %.
Cette contribution est progressive : plus le patrimoine financier est élevé, plus la participation demandée est importante. Elle concernerait l'ensemble des instruments financiers afin de garantir l'équité du dispositif et d'éviter les stratégies de contournement. La taxe sur les comptes titres est par ailleurs déduite pour éviter une double taxation.
Concrètement, une personne qui aurait un patrimoine financier de 700.000 EUR (pour rappel : le patrimoine immobilier est exclu) payerait une contribution annuelle de 300 EUR et une personne qui dispose de 1 million d'avoirs financiers payerait 750 EUR.
A titre de comparaison, on peut estimer que ce capital, géré en bon père de famille, pourrait rapporter 3 à 5% par an à l'heure actuelle. Si l'on considère un rendement de 4%, les personnes disposant d'un capital de 700.000 EUR et de 1 million auraient respectivement bénéficié d'un revenu financier de 28.000 EUR et de 40.000 EUR.
Selon les premières estimations, cette mesure pourrait rapporter entre 1 et 2 milliards d'euros par an. Son rendement précis devra être objectivé par le SPF Finances.
Pour Les Engagés, cette proposition s'inscrit dans une vision de responsabilité et de justice.
« Nous protégeons les classes moyennes, nous protégeons l'épargne de précaution, mais nous demandons une contribution raisonnable aux patrimoines financiers les plus élevés. Dans une période où chacun est appelé à faire un effort, personne ne peut être dispensé de participer », résume Yvan Verougstraete.
Notre Mouvement envisage, par ailleurs, différents mécanismes à mettre en œuvre pour éviter la fuite des capitaux, comme, par exemple, la mise en place d'une « exit-tax ».”
- 2026-06-17 “Brussels All.In : une feuille de route ambitieuse pour redresser l'économie bruxelloise — "Durant mes cent premiers jours, j'ai rencontré des milliers d'entrepreneurs, d'ouvriers, d'indépendants, d'employés et de fonctionnaires. Avec mes équipes, nous avons écouté leurs projets, leurs défis, ce qui les fait avancer et ce qui les freine. Brussels All.In est le reflet direct de tout ce que nous avons entendu", déclare notre ministre bruxellois de l'Économie et de l'Emploi.
Bruxelles en tant que moteur économique mais en décrochage
Bruxelles est le moteur économique du pays, générant 17,3 % de la richesse belge pour seulement 10,7 % de la population, avec un PIB de 103 milliards d'euros et plus de 720.000 emplois intérieurs. La Région concentre également un écosystème d'innovation exceptionnel, avec 2,53 milliards d'euros de dépenses en Recherche et Développement.
Pourtant, Bruxelles connaît depuis plusieurs années une croissance plus faible que le reste du pays. Entre 2003 et 2023, son PIB n'a augmenté en moyenne que de 0,9 % par an, contre 1,6 % en Wallonie et 2 % en Flandre. La Région affiche également l'un des taux d'emploi les plus bas des capitales européennes : 63,9 % pour les 20-64 ans en 2025. Autrement dit, la richesse continue de croître autour de Bruxelles, tandis qu'elle stagne en son cœur.
4 domaines économiques prioritaires
Pour répondre à ce décrochage, Brussels All.In identifie quatre domaines économiques prioritaires : l'économie de la souveraineté, la santé, la manufacture urbaine, et l'économie récréative et culturelle.
Ces secteurs s'appuient sur un écosystème unique en Europe, où institutions publiques, grandes entreprises, PME, indépendants, acteurs académiques et économie sociale interagissent étroitement.
La feuille de route repose également sur une logique territoriale forte, mobilisant les grands sites industriels et logistiques du Port de Bruxelles, de l'ancien site Audi, de Solvay à Neder ou de Schaerbeek Formation. Elle intègre des principes transversaux essentiels : l'inclusion, la transition climatique, la numérisation et l'intelligence artificielle.
Une feuille de route avec des ambitions pour Bruxelles
"Il s'agit d'une feuille de route, avec un cap et des priorités, que nous avons voulus les plus clairs possibles", affirme notre ministre.
Brussels All.In s'appuie sur la Déclaration Politique Régionale et sur plusieurs notes déjà déposées au Gouvernement. Elle est structurée autour de cinq priorités opérationnelles conçues pour transformer l'économie bruxelloise d'ici 2029, tout en posant les bases d'une ambition durable à plus long terme:
- Faire de la Gare du Midi une porte d'entrée internationale exemplaire, avec la rénovation du cœur de gare et la valorisation des réserves foncières pour créer un quartier mixte, productif et attractif. À terme, plusieurs milliers d'emplois doivent y être créés.
- Activer le Pacte de Compétitivité avec le gouvernement fédéral, permettant une exonération pouvant atteindre 25 % du précompte professionnel pour les nouveaux emplois créés à Bruxelles.
- Mettre en place des Zones d'Accélération Économique pour réindustrialiser la Région, attirer de nouveaux investissements et réaffecter les friches industrielles. Le site d'Audi sera un projet pilote, et le Port de Bruxelles deviendra un pilier de la souveraineté économique régionale.
- Donner de l'oxygène aux PME : simplifier leur quotidien, renforcer les outils financiers, faciliter la transmission d'entreprises, créer des Business Improvement Districts et rendre la fiscalité plus lisible.
- Redéployer l'économie de l'innovation. Alors que la part bruxelloise dans le financement des start-ups tech est passée de 38 % en 2023 à 8 % en 2025, cette priorité entend reconstruire un écosystème entrepreneurial dynamique en développant des pôles thématiques, en soutenant l'IA de confiance et en créant une Brussels European Commercial Court.
All In pour Bruxelles : une audace assumée
Brussels All.In n'est pas un aboutissement, mais un point de départ. Sa mise en œuvre reposera sur la mobilisation du gouvernement bruxellois, des administrations, des partenaires sociaux, ainsi que d'une pleine collaboration avec le Fédéral et les autres Régions.
Notre ministre de l'Économie et de l'Emploi, Laurent Hublet, conclut : « Cette feuille de route est portée par une énergie collective forte et par la volonté de redonner à Bruxelles la fierté, la prospérité et l'élan qu'elle mérite. Les 100 jours écoulés ont permis de définir le cap ; les 1.000 jours à venir seront consacrés à la mise en œuvre concrète des transformations attendues par les Bruxelloises et les Bruxellois. L'objectif : avancer ensemble, à fond, la tête haute, pour une Région plus forte, plus inclusive et plus prospère. »”
- 2026-06-16 “Accord commercial UE - États-Unis : c'est NON ! — Ce mardi, le Parlement européen se prononcera sur les éléments clés de l'accord commercial entre l'Union européenne et les États-Unis. Pour notre président et député, vice-président de la Commission Industrie du Parlement européen, ce sera non : « Il s'agit d'un accord déséquilibré, négocié dans un contexte de fortes pressions. Je ne peux pas soutenir un texte qui place l'Europe en position de faiblesse », martèle notre député européen.
La stabilité ne peut pas reposer sur des promesses fragiles
Certains avancent qu'il faut signer pour instaurer de la stabilité. Mais accepter un accord déséquilibré pour éviter le conflit ne crée pas de stabilité durable, surtout face à un partenaire dont les positions changent fréquemment. Le contexte commercial international reste marqué par une grande imprévisibilité, avec une remise en cause répétée des règles habituelles du commerce et du droit international.
« Jamais depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump n'a respecté un accord… et dépendre totalement de la Commission européenne pour ce qui est de l'activation de la clause de sauvegarde, c'est beaucoup demander… trop même… », avance notre eurodéputé.
Une clause de sauvegarde dont l'activation reste incertaine
Les clauses de sauvegarde prévues dans l'accord ne peuvent être activées que par la Commission européenne. Notre président et député s'interroge sur la solidité de cette garantie, dans un contexte où les rapports de force commerciaux entre les États-Unis et l'Europe ont souvent été déséquilibrés au détriment de cette dernière.
En effet, notre président et eurodéputé le rappelle: « au vu des prises de position politiques et commerciales de madame von der Leyen depuis le début du mandat, on a connu plus sécurisant… En outre, avec Donald Trump, un accord n'est jamais un partenariat, c'est un rapport de domination. Aussi longtemps qu'on refusera de lui résister, il (s') imposera ».
Conclusion : ce sera NON !
« On ne construit pas une politique commerciale solide sur des promesses fragiles, a fortiori avec un partenaire imprévisible. Je ne peux pas soutenir un accord qui place l'Europe en position de faiblesse. Pour moi, ce sera non. L'Europe doit redevenir une puissance commerciale qui fixe ses conditions, qui protège ses intérêts, ses normes, et qui ne cède pas à l'instabilité venue d'ailleurs. Elle le doit à ses citoyens », conclut notre président et député.”
- 2026-06-16 “NGT : sans transparence, pas de confiance — Un potentiel réel, mais des conditions non remplies
Ce mercredi, le Parlement européen se prononcera définitivement sur le règlement encadrant les Nouvelles Techniques Génomiques (NGT).
« Je voterai contre ce texte. Non pas que je sois particulièrement contre les nouvelles technologies, mais bien parce qu'il me paraît évident que sans transparence, il ne peut jamais y avoir de confiance. Et là en l'occurrence, la transparence est totalement absente », annonce notre président et député européen.
« Les NGT constituent des technologies dont le potentiel mérite d'être exploré. Elles peuvent contribuer à développer des cultures plus résistantes aux maladies, mieux adaptées au changement climatique et moins dépendantes des pesticides. Mais ce potentiel ne peut se déployer que dans un cadre législatif clair et des garanties solides pour les citoyens, les agriculteurs et l'environnement. Ce n'est qu'à ces conditions que l'on pourra avoir un développement pérenne, positif et accepté de ces nouvelles technologies », ajoute notre député également en charge des questions environnementales et de santé au Parlement européen.
Traçabilité, brevets, information : des manques persistants
Or, le texte ne répond pas suffisamment à ces exigences. « Il ne prévoit toujours pas une traçabilité complète jusque dans l'assiette. Il n'apporte pas de réponse satisfaisante aux inquiétudes liées à la brevetabilité des plantes. Il ne permet pas davantage de garantir aux consommateurs une information suffisamment claire pour exercer pleinement leur liberté de choix », alerte-t-il.
« Nous ne rejetons pas les NGT. Nous refusons simplement que leur développement repose sur un affaiblissement des principes de transparence et de précaution. Si nous voulons que ces technologies soient acceptées par les citoyens, elles doivent s'accompagner de garanties solides pour les consommateurs, les agriculteurs et l'environnement », déclare notre président et député.
Une responsabilité partagée avec le niveau wallon
Notre ministre de la Santé et de l'Environnement, Yves Coppieters, abonde dans le même sens : « Il nous appartient, en tant que responsables publics, de ne jamais confondre innovation rapide et connaissance maîtrisée. L'histoire de la santé environnementale nous enseigne que les effets délétères des technologies nouvelles ne se révèlent pas toujours immédiatement – dans les sols, dans les écosystèmes, mais aussi dans les organismes humains. Notre responsabilité est d'exiger un cadre rigoureux, fondé sur l'évaluation, la transparence et le suivi dans la durée. »
« Dans ce contexte, il est essentiel de rappeler une évidence trop souvent oubliée : des alternatives existent. L'agriculture biologique, qui repose sur des processus naturels et limite fortement le recours aux intrants chimiques comme aux organismes modifiés, est aujourd'hui une réalité structurée à l'échelle européenne. Elle représente déjà près de 11 % des surfaces agricoles de l'Union européenne et dépasse 12 % en Wallonie. »
Prendre le temps plutôt que d'aller trop vite
« L'Europe a besoin d'innovation pour son agriculture. Mais elle a tout autant besoin de confiance. Lorsque des questions subsistent sur la traçabilité, les brevets ou l'information des consommateurs, notre responsabilité est de prendre le temps de construire un meilleur cadre plutôt que d'aller trop vite », conclut notre président et député.”
- 2026-06-16 “350 nouvelles places d'accueil pour la petite enfance grâce aux mini-accueils — Face au manque de places d'accueil et aux fragilités structurelles du secteur, notre ministre chargée de la Petite Enfance a proposé au gouvernement conjoint de ce jeudi 11 juin un appel à projets conjoint entre l'ONE et le SPW Intérieur et Action sociale. Une extension du dispositif au territoire de la Région de Bruxelles-Capitale est également possible, sans préjuger de la position que le Gouvernement bruxellois sera amené à prendre.
L'accueil de la petite enfance constitue un enjeu essentiel pour les familles, les enfants, les professionnels du secteur et l'activité économique. Pourtant, depuis de nombreuses années, le secteur traverse une crise structurelle : la capacité globale d'accueil diminue, les coûts d'infrastructure et de fonctionnement augmentent, les délais de création de places restent importants et certains modèles d'accueil sont fragilisés.
Les travaux menés avec le secteur, ainsi qu'un diagnostic réalisé via une étude demandée par le Gouvernement wallon, ont permis d'objectiver ces constats et de confirmer la nécessité d'agir à la fois sur le maintien des places existantes, la création de nouvelles places et la viabilité économique du secteur. Depuis le début de la législature, notre ministre a donc structuré son action autour de trois priorités : préserver les places existantes, créer de nouvelles places et rendre le secteur plus soutenable économiquement.
Notre ministre en charge de la Petite Enfance, Valérie Lescrenier, l'affirme : « La Petite Enfance est une priorité du gouvernement. Trouver une place d'accueil pour son enfant ne devrait pas être un parcours du combattant. Ma priorité est d'agir concrètement sur trois axes : sauver les places menacées, créer de nouvelles places là où les besoins sont les plus importants et construire, avec le secteur, des modèles plus viables pour l'avenir. »
Les mini-accueils : une relance modernisée de l'accueil à domicile
C'est dans cette stratégie globale que s'inscrit l'expérience pilote des mini-accueils. Cette structure de petite capacité, rattachée à un Service d'Accueil d'Enfants, permettra l'accueil de 8 enfants. Les mini-accueils fonctionneront par groupes de minimum deux et maximum quatre, sur des sites distincts.
Ce modèle vise à relancer, dans un cadre modernisé, l'esprit de l'accueil à domicile tout en exploitant des espaces d'accueil disponibles rapidement : proximité, taille humaine, ancrage local et lien direct avec les familles. Il s'inscrit toutefois dans un cadre plus structuré et plus sécurisé : personnel salarié, renfort, accompagnement PMS, rattachement à un SAE et exigences de qualité garanties.
« Avec les mini-accueils, nous voulons tester une solution à taille humaine mais certainement pas une solution au rabais. Ce modèle reprend ce qui faisait la force de l'accueil à domicile, tout en l'inscrivant dans un cadre plus solide, plus collectif et plus soutenable. C'est une réponse concrète pour les territoires où les modèles classiques sont parfois trop lourds, trop coûteux ou trop longs à mettre en œuvre », explique notre ministre wallonne.
Les mini-accueils présentent un intérêt particulier dans les zones sous-couvertes, les territoires ruraux, mais aussi dans certains contextes urbains où la mobilisation de bâtiments existants de plus petite taille peut faciliter la création rapide de places.
Un projet co-construit avec le secteur
Ce projet pilote est le fruit d'un travail de concertation approfondi, nourri par les échanges avec l'ONE, le SPW IAS, les Services d'Accueil d'Enfants, les acteurs locaux et la Plateforme en faveur du statut salarié des accueillantes et accueillants.
« Un modèle d'accueil qui valorise autant la proximité ne peut fonctionner que s'il est pensé avec celles et ceux qui devront le faire vivre. Les mini-accueils sont le résultat d'un travail de co-construction avec le secteur, à partir de constats objectivés et de réalités très concrètes de terrain », souligne-t-elle.
Un financement conjoint ONE-Wallonie
Le dispositif repose sur un financement articulé entre l'ONE et la Wallonie. L'ONE assurera la prise en charge du personnel selon les normes en vigueur, tandis que la Wallonie, via le SPW IAS, interviendra pour les infrastructures et équipements ainsi qu'à travers un cofinancement en aides à la promotion de l'emploi. Le soutien wallon pour les infrastructures et équipements pourra atteindre maximum 80 % des dépenses éligibles, dans la limite de 300.000 euros par projet.
L'appel à projets s'adresse aux Services d'Accueil d'Enfants et à leurs partenaires disposant d'un droit réel sur une infrastructure adaptée, notamment les communes, CPAS, intercommunales, ASBL, fondations ou coopératives agréées comme entreprise sociale. Un volet complémentaire prévoit également la possibilité de soutenir la création de maximum 6 co-accueils indépendants, afin de permettre à certains territoires de s'inscrire malgré tout dans la dynamique de création de places.
Une expérience pilote évaluée avant toute généralisation
L'expérience pilote fera l'objet d'un suivi et d'une évaluation portant notamment sur la rapidité de création des places, la qualité de l'accueil, la continuité du service, la satisfaction des parents, les conditions de travail du personnel et le fonctionnement des partenariats locaux. En fonction des résultats, le modèle pourra être adapté, amélioré et, le cas échéant, intégré dans un cadre réglementaire plus pérenne.
Notre ministre en charge de la Petite Enfance, Valérie Lescrenier, conclut : « Notre ambition est de répondre plus vite aux besoins des familles, soutenir les professionnels et tester des modèles plus souples, plus proches du terrain et plus viables économiquement. Les mini-accueils ne sont pas une mesure isolée, ils sont une étape concrète dans une stratégie globale pour stabiliser le secteur. »”
- 2026-06-15 “Burn-out et longue absence : un expert en réintégration dans chaque administration fédérale — Reprendre le travail après plusieurs mois d'absence n'est jamais un simple retour à la normale. Derrière chaque retour, il y a une personne qui doit retrouver sa place, son rythme, sa confiance. Il y a aussi une équipe qui doit se réorganiser, un environnement de travail à adapter, parfois des habitudes à revoir pour éviter que les mêmes causes ne reproduisent les mêmes effets. C'est à cette étape fragile mais décisive que l'administration fédérale veut mieux intervenir.
Ces expertes et experts seront désigné(e)s parmi les collaborateurs des services publics eux-mêmes. En s'appuyant sur des personnes qui connaissent déjà le terrain, les réalités internes et les équipes concernées, l'administration fédérale entend garantir un accompagnement au plus près des situations vécues.
Le SPF BOSA assurera la formation de ces experts, en collaboration avec l'INAMI ou un organisme de formation agréé. La formation, d'une durée de 29 jours, portera notamment sur la législation, la santé mentale, les aménagements raisonnables sur le lieu de travail et la gestion des conflits. Les administrations qui le souhaitent pourront désigner davantage d'experts en fonction de leurs besoins.
Notre ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, l'affirme : « Le burn-out et les absences de longue durée ne sont pas des chiffres abstraits. Ce sont des situations humaines qui appellent un accompagnement attentif, adapté à chaque situation. Quand une personne revient après une longue absence, il faut pouvoir se poser les bonnes questions. Que peut-elle reprendre pour commencer ? À quel rythme ? Avec quels aménagements ? Comment éviter qu'elle ne retombe dans la même situation ? Et comment accompagner l'équipe qui l'accueille à nouveau ? ».”
- 2026-06-15 “Colonies israéliennes : des produits illégaux sur le marché européen, l'Europe doit agir — Un système organisé, pas des irrégularités isolées
« Pendant des années, on nous a expliqué que les produits issus des colonies représentaient une part marginale des exportations israéliennes vers l'Europe. La nouvelle enquête de Global Echo démontre exactement l'inverse : nous sommes face à un système organisé qui permet à des produits issus des colonies illégales d'entrer sur le marché européen comme s'ils provenaient d'Israël », explique notre président et député européen.
Selon le rapport Importing Occupation, plus de 17 % des cargaisons agricoles israéliennes destinées à l'Europe contenaient des produits provenant des colonies israéliennes en territoire occupé. Le rapport décrit également plusieurs mécanismes permettant de masquer l'origine réelle de ces marchandises et de contourner les règles européennes en matière d'étiquetage et de commerce.
« Si ces conclusions sont confirmées, nous ne sommes plus face à quelques irrégularités isolées. Nous sommes face à un système qui permet à des produits issus de colonies considérées comme illégales au regard du droit international d'accéder au marché européen dans des conditions trompeuses pour les consommateurs ».
Pour notre député européen, cette situation pose un triple problème :
« C'est d'abord un problème de droit international. Les colonies israéliennes sont illégales et l'Union européenne le reconnaît elle-même depuis des années », affirme notre eurodéputé.
« C'est ensuite un problème de protection des consommateurs. Les citoyens européens ont le droit de savoir d'où viennent les produits qu'ils achètent. Si l'origine réelle est dissimulée ou rendue ambiguë, la confiance est rompue. »
« Enfin, c'est un problème de crédibilité politique. L'Europe ne peut pas condamner l'expansion des colonies d'un côté et continuer à importer les produits qui en sont issus de l'autre. »
Notre député européen rappelle que plusieurs États membres ont déjà plaidé en faveur d'une interdiction européenne du commerce avec les colonies israéliennes.
« La Commission européenne ne peut plus se réfugier derrière des difficultés administratives ou techniques. Les éléments réunis par cette enquête imposent une réponse politique », martèle-t-il.
Des demandes concrètes à la Commission européenne
Notre eurodéputé demande à la Commission européenne :
- d'évaluer sans délai les conclusions du rapport
- de renforcer les contrôles sur l'origine des produits importés
- de garantir l'application effective des règles européennes de différenciation
- de présenter des mesures permettant d'empêcher l'entrée sur le marché européen de produits issus des colonies israéliennes.
« Les colonies sont illégales. Leurs produits ne devraient pas se retrouver dans les rayons européens. L'Europe doit mettre ses actes en conformité avec ses principes », conclut-il.”
- 2026-06-10 “Les réformes dans l'enseignement : faisons le point ! — Depuis plusieurs semaines, les réformes de l'enseignement suscitent un débat intense. Ce 5 juin, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a procédé au vote de ces réformes. Ce vote acte la volonté de faire évoluer notre système éducatif pour garantir son avenir et sa soutenabilité, tout en préservant la qualité de l'enseignement.
De la maternelle à l'université, nous savons que les mesures touchent des femmes et des hommes profondément engagés.
Derrière les mobilisations, il y a des enseignantes et des enseignants, des membres du personnel éducatif, des étudiantes, des étudiants, des familles.
Il y a des inquiétudes, des doutes, de la frustration face aux efforts demandés et parfois de la colère. Ces réactions sont légitimes. Elles traduisent un attachement fort à l'école. Cet attachement, nous le partageons. Viscéralement.
Mais la réalité est là, incontournable. Les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont détériorées ces dernières années avec, entre autres, un déficit qui est passé de 350 millions d'euros en 2019 à 1,5 milliard en 2024. Ne pas agir ou postposer aurait été le choix de la facilité mais aussi celui du renoncement. Nous avons fait un autre choix : celui de la responsabilité.
Ces décisions sont exigeantes. Elles ont été mûrement réfléchies, travaillées, ajustées depuis l'automne 2025 en concertation avec les acteurs de terrain.
Mais gouverner, ce n'est pas éviter les difficultés. C'est les affronter, en regardant la réalité en face et en prenant les décisions nécessaires.
Dans le même temps, le débat s'est polarisé. Des approximations, des caricatures et des interprétations partielles ont brouillé la compréhension des enjeux. Certaines prises de position ont amplifié les peurs plutôt que d'éclairer les faits. Cela ne rend service ni aux enseignants, ni aux élèves, ni à l'école.
Nous refusons cette confusion. Nous refusons les simplifications qui déforment la réalité. Nous assumons un cap : celui de la clarté, de la transparence et de la vérité.
Cette FAQ
s'inscrit dans cette démarche. Elle ne cherche pas à minimiser les implications ni les difficultés mais à les objectiver. Elle ne prétend pas imposer une vision, mais donner les clés pour que chacun puisse comprendre et se forger une opinion en connaissance de cause.
L'enseignement est une priorité claire et assumée
La Belgique
meilleurs élèves européens en termes d'investissements dans l'enseignement.
À l'échelle internationale, la Belgique figure parmi les pays qui investissent le plus dans l'éducation. Nous nous classons parmi les meilleurs élèves européens en la matière.
Cet engagement traduit un choix de société : celui de faire de l'enseignement une politique prioritaire. Et ce choix, nous l'assumons pleinement.
Investir dans l'enseignement, c'est investir dans l'avenir.
C'est donner à chaque jeune les moyens de comprendre le monde, d'y trouver sa place et d'y contribuer.
C'est préparer une société plus épanouie, parce que mieux formée. Plus forte, parce que plus compétente. Plus prospère, parce que capable d'innover, de s'adapter et de relever les défis de demain.
Mais cet investissement nous oblige aussi. Il est financé par nos impôts. Quand chaque ménage investit en moyenne plus de 400 euros chaque mois pour l'éducation, cela nous impose d'être exigeants, lucides et responsables quant à l'utilisation des moyens engagés. Il ne s'agit pas seule ment d'investir beaucoup, mais d'investir mieux pour garantir l'efficacité, l'équité et la qualité de notre système éducatif.
C'est dans cet esprit que les réformes doivent être comprises : non pas comme une remise en cause de cette ambition, mais comme la condition pour la préserver et la renforcer dans la durée.
Pourquoi des efforts maintenant ?
En 2025, la Fédération Wallonie-Bruxelles consacre plus de 70 % de son budget, soit 10,65 milliards d'euros, à l'enseignement.
Malgré un effort important de tous les francophones,
la Fédération dépense plus qu'elle ne perçoit et doit emprunter.
Ce déficit structurel génère une dette et des intérêts croissants.
Certains réclament un report des réformes. Une solution simple et séduisante. En réalité, chaque année qui passe, c'est une dette qui augmente et une charge d'intérêts qui devient plus lourde. À terme, si nous ne faisons rien, c'est 1 milliard d'euros supplémentaire qui sera englouti en intérêts bancaires chaque année. 1 milliard d'euros en plus pour payer des intérêts plutôt qu'investi dans l'enseignement, au service des étudiantes et des étudiants.
Il ne s'agit pas de dogmatisme budgétaire, mais bien de préserver notre capacité à financer durablement l'éducation. Refuser d'agir aujourd'hui, c'est donc alourdir la facture de demain et endetter nos enfants.”
- 2026-06-09 “Les épreuves externes peuvent être adaptées mais doivent être maintenues — Il est essentiel que chaque élève puisse bénéficier de ces évaluations, qui constituent un repère important dans son parcours scolaire et permettent de disposer d'indicateurs communs à l'ensemble du système éducatif.
Notre Mouvement est conscient des difficultés rencontrées dans certaines écoles. Dans les situations les plus complexes, il appartient aux directions et aux pouvoirs organisateurs d'analyser les modalités les plus adaptées pour permettre l'organisation sereine des épreuves. Cette appréciation doit se faire avec pragmatisme, dans le respect des réalités de terrain et, avant tout, dans l'intérêt des élèves.
Par ailleurs, nous souhaitons rappeler l'importance d'un encodage complet et rapide des résultats des épreuves externes. Ces données sont essentielles pour assurer le suivi du système éducatif et disposer d'une vision objective des acquis des élèves.
Bien entendu, ces résultats devront être interprétés avec toute la souplesse nécessaire au regard du contexte particulier que certaines écoles ont pu connaître. Les Engagés rappellent également que les conseils de classe
demeurent les seules instances compétentes pour apprécier la réussite des élèves et prendre les décisions relatives à leur parcours scolaire.
En cette fin d'année scolaire, la priorité doit rester la garantie de conditions d'évaluation aussi équitables que possible, tout en tenant compte des réalités vécues sur le terrain. Notre Mouvement insiste par ailleurs sur le fait que toute forme de sabotage serait inacceptable et irresponsable.”
- 2026-06-08 “La Wallonie réinvestit ses friches plutôt que d'artificialiser de nouveaux terrains — Une politique cohérente au service de la réindustrialisation
Cette mesure concrétise les engagements pris par le Gouvernement wallon, notamment dans la note d'orientation du 17 juillet 2025 relative au redéploiement territorial de l'économie et de l'industrie. L'ambition de la Wallonie : remobiliser 1.500 hectares de terrains d'ici 2030, en donnant la priorité à la reconversion des friches afin de préserver les espaces naturels et les terres agricoles et ainsi de limiter l'expansion du territoire. Cette approche s'inscrit également dans les objectifs du Schéma de Développement Territorial, qui prévoit que 30 % des nouveaux terrains économiques soient développés sur des surfaces déjà artificialisées d'ici 2030, puis 100 % à l'horizon 2050, dans une logique de zéro artificialisation nette.
Une réponse concrète aux besoins du territoire
Les travaux préparatoires menés avec les acteurs publics et privés confirment le potentiel de redéploiement économique de la Wallonie. Les premiers constats sont significatifs : 276 friches de plus de 5 hectares présentant un potentiel économique ont été identifiées, représentant plus de 4.000 hectares mobilisables. Ces résultats montrent que la capacité foncière existe pour soutenir la réindustrialisation, à condition de mobiliser les outils administratifs et financiers nécessaires.
La stratégie du Gouvernement repose donc sur la réutilisation prioritaire des surfaces déjà artificialisées. L'objectif est de régénérer le territoire plutôt que de poursuivre son extension, en conciliant développement économique, préservation des terres agricoles, des espaces naturels et amélioration du cadre de vie.
Une nouvelle impulsion via le FEDER
Dans ce contexte, le Gouvernement wallon lance un appel à projets dans le cadre du FEDER – Mesure 29. Cette nouvelle mesure additionnelle poursuit plusieurs objectifs concrets :
- Amorcer rapidement la mobilisation des friches d'ici la fin de la législature régionale
- Soutenir des projets reconnus comme prioritaires à haut potentiel de reconversion économique à l'horizon 2030
- Contribuer aux objectifs de régénération du foncier existant
- Envoyer un signal fort aux acteurs publics et privés en faveur de la reconversion des sites en friche
La mesure vise également à garantir un équilibre territorial des usages : un tiers pour le logement, un tiers pour les activités économiques et un tiers pour la restauration de la nature.
Un soutien financier structurant
Le Gouvernement mobilise une nouvelle enveloppe de 23.084.233 €, répartie comme suit : 6.286.014 € financés par la Région wallonne, 14.489.796 € par le FEDER et 2.308.423 € en provenance des fonds propres des opérateurs. La répartition territoriale prévoit que 85 % des moyens soient attribués à la zone « en transition » (Hainaut, Namur et Liège), et 15 % à la zone « moins développée » (Luxembourg).
Un appel à projets destiné aux entités publiques ou assimilées
Cet appel à projets s'adresse aux entités publiques ou assimilées, dans le respect du processus de sélection approuvé par le Gouvernement wallon. Les projets devront répondre à des critères stricts : haut potentiel de développement, pérennité des projets, caractère structurant et intégré.
Concrètement, l'appel à projets est ouvert depuis le 1er juin jusqu'au 24 juillet 2026. Une phase d'analyse se déroulera durant l'été, avant une sélection des projets par le Gouvernement wallon à l'automne.
Notre ministre wallon en charge Zones d'Activités économiques, François Desquesnes, le résume : « Avec cette mesure, nous posons un nouvel acte concret pour la réindustrialisation de la Wallonie. Nous faisons le choix de réinvestir d'abord dans les sites existants, en mobilisant les friches et en modernisant nos infrastructures, afin d'offrir aux entreprises des conditions d'implantation durables, tout en préservant notre territoire. »”
- 2026-06-05 “La Wallonie simplifie le parcours des grands projets d'investissement — Un mécanisme de « pré-filing »
Concrètement, le « pré-filing » constitue une étape préalable, facultative et informelle, organisée avant le dépôt officiel d'une demande de permis. Ce mécanisme permet au porteur de projet d'échanger en amont avec l'administration afin d'identifier les procédures applicables, les documents à fournir, les études à prévoir ainsi que les éventuelles contraintes à anticiper. L'objectif est de baliser les démarches administratives et de les expliciter clairement.
L'expression d'une seule voix
Les Directeurs généraux du Service Public de Wallonie – Territoire & Environnement seront mobilisés et placés aux commandes du « pré-filing ». Pour compléter l'approche sous l'angle économique, le SPW Économie y sera systématiquement associé. L'objectif est de soumettre au porteur de projet, dans un délai court, une position claire, sous forme de premier avis de principe sur la procédure à suivre et les enjeux que soulève le projet.
Concrètement, un single point of contact (SPOC) est désigné au sein du SPW comme interlocuteur unique pour le porteur de projet, avec comme point d'entrée une adresse unique : prefiling@spw.wallonie.be.
Un dispositif activable sur base volontaire pour des projets d'intérêt majeur
Ce dispositif s'adresse aux projets soumis à un permis d'urbanisme, d'environnement ou à un permis unique, repris dans la liste des permis gouvernementaux prévue à l'article D.IV.25 du CoDT, ou relevant de secteurs stratégiques identifiés au niveau européen. Sont notamment concernés les projets liés à la défense, à la souveraineté énergétique et industrielle, à la décarbonation de l'industrie, à l'approvisionnement en matières premières critiques et aux technologies greentech.
Le dispositif couvre également les projets reconnus comme projets importants d'intérêt européen commun (PIIEC), tels que la production de batteries, les semi-conducteurs et la microélectronique, le cloud, la connectivité, le numérique et l'intelligence artificielle, l'hydrogène, la santé et le spatial.
Des critères concrets d'éligibilité
Sélectionnés par le Gouvernement, ces projets doivent répondre à certains critères d'impact en matière d'investissement, de création d'emplois, de réhabilitation du territoire et de contribution au rayonnement de la Wallonie :
- Un investissement minimal de 10 millions d'euros et la création d'au moins 20 emplois
- La reconversion d'au moins 5 hectares de friches
- Un effet de vitrine pour la Wallonie à l'international
- Le développement d'un modèle d'économie circulaire
Simplifier les démarches et accompagner les projets
Le mécanisme repose sur une plateforme de concertation coordonnée par les services compétents de l'administration wallonne, dont la composition est adaptée aux spécificités de chaque dossier. Cette plateforme formule des observations et des recommandations utiles afin d'aider les demandeurs à mieux préparer leur projet et à anticiper les différentes étapes de la procédure.
Ce dispositif respecte toutefois un principe essentiel : il ne remplace pas la procédure officielle de délivrance des permis et ne préjuge en aucun cas de la décision finale des autorités compétentes.
Un rapport annuel permettra d'évaluer le fonctionnement du dispositif et de l'ajuster si nécessaire. Une fois par semestre, les Directeurs généraux du SPW TLPE et ARNE, associant le SPW Économie, établiront la liste des dossiers réceptionnés et en feront état auprès du Ministre-Président et des ministres du Territoire, de l'Environnement et de l'Économie.
Notre ministre wallon du Territoire, François Desquesnes, l'affirme : « Avec ce mécanisme, nous voulons offrir plus de clarté, plus de prévisibilité et mieux baliser les procédures de permitting relatives aux projets stratégiques qui contribuent au redéploiement économique et industriel de la Wallonie. Il s'agit de simplifier sans affaiblir les règles, et de mieux soutenir les porteurs de projets dans leurs démarches. Sécuriser les procédures et les investissements stratégiques est un enjeu majeur pour assurer la compétitivité territoriale de la Wallonie. »
Notre ministre wallon de l'Environnement, Yves Coppieters, complète : « Le pré-filing permet de concilier développement économique et protection de l'environnement. Il offre aux porteurs de projet une meilleure visibilité sur les exigences réglementaires tout en permettant aux administrations d'identifier très tôt les contraintes environnementales et les adaptations nécessaires. Il permet en outre d'éviter les erreurs qui conduisent aujourd'hui à des blocages ou à des recours. C'est donc un outil de bonne gouvernance. »
Cette décision illustre la volonté du Gouvernement wallon de créer un cadre plus favorable à l'investissement, à la réindustrialisation et à la reconversion des sites stratégiques au bénéfice du développement économique de la Wallonie.”
- 2026-06-05 “Réformes de l'enseignement : notre Président vous adresse une lettre — Chères amies,
Chers amis,
Ce vendredi 5 juin, des réformes importantes dans l'enseignement ont été adoptées par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Nous savons que ces réformes ont suscité de nombreuses réactions, allant jusqu'à des mobilisations et des grèves importantes. Au-delà des polémiques et des approximations qui ont parfois circulé, il faut surtout entendre ce que cette situation révèle : de l'inquiétude, parfois de la colère, mais surtout un attachement profond et sincère de nombreux enseignantes et enseignants à leur métier, à leurs élèves et à leur école.
Contrairement à ce que certaines voix essayent de faire croire, nous partageons viscéralement cet attachement. Nous savons l'énergie, l'engagement et le cœur que les enseignants mettent chaque jour dans leur mission. C'est précisément pour cela que je tiens vraiment à clarifier deux choses essentielles :
- Notre boussole a toujours été claire : faire les réformes nécessaires, de la manière la plus juste possible, pour garantir le financement d'un enseignement de qualité, aujourd'hui et demain. Non pas « CONTRE » qui que ce soit, mais profondément « POUR » l'école et pour celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
- Nous avons toujours été ouverts au dialogue et prêts à chercher les meilleurs compromis, même si nous ne sommes pas seuls à décider. Depuis l'annonce des mesures à l'automne 2025, nous avons écouté, rencontré les acteurs de terrain, entendu leurs réalités concrètes et travaillé, souvent dans la discrétion, à des ajustements avec notre partenaire de majorité.
C'est dans cet esprit que nous avons assumé des arbitrages difficiles, tout en défendant, encore ces derniers jours, des mesures supplémentaires pour être certains qu'aucune enseignante, aucun enseignant ne perde de charge horaire après avoir investi son énergie au service de nos enfants. C'était pour nous une exigence à la fois humaine et responsable.
Le but de ce courrier et du document qui vous parviendra dans les prochains jours par voie postale et électronique est de vous expliquer, avec transparence, les raisons qui nous ont poussés à faire ces choix, mais aussi quelles sont les décisions qui ont été réellement prises. Car si nous comprenons la colère et l'émotion, seule une discussion apaisée, basée sur les faits et la réalité, nous permettra d'avancer et de construire un avenir soutenable et positif pour nos enfants. Gouverner, c'est prévoir.
Nous ne prétendons pas que tout a été parfait. Nous ne prétendons pas que nos décisions sont faciles à comprendre ou à accepter.
Nous aurions sincèrement souhaité que ces réformes puissent aboutir dans un climat plus apaisé et dans une dynamique de confiance renforcée avec l'ensemble des acteurs de l'enseignement. La réalité institutionnelle et politique nous rappelle cependant que les compromis sont parfois complexes et qu'ils reflètent aussi des sensibilités différentes. Cela ne relève ni du jugement ni de la rupture, mais d'une réalité simple : gouverner, c'est composer.
Nous sommes par ailleurs conscients que la crispation actuelle cristallise une tension plus large. Les réformes nécessaires que nous avons prises en matière de chômage, de pension, d'économie dans la fonction publique ou d'augmentation de certains impôts, y compris sur les épaules les plus larges, touchent chacun et chacune d'entre nous, d'une manière ou d'une autre. C'est précisément parce que cet effort est partagé par tous qu'il est juste et qu'il permet à chacun de contribuer, à sa mesure, à la solidarité et à l'effort collectif.
Si nous devons prendre des décisions courageuses aujourd'hui, c'est aussi parce que ne pas les avoir prises, hier, a fragilisé notre pays. La Belgique est aujourd'hui l'un des pires élèves européens en matière budgétaire. Le déficit de la Fédération Wallonie-Bruxelles est passé de 350 millions en 2019 à 1,5 milliard en 2024. Si nous ne réagissons pas maintenant, c'est tout notre système qui pourrait vaciller. Et cela, nous ne voulons ni l'accepter, ni en reporter la charge sur nos enfants.
Gouverner, c'est assumer ses responsabilités. Il est évidemment plus confortable de donner de bonnes nouvelles. Mais céder à la tentation de ne faire que ce qui est populaire serait manquer à notre devoir et mettre notre solidarité en danger. Nous avons été élus pour agir, pour conduire le pays avec lucidité et courage. Nous avons accepté cette mission grâce à votre confiance et à celle des citoyens, et nous voulons l'assumer pleinement, sans détour ni faux-semblant.
Au-delà de la nécessité de remettre notre pays sur les rails et le ramener dans le peloton européen, nous sommes conscients que la colère que nous vivons aujourd'hui révèle un malaise plus profond. Dans un contexte international de plus en plus tendu, où les échanges deviennent rapport de force, nous sommes convaincus que nous devons aller plus loin pour changer le système en profondeur.
C'est pour cela que nous continuons à nous battre pour construire un chemin vers un modèle de société plus juste. Une société où les plus vertueux sont aussi ceux qui réussissent ; où le progrès technologique se traduit en bien-être réellement partagé ; où ceux qui trichent ou détruisent ne peuvent en tirer profit. Un modèle de société où chacune et chacun doit faire sa part mais qui refuse la loi du plus fort.
Notre Manifeste pour une société régénérée reste notre boussole. Il nous invite à penser le long terme, à agir pour les générations futures et à construire un pays en bonne santé : plus juste, plus résilient, plus humain, plus solidaire et plus durable.
Merci, sincèrement, pour votre confiance, votre engagement et votre fidélité. Ils donnent du sens à notre action et de la force à nos convictions.
Avec toute ma reconnaissance,
Yvan Verougstraete”
- 2026-06-05 “Bruxelles se donne les moyens de redevenir une terre d'investissement — Un Pacte de compétitivité : une première historique pour Bruxelles
Le Gouvernement bruxellois a donné à Laurent Hublet un mandat formel pour négocier avec le Gouvernement fédéral un Pacte de compétitivité. Ce mécanisme permet une réduction des coûts salariaux de 4 à 5 % pour les entreprises situées dans une zone de soutien. Ce dispositif, activable à la suite de la fermeture du site d'Audi Forest, constitue une avancée majeure pour Bruxelles.
Notre ministre de l'Emploi et de l'Économie, Laurent Hublet, le confirme : « Ce dispositif est une première historique pour Bruxelles. Jusqu'ici, notre région n'avait jamais pu agir sur la compétitivité salariale. »
Au-delà de l'effet direct sur les coûts, ce Pacte est conçu pour générer un véritable choc d'emplois. Dans la région d'Anvers, l'activation du Pacte a permis la création d'environ 1.000 nouveaux emplois par an. Les prochaines étapes consistent à finaliser un accord de coopération avec le gouvernement fédéral, puis à adopter un arrêté royal qui désignera officiellement la zone de soutien bruxelloise.
Les Zones d'Accélération Économique Bruxelloises : transformer les friches en moteurs d'emplois
Le Gouvernement a également approuvé une note de principe définissant les contours des Zones d'Accélération Économique Bruxelloises (ZAEB). Cette note confirme les éléments structurants prévus dans la Déclaration de Politique Régionale, notamment la mise en place d'un fast-track administratif, l'introduction d'incitants fiscaux, l'élaboration d'un plan de mobilité adapté et la création d'une cellule dédiée au sein d'Actiris.
Bruxelles dispose encore de sites inoccupés à haut potentiel pour l'activité économique et qui nécessitent une reconversion accélérée. C'est notamment le cas de l'ex-site Audi Forest, de Schaerbeek Formation, du site Solvay, ainsi que d'autres friches stratégiques dont la remise en activité constitue un levier majeur pour l'économie bruxelloise.
« On transforme nos surfaces industrielles inoccupées en moteurs d'emplois pour que Bruxelles redevienne une terre d'investissement », affirme notre ministre de l'Emploi et de l'Économie, Laurent Hublet.
La note prévoit également une articulation étroite entre les ZAEB et la zone de soutien du Pacte de compétitivité, visant à maximiser l'impact économique global et à assurer une cohérence stratégique entre les différents instruments de relance.
« Avec ces mesures, Bruxelles renforce sa compétitivité par rapport à la Wallonie et à la Flandre afin d'attirer davantage d'entreprises et d'investissements. Les retombées seront considérables : des milliers d'emplois pour les Bruxellois, la redynamisation de quartiers et le renforcement des finances régionales », souligne le Ministre-Président Boris Dilliès.
Notre ministre de l'Emploi et de l'Économie, Laurent Hublet, conclut : « Ces deux mesures marquent un tournant majeur pour la politique économique bruxelloise. Elles offrent des incitants puissants pour relancer l'activité économique, attirer de nouveaux investissements, créer des emplois de qualité et accélérer la reconversion de zones aujourd'hui sous-utilisées. »”
- 2026-06-04 “Nos députés de la FWB adressent une lettre aux enseignants : « nous ne renonçons à rien » — Chères enseignantes, chers enseignants,
Depuis plusieurs mois, et plus encore ces dernières semaines, beaucoup d'entre vous nous ont écrit, interpellés, rencontrés. Vous nous avez fait part de votre fatigue, de votre incompréhension, devenue de la colère, voire parfois de votre sentiment de trahison à notre égard.
Nous tenons à répondre avec honnêteté et franchise. Au-delà des débats parlementaires, médiatiques ou des slogans, parfois animés, nous partageons la même conviction : aucune société démocratique ne progresse durablement sans un socle solide, à savoir un enseignement de qualité. Et un enseignement de qualité repose avant tout sur celles et ceux qui le font vivre chaque jour : les membres de sa communauté éducative, ses enseignants, celles et ceux qui raccommodent chaque jour ce que la société effiloche. Vous le faites avec engagement, avec implication, souvent avec passion, parfois jusqu'à l'épuisement.
Nous connaissons les réalités de votre quotidien : les préparations, les corrections, la gestion de classe, l'accompagnement d'élèves parfois en difficulté et un sentiment de reconnaissance qui n'est pas toujours à la hauteur de votre engagement.
De plus, nous entendons aussi que le calendrier de ces réformes, dans un contexte déjà chargé pour les équipes éducatives accentue les tensions et les incompréhensions. Nous avons également remis en question ce calendrier.
Mais nous ne renonçons à rien, ni à nos convictions ni à nos combats, et nous assumons en même temps que l'époque exige une correction financière douloureuse. La mandature précédente, sous le coup des crises successives (COVID, inondations, Ukraine), a laissé des finances publiques fortement fragilisées, qui atteignent aujourd'hui des limites dangereuses en termes de soutenabilité et de financabilité.
Ces fragilités résultent de la combinaison d'une baisse des recettes et d'une hausse des dépenses.
Les crises successives ont surtout contribué à concentrer l'attention politique sur leur gestion immédiate, au détriment d'une trajectoire budgétaire plus structurelle. Aujourd'hui, l'enjeu est de redresser ces finances publiques afin d'éviter qu'à l'horizon d'une dizaine d'années nous ne devions supporter environ 1 milliard d'euros de charges d'intérêts supplémentaires. Ce que nous faisons aujourd'hui vise donc à préserver ces marges pour l'enseignement, la culture et la jeunesse, plutôt que de les voir absorbées par la dette.
Non, l'enseignement n'est pas une variable d'ajustement, mais, comme tous les secteurs de la société, il devra prendre aussi sa part dans l'effort sociétal commun. Nous le regrettons, mais ne pas l'assumer serait irresponsable.
Aucune réforme durable ne peut prospérer dans un climat de défiance généralisée. Le dialogue n'est jamais une faiblesse. C'est une nécessité démocratique. L'enjeu, désormais, est de réconcilier le temps parlementaire et législatif avec le temps scolaire et celui du terrain.
Et, connaissant nos valeurs, notre histoire et notre proximité avec le monde de l'enseignement, vous vous doutez bien que, si nous soutenons ces réformes globales, c'est parce que nous sommes intimement convaincus qu'elles sont nécessaires pour préserver l'avenir même de la Fédération et de ses missions.
Le décret Programme II contient des mesures difficiles que nous ne minimisons pas. Il contient aussi des avancées réelles que le fracas du débat a rendues peu audibles : un tutorat renforcé, une revalorisation des directions, un accès élargi à certains barèmes supérieurs, des périodes retirées face-classe en début de carrière et après 60 ans. Ces avancées tiennent mal dans un slogan, mais elles comptent.
Si aujourd'hui les propos que nous vous partageons avec franchise et transparence au travers de cette lettre résonneront difficilement en vous, sachez que, dans le contexte qui est le nôtre, nous continuerons à défendre les valeurs d'un enseignement démocratique, participatif et inclusif, en respectant les différents acteurs du monde de l'enseignement, des élèves aux directions en passant par les parents et les enseignants.
Avec respect et considération,
Les députés Les Engagés à la Fédération Wallonie-Bruxelles”
- 2026-06-04 “La liberté a besoin d'un cap — Beaucoup d'entre vous sont inquiets.
Vous avez le sentiment que nos enfants vivront moins bien que nous.
L'impression que nous avons de moins en moins de prise sur les événements.
La peur de voir disparaître des repères que vous pensiez acquis.
Cette inquiétude ne vient pas de nulle part.
Depuis près de vingt ans, nous passons d'une crise à l'autre : crise financière, crise sanitaire, crise énergétique, retour de la guerre sur notre continent, tensions commerciales, bouleversements technologiques…
À chaque fois, nous avons le sentiment de colmater les brèches sans jamais traiter les causes profondes.
Et au fil du temps, une question s'est imposée à moi :
« Comment se fait-il que nous ayons autant progressé technologiquement, tout en ayant parfois le sentiment collectif de perdre en maîtrise, en stabilité et en confiance dans l'avenir ? »
Je suis convaincu qu'une partie de la réponse réside dans le modèle économique qui a dominé ces dernières décennies.
Pendant trop longtemps, nous avons considéré que la croissance était un objectif en soi, que la compétition était forcément bénéfique et que le progrès technologique finirait naturellement par se transformer en progrès humain.
L'expérience nous montre que ce n'est pas automatique.
Je suis convaincu que nous devons désormais tourner la page du néo-libéralisme.
Non pas pour revenir aux recettes du passé ou pour opposer l'Etat au marché.
Mais pour construire une économie qui retrouve un cap.
- Une économie où la liberté reste essentielle, mais où elle est mise au service d'une finalité plus grande.
- Une économie qui protège davantage ce qui fait sens pour notre société.
- Une économie où les entreprises qui respectent les normes sociales, sanitaires et environnementales les plus ambitieuses ne sont plus désavantagées face à celles qui contournent les règles.
- Une économie qui récompense davantage ceux qui créent de la valeur durable que ceux qui exploitent les failles du système.
- Une économie qui transforme le progrès technologique en progrès de bien-être.
- Une économie qui nous permet de retrouver davantage de souveraineté, de liberté de choix et de maîtrise de notre destin.
C'est cette vision que j'appelle la télo-économie.
« Télos » signifie la finalité, le sens. Pour une économie qui fait sens.
Parce que la liberté n'est pas une fin en soi. Elle est un moyen.
Un moyen de construire une société plus prospère, plus juste, plus durable et plus humaine.
Au fond, la question n'est pas seulement de savoir comment produire plus.
La question est de savoir au service de quoi nous produisons.
Après les Trente Glorieuses.
Après le mirage de la mondialisation heureuse.
Après l'âge des crises perpétuelles.
Il est temps d'entrer dans l'ère du sens.
La loi de l'effort, oui.
La loi du plus fort, non.
Yvan Verougstraete – Président Les Engagés”
- 2026-06-03 “Retours des personnes en séjour irrégulier : fermeté OUI, renoncement NON ! — Un accord qui franchit plusieurs lignes rouges
Le Parlement européen devra prochainement se prononcer sur l'accord conclu entre les institutions européennes concernant le nouveau règlement sur les retours des personnes en séjour irrégulier.
« Je voterai contre. Faire respecter les décisions de retour lorsqu'une personne n'a pas le droit de rester en Europe est une nécessité. Mais ce texte franchit plusieurs lignes rouges que je refuse d'accepter », affirme notre président et eurodéputé.
L'accord conclu entre le Parlement européen et le Conseil confirme notamment l'orientation la plus contestée de la réforme : la possibilité d'éloigner des personnes vers des pays tiers dits « sûrs » et la mise en place accélérée de centres de retour situés hors de l'Union européenne.
« L'Europe choisit d'externaliser une partie de sa politique migratoire. C'est une erreur. La crédibilité de notre politique d'asile passe par des retours effectifs, mais elle ne peut pas se construire en transférant nos responsabilités à d'autres pays », martèle notre député européen.
Des hubs de retour qui posent toujours problème
Pour notre président et député, les inquiétudes exprimées lors du premier vote demeurent intactes.
« On continue d'ouvrir la porte à des transferts vers des pays avec lesquels les personnes concernées n'ont parfois aucun lien. On continue de créer des zones grises juridiques où les garanties offertes par le droit européen risquent d'être affaiblies. Cette logique reste inacceptable ».
Notre président et député pointe également d'autres dispositions problématiques du règlement, notamment l'extension des outils de contrôle, le renforcement des mesures coercitives et l'insuffisance des garanties entourant certaines procédures de retour.
Une Belgique ferme, mais encadrée par l'état de droit
« Les Engagés assument la nécessité de disposer d'outils efficaces pour exécuter les décisions de retour. Mais précisément parce que ces mesures touchent à des libertés fondamentales, elles doivent être strictement encadrées », rappelle-t-il.
Dans ce contexte, notre Mouvement soutient le cadre belge relatif aux visites domiciliaires.
« En Belgique, une visite domiciliaire ne pourra être autorisée que par un juge d'instruction, à la demande de l'Office des étrangers. Le juge devra vérifier plusieurs conditions cumulatives : l'existence d'un danger réel pour l'ordre public ou la sécurité nationale, l'existence d'un ordre de quitter le territoire exécutoire non respecté, l'absence d'alternative moins intrusive et le caractère proportionné de la mesure ».
« Le règlement européen adopté ne prévoit pas des garanties équivalentes. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous voterons contre ce texte. L'Europe impose des instruments coercitifs de plus en plus intrusifs, mais sans les balises suffisantes pour garantir pleinement le respect des droits fondamentaux ».
« Dire que tout le monde peut rester en Europe est un mensonge. Mais prétendre que l'on résoudra le problème en exportant nos responsabilités ailleurs en est un autre. Les décisions de retour doivent être exécutées lorsqu'elles sont justifiées. Mais elles doivent l'être dans le respect de l'État de droit, des droits fondamentaux et des valeurs européennes. C'est pour cette raison que je voterai contre ce texte. La responsabilité consiste à gérer les défis migratoires avec sérieux, efficacité et humanité. L'Europe doit rester fidèle à ce qu'elle est, même lorsqu'elle choisit la fermeté », conclut notre président et eurodéputé.”
- 2026-06-03 “Titres-services : pas de changement brutal, une adaptation progressive — Un appel à mandats ouvert jusqu'au 10 juillet
Cette décision intervient alors que l'appel à mandat en économie sociale est ouvert depuis le 29 mai et jusqu'au 10 juillet. Doté d'un budget de 19 millions d'euros, il permet aux entreprises concernées de poursuivre leurs missions d'insertion durant cinq ans et, si elles le souhaitent, de développer de nouveaux projets en dehors des activités titres-services.
La proposition transitoire apportée par notre ministre vise précisément à articuler cette nouvelle programmation avec la réalité du terrain, afin de permettre une adaptation progressive des structures concernées. Les modalités précises seront définies après l'analyse des résultats de l'appel à mandats par un jury indépendant comme prévu par la réglementation.
Une transition pour tenir compte des réalités du terrain
Le précédent gouvernement a adopté en 2024 une réforme qui prévoyait, notamment, une incompatibilité entre certaines aides à l'emploi et les prestations réalisées dans le cadre du système des titres-services.
Si le ministre reste convaincu de la nécessité de mieux cibler les aides publiques, les échanges avec les acteurs du terrain ont mis en évidence les difficultés concrètes qu'une application immédiate de cette réforme pourrait engendrer pour certaines structures et pour leurs travailleuses. Afin de permettre aux opérateurs de s'adapter progressivement et de préserver l'emploi des travailleuses concernées, le ministre autorisera le maintien du cumul durant l'année 2027 selon des modalités qui seront finalisées en concertation avec le secteur.
Notre ministre de l'Emploi et de l'Économie, Laurent Hublet, l'affirme : « J'ai entendu les inquiétudes des travailleuses, des ALE et des entreprises d'économie sociale. Il était essentiel de tenir compte des réalités du terrain. Cette période transitoire permettra d'avancer de manière progressive et responsable. »
Une réforme des titres-services maintenue
Cette décision transitoire pour les entreprises d'économie sociale ne remet pas en cause les avancées liées à la réforme globale des titres-services en Région Bruxelloise entrée en vigueur en janvier 2025.
Le secteur des titres-services compte près de 450 entreprises à Bruxelles et emploie environ 27.000 aides ménagères. Le métier est actuellement en tension et le secteur est en recherche de main-d'œuvre. Pour le ministre, l'objectif reste de permettre à davantage de travailleurs de rejoindre progressivement le marché de l'emploi tout en concentrant les moyens publics sur les personnes qui en ont le plus besoin.
Un accompagnement renforcé des travailleuses
Le ministre a également demandé aux administrations concernées de poursuivre le travail d'accompagnement des structures et des travailleuses. L'objectif est de faciliter les transitions vers l'emploi lorsque celles-ci sont possibles – selon les acteurs de l'économie sociale rencontrés, entre 25 % et 30 % des travailleurs pourraient intégrer dès à présent les entreprises de titres-services classiques – tout en développant des solutions adaptées pour les personnes qui nécessitent un accompagnement plus important.
Notre ministre de l'Emploi et de l'Économie, Laurent Hublet, le résume : « Je suis à l'écoute du secteur et je respecte profondément le travail de ces femmes qui réalisent des activités essentielles. Notre rôle est de construire, avec elles et avec les acteurs de terrain, des solutions solides et réalistes. »”
- 2026-06-03 “Décret-programme 2 : garantir le débat, permettre la décision — Depuis plusieurs semaines, le décret-programme 2 fait l'objet d'un examen approfondi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Déposé le 30 avril dernier, ce texte a été examiné dans les commissions des ministres concernés à partir du 11 mai. Après plusieurs séances de commission ayant parfois duré plus de quinze heures, le projet de décret devait être soumis au vote de la séance plénière du 27 mai.
Son adoption a toutefois été retardée par les groupes de l'opposition qui ont mobilisé des moyens d'entraves parlementaire, singulièrement deux demandes successives d'avis du Conseil d'État sur des amendements qu'ils ont déposés dans les commissions.
Ce lundi 1er juin, après remise des avis des autres commissions, le projet de décret a été adopté en commission du Budget, malgré une nouvelle tentative de blocage de l'opposition par une troisième demande d'avis du Conseil d'État. Il est a noté que ces demandes d'avis ont été honorées et que tous amendements ont été transmis par le président au Conseil d'Etat. Le texte est donc envoyé à l'ordre du jour d'une séance plénière.
Le règlement du Parlement prévoit un délai de 84h entre l'adoption du rapport de commission et la mise à l'ordre du jour en séance plénière. À l'issue de la commission de ce lundi, deux groupes de l'opposition ont reporté l'adoption définitive de ce rapport, en ne votant pas la confiance à leur propre corapporteur ! Démontrant à nouveau une volonté de blocage des travaux parlementaires.
Ce délai de 84 heures existe pour garantir aux députés le temps nécessaire à l'examen d'un texte avant son adoption définitive. Cet objectif est pleinement atteint dans le cas présent. Depuis plusieurs semaines, le projet de décret fait l'objet de débats approfondis qui ont déjà fait l'objet de rapports définitifs. C'est le cas de trois des quatre commissions saisies du projet de décret pour lesquelles des avis, prenant la forme d'un rapport, ont été transmis les 21 et 28 mai. Seul le rapport de la commission du Budget reste formellement à adopter. Or, des versions provisoires pour les deux premières réunions de cette commission ont été envoyées aux députés concernés pour relecture les 19 et 27 mai. Seules 16 des 115 pages du projet de rapport final sont ultérieures.
Aux termes de longs échanges dans les différentes commissions, qui figurent donc largement dans des avis circonstanciés et des rapports partiels, chacun a eu largement l'occasion d'examiner le projet de décret, de participer aux travaux parlementaires et/ou d'en prendre connaissance.
Aujourd'hui, la responsabilité est d'avancer. Dans une démocratie parlementaire, après le débat doit venir la décision. Le Parlement n'est pas seulement un lieu de discussion ; il est aussi un lieu où l'on vote. Si une minorité pouvait empêcher indéfiniment le vote d'un texte en cumulant procédures et délais successifs, le principe majoritaire qui fonde le fonctionnement parlementaire serait vidé de sa substance.
Lorsque toutes les procédures sont mobilisées pour empêcher l'adoption d'un texte, la limite entre l'exercice normal de l'opposition et l'obstruction finit par disparaître. Il s'agit alors d'un abus de droit. Ces procédures n'ont pas été mises en place pour empêcher l'expression d'une majorité parlementaire après un débat riche. C'est dans ce contexte que les indignations exprimées par certains responsables politiques apparaissent pour le moins dissonantes.
La Conférence des Présidents, qui organise les travaux du Parlement, a décidé de déroger à ce délai de 84h et de convoquer une séance plénière ce jeudi 4 juin à 14h00, en vue d'adopter le projet de décret-programme 2. Nous recourons à cette dérogation à titre exceptionnel. Si des dérogations au règlement sont rares, elles ne sont toutefois pas inédites.
En illustre, la proposition de décret en vue de renforcer l'accessibilité aux études, de garantir la finançabilité des étudiants et d'instaurer un pilotage chiffré, devenue le décret dit « pirate », portée sous la précédente législature par le PS et Ecolo. On se souviendra des conditions dans lesquelles des groupes, aujourd'hui dans l'opposition, ont invoqué des circonstances exceptionnelles justifiant une adoption prise au forcing.
Les appels à la démission visant notre Président du Parlement sont à cet égard particulièrement déplacés. Tout au long de l'exercice de ses fonctions, Benoît Dispa a constamment veillé à les exercer avec mesure, sens de l'équilibre et respect des prérogatives de chaque groupe politique, dans le souci du bon fonctionnement de l'institution.
Il n'est pas acceptable de réduire les décisions de l'assemblée parlementaire à la seule personne de son président, ni d'attribuer à ce dernier la responsabilité de choix collégiaux.
Notre Mouvement assume pleinement cette décision. Elle permet au Parlement d'exercer sa mission fondamentale : débattre, puis décider.
Yvan Verougstraete
Président Les Engagés
Loïc Jacob
Chef de Groupe Les Engagés – FWB”
- 2026-06-03 “La Wallonie récompense les entreprises les plus vertes — Des critères clairs pour des marchés plus durables
La Wallonie franchit une étape décisive pour intégrer la durabilité dans ses marchés publics. Concrètement, cette évolution repose sur deux nouveaux leviers majeurs et complémentaires.
Le premier est l'Échelle de performance CO2. Cet outil de gestion et de certification encourage les entreprises à mesurer, réduire et piloter leurs émissions de CO2. Lorsqu'il est intégré dans un marché public, il permet de mieux reconnaître les entreprises qui ont déjà engagé une démarche crédible et structurée.
Le principe : plus une entreprise est avancée dans la réduction de ses émissions, plus son engagement peut être reconnu dans l'attribution du marché. L'objectif n'est pas d'ajouter une contrainte supplémentaire, mais de valoriser des efforts concrets et d'orienter la commande publique vers des solutions plus sobres.
Développée aux Pays-Bas, l'Échelle de performance CO2 est un outil de management environnemental qui aide les entreprises à structurer et à renforcer leur stratégie de réduction des émissions de gaz à effets de serre, à l'échelle de leur organisation, de leurs projets et de leur chaîne de valeur. Elle se distingue aussi par une exigence accrue de transparence.
Le second levier repose sur les critères d'impact CO₂ développés par le SPW MI. Ils permettent d'évaluer de manière concrète les émissions générées à chaque étape du chantier : installation, acheminement des machines, déplacements du personnel, transport des matières premières, évacuation des déchets, ainsi que les démarches engagées par les fournisseurs pour réduire l'empreinte des matériaux principaux.
Dans les deux cas, la logique est la même : reconnaître les entreprises les plus engagées et encourager des pratiques plus durables.
- L'Échelle de performance sera utilisée systématiquement pour les marchés de classe 4 à la classe 7.
- Les critères d'impact CO2 seront utilisés uniquement pour des travaux de classe 8, au choix avec l'échelle de performance.
Ce que cela va changer concrètement
À partir du 1er janvier 2027, l'Échelle de performance CO2 sera systématiquement intégrée dans les marchés concernés du SPW Mobilité et Infrastructures et de la SOFICO, selon un calendrier progressif. Après une phase transitoire dès 2026, les nouvelles exigences environnementales seront introduites par étapes entre 2027 et 2029, avec une montée en puissance adaptée à la taille des projets.
Pour les entreprises, cela signifie qu'il deviendra essentiel de structurer leur stratégie climat, de suivre leurs consommations, de formaliser leurs actions de réduction des émissions et de mieux démontrer les résultats obtenus.
Lorsqu'elle est prévue dans le cahier des charges, l'Échelle de performance CO2 permet de valoriser les entreprises les plus engagées. Cette valorisation prend la forme d'une réduction fictive appliquée au prix de l'offre : 6 % pour un échelon 1 et 10 % pour un échelon 2. Le prix facturé ne change pas, mais l'offre est mieux classée. Plus l'entreprise est ambitieuse sur le plan environnemental, plus son engagement est valorisé.
Les critères d'impact CO2, eux, seront pris en compte dans l'évaluation globale des offres multicritères, aux côtés du prix, du délai et des autres éléments prévus par le marché.
Pour les pouvoirs adjudicateurs, cette évolution marque un changement concret : les marchés publics ne seront plus appréciés uniquement au regard du prix, mais aussi de la capacité des entreprises à réduire leurs émissions dans le cadre du chantier envisagé avec responsabilité, transparence et efficacité.
Le travail mené par le SPW Mobilité et Infrastructures avec Embuild, Mobiwall et la SOFICO montre qu'une transition crédible passe par l'écoute, la concertation et la proactivité.
Le projet-pilote du chantier de l'écluse d'Obourg
Projet pilote dans le domaine, le chantier de dédoublement de l'écluse d'Obourg montre concrètement comment les critères d'impact CO2 peuvent être appliqués. Dans ce cas, l'essentiel des émissions prises en compte a été lié à l'acheminement des matières premières. Les déplacements du personnel arrivent ensuite, tandis que l'impact des équipements et de l'évacuation des déchets est resté plus limité.
Les émissions de CO₂ ont été estimées dès l'appel d'offres, puis suivies et vérifiées tout au long du chantier. Chaque jour, les entreprises encodent leurs données dans un outil numérique. Ces informations sont ensuite croisées avec les journaux de travaux afin de garantir un suivi fiable et transparent. À ce stade, les chiffres relevés à Obourg correspondent aux prévisions initiales.
Plusieurs solutions concrètes ont été mises en place pour réduire l'impact carbone du chantier : le recours à la voie d'eau pour transporter les éléments les plus volumineux et évacuer les déblais, le covoiturage des ouvriers, l'utilisation très majoritaire de véhicules électriques par l'encadrement, ainsi que le choix de fournisseurs et de sous-traitants situés au plus près du chantier afin de limiter les distances de transport.
La mise en concurrence des offres a également permis de retenir l'entreprise proposant les solutions les plus sobres : son offre présentait une empreinte carbone jusqu'à deux fois inférieure à celles de ses concurrentes. Les émissions globales du chantier sont estimées à 750 tonnes de CO₂. Après un an et demi de travaux, deux tiers de ce volume ont été atteints, selon les données encodées et les contrôles réalisés sur le terrain. Il reste un an et demi de chantier et, au vu des mesures encore prévues, les émissions devraient rester dans l'enveloppe annoncée.
Une mise en œuvre progressive et pragmatique
Le SPW MI et la SOFICO ont fait le choix d'une mise en œuvre progressive, pour permettre aux pouvoirs adjudicateurs comme aux entreprises de s'adapter de manière réaliste et efficace.
Le dispositif s'appliquera aux marchés publics de travaux, y compris l'entretien et certains services, hors études, pour les marchés de classe 4 à classe 8, soit à partir de 600.000 euros.
Une première étape sera franchie en 2027 avec les marchés de classes 6 à 8. Le dispositif sera ensuite étendu, dès 2028, aux marchés de classes 4 et 5. À l'horizon 2029, l'échelon 2 de l'Échelle de performance CO2 sera requis pour les marchés de classes 4 à 7.
Ce type de marché public représente un enjeu important : les marchés d'investissement du SPW Mobilité et Infrastructures et de la SOFICO sont estimés à environ 300 millions d'euros par an, sur la base des chiffres 2023-2024.
Une dynamique collective au service des citoyens
Le Gouvernement wallon, le SPW Mobilité et Infrastructures, la SOFICO et les entreprises du secteur avancent ensemble. Cette approche crée aussi un cadre plus juste pour les entreprises : celles qui font l'effort d'anticiper, d'évaluer leurs émissions et d'investir dans des solutions plus sobres doivent pouvoir voir cet engagement reconnu dans la commande publique.
Notre ministre des Infrastructures, François Desquesnes, se réjouit de cette avancée : « Avec le SPW Mobilité et Infrastructures, la SOFICO et les entreprises du secteur, nous faisons le choix d'outils clairs, mesurables et utiles pour réduire l'empreinte environnementale de nos chantiers. À partir de 2027, ils permettront de mieux intégrer la performance carbone dans nos marchés publics, tout en gardant l'objectif principal : ouvrir l'accès aux marchés, accompagner le secteur et obtenir des résultats tangibles pour l'environnement. C'est une démarche de responsabilité, de transparence et de bon sens, au service des citoyens et d'une dépense publique efficace ».”
- 2026-06-02 “Fraude téléphonique : une nouvelle arme contre les usurpateurs — Un jour, vous recevez un appel dont le numéro qui s'affiche semble bien provenir de votre banque. Puisque vous n'avez aucune raison de douter de l'authenticité de l'appel, vous faites donc naturellement confiance à votre interlocuteur. Pourtant, derrière ce numéro peut se cacher un fraudeur. C'est ce qu'on appelle le « spoofing », une technique utilisée par des escrocs qui parviennent à usurper le numéro de téléphone d'une entreprise de services, comme votre banque, votre fournisseur d'énergie ou votre compagnie d'assurance.
Pour lutter contre ce type de fraude sophistiquée et renforcer la protection des clients, le gouvernement fédéral a approuvé une mesure présentée conjointement par les ministres Vanessa Matz et Rob Beenders qui permet aux entreprises de disposer de numéros d'assistance qui ne fonctionnent que dans un sens : seul le client peut appeler le service.
Certains numéros fonctionnent déjà ainsi aujourd'hui. Par exemple, vous pouvez appeler vous-même les numéros commençant par 070, 078 et 0800, mais vous ne recevrez jamais d'appel avec un tel préfixe.
Concrètement, les entreprises dont les numéros sont particulièrement exposés à la fraude pourront inscrire leurs numéros sur une liste « do-not-originate » de l'IBPT. Si un fraudeur tentait malgré tout d'appeler des personnes à partir d'un tel numéro, l'appel serait bloqué par les opérateurs de télécommunications.
Notre ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, l'affirme : « Les fraudeurs font preuve d'une inventivité croissante, ils cherchent toujours à avoir une escroquerie d'avance. Nous devons donc trouver des solutions tout aussi inventives pour les combattre. Grâce à cette nouvelle mesure, nous protégeons les numéros sensibles à la fraude, tels que ceux des services d'assistance. Nous constatons trop de situations dramatiques où des personnes perdent des sommes d'argent considérables aux mains d'escrocs de plus en plus ingénieux. Nous voulons mettre un terme à cela ».
Cette nouvelle mesure s'inscrit dans le cadre d'une approche plus large de la lutte contre la fraude téléphonique. Notre ministre prévoit également des mesures pour améliorer l'échange de données entre les banques et les opérateurs de télécommunications afin de détecter et mettre un terme aux phénomènes de fraude encore plus rapidement.
Chaque jour, les opérateurs bloquent déjà des milliers d'appels et de SMS frauduleux. En identifiant encore mieux ces phénomènes, il sera possible d'intercepter un nombre encore plus important de tentatives de fraude.”
- 2026-06-01 “C'est expliqué près de chez vous ! — C'est expliqué près de chez vous à Clavier !
Soirée d'échange sur les thèmes de la mobilité et de la ruralité en compagnie de François Desquesnes, Ministre wallon du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux et LoÏc Jacob, Député wallon memebre de la commission de l'agriculture, de la nature et de la ruralité.
Vous aurez l'occasion de découvrir ce que Les Engagés ont défendu pendant les négociations et continuent à défendre aujourd'hui. Et surtout, vous pourrez poser toutes vos questions !
La soirée sera suivie d'un drink convivial.
Alors, intéressé.e ? Rejoignez-nous au Salle polyvalente du Hall Omnisports de Clavier – Rue Sur Fosses 26, 4560 Clavier.
→ Inscriptions souhaitée via le formulaire ci-dessous.
Une organisation du Bassin de vie du Condroz”
- 2026-06-01 “Vos idées en Mouvement On tour ! — Rénovation énergétique : comment passer à la vitesse supérieure sans complexifier la vie des ménages ?
Cette soirée-débat inspirante pour oser penser autrement marque le coup d'envoi officiel de la réflexion et ouvre une nouvelle année d'échanges, de débats et de participation citoyenne.
Anne-Catherine Goffinet
, députée au Parlement de Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, présidente de la thématique. Cette rencontre participative permettra à chacune et chacun de faire entendre sa voix, de poser les grands enjeux, de mieux comprendre les défis liés au sujet et de dessiner ensemble les différents angles qui structureront les échanges dans les mois à venir.
Au programme :
Une introduction pour comprendre la question, ses enjeux et ses angles de réflexion
Des échanges participatifs en petits groupes
La mise en perspective avec des experts
Cette soirée est avant tout un moment pour s'informer, s'approprier le thème et entrer dans la dynamique du processus.
Elle prépare également les étapes suivantes : une grande enquête en ligne, et des événements organisés dans les bassins de vie en septembre et octobre, où chacune et chacun pourra continuer à contribuer, partager son expérience et faire émerger des idées à partir de son vécu.
Date :
mardi 16 juin à 18h00
Lieu :
Quartier latin, Rue des Brasseurs, 2, 6900 Marche-en-Famenne
Un repas est prévu pour les participants inscrits.
Que vous soyez déjà impliqué·e ou simplement curieux·se, cette soirée est l'occasion idéale de rejoindre la dynamique et de prendre part à la réflexion collective.”
- 2026-06-01 “C'est expliqué près de chez vous ! - Europe, agriculture et aidants proches — C'est expliqué près de chez vous à Ath ! Europe, agriculture et aidants proches
Soirée d'échange sur le thème de l'Agriculture et des aidants proches en compagnie de notre président Yvan Verougstarete et de la députée fédérale d'Aurore Tourneur.
Vous aurez l'occasion de découvrir ce que Les Engagés ont défendu pendant les négociations et continuent à défendre aujourd'hui. Et surtout, vous pourrez poser toutes vos questions !
La soirée sera suivie d'un drink convivial.
Alors, intéressé.e ? Rejoignez-nous le 22 juin à 20H15 à l'Auditorium – Rue du Gouvernement, 7800 Ath.
→ Inscriptions souhaitée via le formulaire ci-dessous
Plus d'infos : Marc-Antoine Balcaen – 0494/94.97.51
Une organisation de l'équipe communale d'Ath”
- 2026-06-01 “C'est expliqué près de chez vous ! — C'est expliqué près de chez vous à Florenville !
Soirée d'échange avec notre Président Yvan Verougstraete
Vous aurez l'occasion de découvrir ce que Les Engagés ont défendu pendant les négociations et continuent à défendre aujourd'hui. Et surtout, vous pourrez poser toutes vos questions !
La soirée sera suivie d'un drink convivial.
Alors, intéressé.e ? Rejoignez-nous au Centre Sportif de Florenville – Rue de Carignan 62 à 6820 Florenville le lundi 15 juin 2026 à 19h00.
→ Inscriptions souhaitée via le formulaire ci-dessous.
ℹ︎ Contact : Jonathan Dupont : 0494/47.67.46 – dupont_jonathan@hotmail.com
Une organisation de l'équipe communale Florenville”
- 2026-06-01 “Cantines wallonnes : cap sur le local, le sain et le durable — Dans le prolongement de la stratégie wallonne « Manger demain » et des travaux en cours d'élaboration du futur plan d'action en faveur d'une alimentation saine et durable dont une synthèse sera présentée au Gouvernement wallon en juillet 2026, le Gouvernement wallon valide le lancement de la phase 1 de la feuille de route « Restauration collective », visant à pérenniser et renforcer le Green Deal Cantines durables et ses dispositifs associés. Cette décision vise à faire de la restauration collective un levier majeur de transition au service de la santé, de l'environnement, de la cohésion sociale et du développement économique local.
Un élan à ne pas laisser retomber
Déjà aujourd'hui, plus de 560 acteurs sont engagés dans le Green Deal Cantines, représentant des milliers de repas servis chaque jour. La relance et la pérennisation des dispositifs, notamment les coups de pouce, permettent de sécuriser les cantines, les opérateurs et l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement locale. Le dispositif facilite l'introduction de produits locaux, notamment bio, dans les cuisines collectives et permet à de nombreux producteurs d'accéder à un marché longtemps peu accessible.
Cette phase vise également à élargir le nombre de cantines engagées, à mieux toucher les publics les plus vulnérables et à renforcer l'ancrage de l'approvisionnement local et durable.
Des soutiens concrets, du producteur à l'assiette
Concrètement, les coups de pouce prennent en charge une partie du coût des denrées : jusqu'à 30 % pour les produits en circuit court et jusqu'à 50 % pour les produits locaux et biologiques, avec un plafond par repas. Ce mécanisme permet de rendre accessibles des produits de qualité sans augmenter le prix pour les usagers, tout en garantissant une rémunération plus juste pour les producteurs.
D'autre part, la Wallonie accompagne les cantines dans leur transformation concrète. Des aides à l'équipement (jusqu'à 1.500 € par structure) permettent par exemple d'acquérir du matériel facilitant le travail de produits frais, comme des robots de découpe, de la vaisselle réutilisable ou des équipements améliorant l'accès à l'eau.
Les marchés publics alimentaires
Au-delà des soutiens directs aux cantines, la Wallonie entend mobiliser le levier des marchés publics alimentaires. Chaque année, la restauration collective publique représente un volume d'achat considérable. Cette double approche — économique et structurelle — est essentielle pour ancrer durablement la transition sur le terrain.
4 millions d'euros pour ancrer la transition
Pour concrétiser cette ambition, le Gouvernement wallon mobilise une enveloppe globale de 4 millions d'euros sur la période 2026-2027. Cette enveloppe se répartit comme suit : 1,57 million d'euros pour renforcer et pérenniser le Green Deal Cantines durables et 2,43 millions d'euros pour soutenir les dispositifs du « coups de pouce ».
Notre ministre de la Santé et de l'Environnement, Yves Coppieters, résume l'ambition : « La feuille de route repose sur un principe fondamental : l'alimentation est un déterminant majeur de santé et un levier clé de transition environnementale. En agissant sur l'accessibilité et la qualité des repas servis en particulier vers les enfants — de produits moins transformés, dans le respect de la saisonnalité, suivant des recommandations nutritionnelles —, la Wallonie améliore concrètement l'environnement alimentaire tout en réduisant son impact écologique. Cette approche intégrée s'inscrit pleinement dans une logique One Health ».”
- 2026-06-01 “Vos idées en Mouvement On tour ! — Comment augmenter le revenu disponible des citoyens sans fragiliser le financement des services publics ?
Cette soirée-débat inspirante pour oser penser autrement marque le coup d'envoi officiel de la réflexion et ouvre une nouvelle année d'échanges, de débats et de participation citoyenne.
Stéphane Lasseaux
, député au Parlement fédéral, président de la thématique et en présence d'
,
belge, cette rencontre participative permettra à chacune et chacun de faire entendre sa voix, de poser les grands enjeux, de mieux comprendre les défis liés au sujet et de dessiner ensemble les différents angles qui structureront les échanges dans les mois à venir.
Au programme :
Une introduction pour comprendre la question, ses enjeux et ses angles de réflexion
Des échanges participatifs en petits groupes
La mise en perspective avec des experts
Cette soirée est avant tout un moment pour s'informer, s'approprier le thème et entrer dans la dynamique du processus.
Elle prépare également les étapes suivantes : une grande enquête en ligne, et des événements organisés dans les bassins de vie en septembre et octobre, où chacune et chacun pourra continuer à contribuer, partager son expérience et faire émerger des idées à partir de son vécu.
Date :
Mercredi 24 juin à 18h00
Lieu :
Créagora, Rue de Fernelmont, 42, 5020 Namur
Un repas est prévu pour les participants inscrits.
Que vous soyez déjà impliqué·e ou simplement curieux·se, cette soirée est l'occasion idéale de rejoindre la dynamique et de prendre part à la réflexion collective.”
- 2026-06-01 “Vos idées en Mouvement On tour ! — ÉVÉNEMENT REPORTÉ !!
« Santé mentale des jeunes : comment prévenir plus tôt, mieux accompagner et intégrer l'éducation aux émotions dès le plus jeune âge ? »
Cette soirée-débat inspirante pour oser penser autrement marque le coup d'envoi officiel de la réflexion et ouvre une nouvelle année d'échanges, de débats et de participation citoyenne.
Animée par la députée bruxelloise
Stéphanie Lange
, présidente de la thématique, cette rencontre participative permettra à chacune et chacun de faire entendre sa voix, de poser les grands enjeux, de mieux comprendre les défis liés au sujet et de dessiner ensemble les différents angles qui structureront les échanges dans les mois à venir.
Au programme :
Une introduction pour comprendre la question, ses enjeux et ses angles de réflexion
Des échanges participatifs en petits groupes
La mise en perspective avec des experts
Cette soirée est avant tout un moment pour s'informer, s'approprier le thème et entrer dans la dynamique du processus.
Elle prépare également les étapes suivantes : une grande enquête en ligne, et des événements organisés dans les bassins de vie en septembre et octobre, où chacune et chacun pourra continuer à contribuer, partager son expérience et faire émerger des idées à partir de son vécu.
Un repas est prévu pour les participants inscrits.
Que vous soyez déjà impliqué·e ou simplement curieux·se, cette soirée est l'occasion idéale de rejoindre la dynamique et de prendre part à la réflexion collective.”
- 2026-06-01 “C'est expliqué près de chez vous ! - « One health » : la Santé sous tous ses aspects — C'est expliqué près de chez vous ! ⎜« One health » : la Santé sous tous ses aspects
Soirée d'échange avec Yves Coppieters, ministre wallon – Isabelle Joiret, députée provinciale et Pierre Smith, docteur en sciences de la santé publique attaché scientifique à l'IWEPS
Vous aurez l'occasion de découvrir ce que Les Engagés ont défendu pendant les négociations et continuent à défendre aujourd'hui. Et surtout, vous pourrez poser toutes vos questions !
La soirée sera suivie d'un drink convivial.
Alors, intéressé.e ? Rejoignez-nous Place Léon Frédéric, 5550 Nafraiture le jeudi 11 juin 2026 à 20h00.
→ Inscriptions souhaitée via le formulaire ci-dessous.
Une organisation du Bassin de vie Namur-Sud”
- 2026-06-01 “C'est expliqué près de chez vous ! - Santé, handicap et inclusion — C'est expliqué près de chez vous ! ⎜Santé, handicap et inclusion
Soirée d'échange avec Yves Coppieters, ministre wallon et Jean-François Gatelier, député fédéral.
Vous aurez l'occasion de découvrir ce que Les Engagés ont défendu pendant les négociations et continuent à défendre aujourd'hui. Et surtout, vous pourrez poser toutes vos questions !
La soirée sera suivie d'un drink convivial.
Alors, intéressé.e ? Rejoignez-nous à la Salle de la Fondation Chantal de Hemptinne – Rue de la Station 25A, 7864 Deux-Acren (Lessines) le mardi 23 juin 2026 à 19h30.
→ Inscriptions souhaitée via le formulaire ci-dessous.
ℹ︎ Contact : Oger Brassart – oger_brassart@hotmail.com
Une organisation de l'équipe communale de Lessines”
- 2026-06-01 “Vos idées en Mouvement On tour ! — Clivages, tensions, pression : comment faire évoluer notre manière de vivre ensemble pour dépasser les logiques d'opposition et renforcer un sentiment de bien commun ?
Cette soirée-débat inspirante pour oser penser autrement marque le coup d'envoi officiel de la réflexion et ouvre une nouvelle année d'échanges, de débats et de participation citoyenne.
Animée par le député wallon
Loris Resinelli
, président de la thématique, cette rencontre participative permettra à chacune et chacun de faire entendre sa voix, de poser les grands enjeux, de mieux comprendre les défis liés au sujet et de dessiner ensemble les différents angles qui structureront les échanges dans les mois à venir.
Au programme :
Une introduction pour comprendre la question, ses enjeux et ses angles de réflexion
Des échanges participatifs en petits groupes
La mise en perspective avec des experts
Cette soirée est avant tout un moment pour s'informer, s'approprier le thème et entrer dans la dynamique du processus.
Elle prépare également les étapes suivantes : une grande enquête en ligne, et des événements organisés dans les bassins de vie en septembre et octobre, où chacune et chacun pourra continuer à contribuer, partager son expérience et faire émerger des idées à partir de son vécu.
Date :
Mardi 09 juin à 18h00
Lieu :
Les Écuries- Parc d'Enghien, Avenue Elisabeth, 7850 Enghien
Un repas est prévu pour les participants inscrits.
Que vous soyez déjà impliqué·e ou simplement curieux·se, cette soirée est l'occasion idéale de rejoindre la dynamique et de prendre part à la réflexion collective.”
- 2026-05-29 “Deuil périnatal : plus aucune fonctionnaire laissée sans protection — Notre ministre de l'Action et de la Modernisation publiques, Vanessa Matz, vient de corriger une injustice. Depuis 2024, les fonctionnaires fédérales avaient droit à un congé deuil périnatal, mais uniquement si elles avaient préalablement informé leur employeur de leur grossesse. Cette condition est désormais supprimée : une simple déclaration sur l'honneur suffit.”
- 2026-05-28 “L'Europe doit cesser d'être naïve face à la concurrence déloyale — Alors que la Commission européenne doit d'ici peu tenir un débat d'orientation stratégique sur les relations commerciales avec la Chine, cinq États membres (la France, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas et la Lituanie) appellent l'Union européenne à renforcer fortement ses instruments de défense commerciale face aux pratiques déloyales qui fragilisent l'industrie européenne.
Pour notre eurodéputé Yvan Verougstraete : « la Belgique doit clairement soutenir cette initiative. »
Une prise de conscience nationale…
En Belgique, le gouvernement fédéral a présenté ce matin le plan "E-commerce PLUS", qui vise à protéger les consommateurs, renforcer les contrôles et rétablir une concurrence plus équitable face aux plateformes extra-européennes. « Les alertes lancées depuis plusieurs mois commencent à être intégrées dans l'action publique » se réjouit Yvan Verougstraete à l'origine entre autres des auditions de Shein et Ali Express au Parlement européen.
« Cette décision confirme que les enjeux liés à l'explosion des importations de petits colis en provenance de Chine et au développement de plateformes de e-commerce massives ne sont plus théoriques : ils sont désormais identifiés comme un problème économique concret ».
« La proposition de plusieurs gouvernements européens de durcir notre défense commerciale face aux pratiques déloyales, notamment chinoises, est une excellente nouvelle et elle tombe à point. La Belgique se doit d'en être », rajoute notre président.
« Ce qui est en train de changer à Bruxelles est fondamental. L'Europe commence enfin à comprendre que le commerce n'est pas uniquement une question de prix, mais aussi de souveraineté, de résilience industrielle et de sécurité économique », déclare-t-il.
La proposition des cinq Etats européens marque une évolution importante de la doctrine européenne en matière commerciale
« Dans leur document, les cinq pays dressent un constat particulièrement alarmant : dumping massif, surcapacités industrielles soutenues par des États étrangers, contournement des règles commerciales, concurrence faussée et dépendances stratégiques ont contribué à la perte d'un million d'emplois industriels en Europe entre 2019 et 2025 », analyse notre député européen.
Les signataires demandent notamment :
– un renforcement des instruments antidumping et antisubventions ;
– davantage de moyens pour les services européens chargés des enquêtes commerciales ;
– une lutte plus efficace contre les contournements des sanctions commerciales ;
– une utilisation plus offensive des outils de sauvegarde ;
– et surtout, une meilleure intégration de la notion de sécurité économique dans la politique commerciale européenne.
« Pendant trop longtemps, l'Europe a cru que l'ouverture suffisait à garantir l'équité. Pendant ce temps, d'autres puissances protégeaient massivement leurs industries, subventionnaient leurs entreprises et utilisaient le commerce comme un instrument géopolitique », poursuit-il.
Garantir des règles du jeu équitables
Notre eurodéputé souligne que l'enjeu n'est pas de fermer l'économie européenne, mais de garantir des règles du jeu équitables et de préserver les capacités industrielles stratégiques de l'Union.
« L'Europe doit rester ouverte, innovante et attractive. Mais elle ne peut plus être naïve face à des acteurs qui ne jouent pas selon les mêmes règles. Lorsque des dépendances stratégiques menacent notre souveraineté industrielle, notre sécurité économique ou nos chaînes de valeur critiques, nous devons être capables de réagir », affirme-t-il.
Yvan Verougstraete appelle dès lors le gouvernement belge à soutenir explicitement cette dynamique européenne et à participer activement à la construction d'une véritable doctrine européenne de défense économique.
« La Belgique doit être au rendez-vous de ce réveil européen », conclut-il.”
- 2026-05-27 “Bruxelles lance enfin les démarches pour un pacte de compétitivité — Pacte de compétitivité : un mécanisme fédéral permettant de soutenir l'emploi et la reconversion économique
Le pacte de compétitivité est un mécanisme fédéral permettant aux Régions de soutenir des zones touchées par de lourdes vagues de licenciements collectifs. Il s'agit d'une dérogation approuvée aux règles européennes sur les aides d'État, activable uniquement lorsqu'une zone géographique limitée subit au moins 500 licenciements sur trois ans.
Pour appliquer ce dispositif, une Région doit d'abord conclure un accord de coopération avec le Gouvernement fédéral. Ce n'est qu'après cet accord qu'elle peut demander la désignation d'une "zone de soutien", où une exonération ciblée s'appliquera pour favoriser la reconversion économique. La décision finale est ensuite ratifiée par arrêté royal.
Actuellement, la Région de Bruxelles-Capitale est la seule à n'avoir jamais conclu cet accord, contrairement à la Flandre et à la Wallonie.
« Notre objectif est d'atteindre 70 % de taux d'emploi en 2030. Le Pacte Compétitivité est un levier essentiel pour y parvenir », déclare notre ministre bruxellois Laurent Hublet.
Que gagne Bruxelles en mettant ce pacte en œuvre ?
En mettant ce pacte en œuvre, Bruxelles accède à un levier fédéral puissant pour soutenir sa reconversion économique après de lourdes restructurations. La Région demande la création d'une "zone de soutien" où les entreprises qui investissent et créent de nouveaux emplois peuvent bénéficier d'une exonération de 25 % du précompte professionnel — soit une économie de 4 à 5 % sur les coûts salariaux.
« En activant ce pacte, Bruxelles va disposer très prochainement d'un outil concret pour attirer de nouveaux investissements et soutenir la création d'emplois. C'est une opportunité stratégique pour transformer le choc industriel de la fermeture du site Audi Forest en un moteur de relance pour l'ensemble de la Région », affirme notre ministre.
Collaboration avec le fédéral
Notre ministre bruxellois a également eu l'occasion d'échanger récemment sur le dossier du Pacte de Compétitivité avec le Premier ministre Bart De Wever, qui a indiqué soutenir la démarche.
Une zone d'accélération économique également en discussion
Les travaux relatifs aux "zones franches" (tel que prévu dans la DPR) progressent également au sein du gouvernement.
Notre ministre bruxellois propose aujourd'hui au gouvernement un mécanisme de "zones d'accélération économique » pour renforcer l'attractivité des sites industriels bruxellois.
Coïncidence du calendrier, notre ministre discutera également des Zones d'accélération économiques au conseil Compétitivité de l'Union Européenne où il représentera la Belgique. L'instauration de zones d'accélération économique dans chaque pays de l'UE fait partie de la proposition "Industrial Acceleration Act" de la Commission pour booster la réindustrialisation européenne.”
- 2026-05-20 “Un New Energy Deal : notre appel trouve un écho en Europe — Aujourd'hui, le gouvernement italien demande à son tour à la Commission européenne de reconnaître que la sécurité énergétique constitue une priorité stratégique européenne et que la flexibilité budgétaire accordée à la défense puisse également être mobilisée pour répondre à l'urgence énergétique. Cette convergence confirme que la proposition de notre Mouvement s'impose progressivement au cœur du débat européen.
L'Europe doit investir dans sa sécurité énergétique comme elle investit dans sa défense
« La prise de position du gouvernement italien appelant à traiter la sécurité énergétique avec la même urgence que la défense confirme une évolution majeure du débat européen. Elle rejoint une analyse que Les Engagés portent depuis plusieurs semaines avec la proposition d'un "New Energy Deal" européen », annonce notre député européen.
« L'énergie n'est plus seulement une question climatique ou économique. Elle est devenue un enjeu stratégique majeur pour l'Union européenne. La hausse des coûts de l'énergie fragilise les ménages, les entreprises et la compétitivité industrielle. Elle impose une réponse européenne rapide, cohérente et ambitieuse »
« Chaque année, l'Union européenne dépense des sommes colossales pour importer des énergies fossiles. En 2025, cette facture a atteint 340 milliards d'euros. C'est autant d'argent qui quitte notre économie et alimente notre vulnérabilité. Nous sommes en train de financer notre propre affaiblissement ».
« Refuser d'investir aujourd'hui, c'est accepter de payer durablement le prix de notre dépendance », avance-t-il. Pour Les Engagés, la sécurité énergétique doit désormais être considérée avec la même logique stratégique que la défense.
Notre proposition contient cependant deux différences essentielles à la demande italienne
« D'une part, nous défendons l'activation de cette flexibilité uniquement pour des investissements structurels dans la transition énergétique. D'autre part nous pensons que ces moyens doivent être orientés vers un mécanisme capable de mobiliser également des capitaux privés », nuance notre président.
Investir aujourd'hui pour reprendre le contrôle demain
« Nous défendons l'idée d'un investissement exceptionnel pour accélérer la transition et réduire durablement la dépendance européenne aux énergies fossiles importées », martèle notre président. Cela suppose donc des investissements massifs dans les capacités de production, les réseaux, le stockage, l'isolation des bâtiments et l'électrification de l'économie, en renouvelables comme en nucléaire.
« Pour la Défense, nous avons su créer des mécanismes communs afin de répondre à des crises majeures. L'énergie est aujourd'hui un enjeu du même ordre. C'est une question de sécurité, de puissance et de résilience ».
Nous devons dès lors renforcer la souveraineté énergétique européenne, stabiliser durablement les prix de l'énergie et recréer les conditions d'une croissance industrielle forte.
« Pendant trop longtemps, l'Europe a considéré ces investissements comme des coûts. Ils sont en réalité une condition de notre prospérité future ».
Pour y parvenir, « l'Union européenne doit pouvoir mobiliser des moyens à la hauteur du défi, en utilisant pleinement les marges de flexibilité budgétaire existantes et en les orientant vers les investissements stratégiques de transition ».
Un New Energy Deal comme levier de croissance et de souveraineté
Ce New Energy Deal est non seulement un outil indispensable pour notre souveraineté, mais aussi un projet de relance économique majeur.
« L'Europe s'éteint lentement. Notre croissance ralentit, notre activité s'érode, nos recettes diminuent. À force de vouloir uniquement réduire les coûts, on oublie l'essentiel : recréer de l'activité », alerte notre eurodéputé.
« Investir dans nos infrastructures énergétiques, c'est relancer immédiatement l'économie, soutenir l'emploi, renforcer nos chaînes de valeur et recréer du chiffre d'affaires sur notre territoire ».
Une dette utile pour financer notre souveraineté
Nous assumons une approche pragmatique du financement.
« Ce que nous proposons, c'est de la dette utile. Pas une dette de fonctionnement, mais une dette d'investissement destinée à financer des infrastructures stratégiques qui renforceront durablement notre économie. Ces investissements réduiront le coût abyssal des importations d'énergies fossiles. Chaque euro investi pour réduire notre dépendance est un euro qui, demain, ne quittera plus l'Europe. Qui plus est, contrairement à d'autres dépenses exceptionnelles, ces investissements font tourner l'économie, créent des emplois et soutiennent directement notre activité ».
« Autrement dit, dans un second temps, ils se financeront en grande partie eux-mêmes, et ce sans faire payer les citoyens ».
« Soit nous continuons à subir et à payer le prix de notre dépendance, soit nous investissons pour reprendre le contrôle. L'Europe doit maintenant passer d'une logique de gestion de crise à une logique de souveraineté », conclut notre président et eurodéputé.”