EU Policymakers · ATLAS
Les Écologistes
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- 2026-06-11 “Projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes : non à une justice expéditive et restrictive des libertés — Adopté par le Sénat le 14 avril 2026 par 219 voix contre 111 et 13 abstentions, le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes porté par Gérald Darmanin est actuellement examiné à l'Assemblée nationale. Les Écologistes se mobilisent et s'y opposent fermement pour défendre les droits des victimes, des personnes vulnérables et le respect des droits de la défense.
Les Écologistes partagent le diagnostic selon lequel des délais de jugement de 6 à 8 ans constituent une injustice réelle. Ce diagnostic pose surtout la question des moyens alloués à la justice. La réponse proposée par le Ministre de la Justice d'une procédure de plaider coupable permettant de réduire la peine jusqu'aux deux tiers, sans audience publique, sans témoins, sans experts, sans jury populaire n'est pas une solution mais un véritable recul.
Comme l'a défendu notre sénateur Guy Benarroche lors des débats au Sénat : « Comment ne pas voir l'impact qu'a eu le procès Pelicot sur la prise de conscience des dangers de la soumission chimique ? »
Supprimer l'audience publique, c'est supprimer la fonction sociale et réparatrice de la justice, et ne lui laisser qu'une fonction punitive. Le gouvernement souhaite remplacer la culture de la preuve par la culture de l'aveu.
Malgré les concessions annoncées par Gérald Darmanin d'exclure les crimes sexuels et les crimes passibles de la cour d'assises du champ de la procédure de plaider coupable, le projet de loi de Darmanin sur la justice criminelle a été heureusement rejeté en commission à l'Assemblée nationale ce mercredi 10 juin, preuve que la mobilisation citoyenne a pesé. Le même jour, Gérald Darmanin annonçait retirer le plaider coupable criminel de sa réforme. La mobilisation ne doit pourtant pas faiblir car c'est le texte dans sa version adoptée au Sénat qui sera examiné dans l'hémicycle à la fin du mois. Le texte comporte par ailleurs d'autres dangers majeurs : la réduction du délai pour soulever les nullités de procédures, le recours élargi aux bases ADN privées étrangères, et la disparition annoncée des jurés populaires en appel des cours criminelles départementales.
Le dramatique décès de Lyhanna rappelle le manque sévère de moyens alloués à la justice dans notre pays. La France compte environ 3 procureurs pour 100 000 habitants, alors que la moyenne européenne est de 12, et elle compte environ 11 juges pour 100 000 habitants, soit deux fois moins que la moyenne européenne.
Les Écologistes soutiennent les associations de victimes, les avocat•es, les magistrat•es et les personnels de justice qui s'opposent à la réforme et demandent que des moyens conséquents soient alloués à la justice, afin que l'Etat puisse enfin remplir décemment l'une de ses fonctions régaliennes.
Aminata Niakaté, porte-parole des Écologistes
Sophie Bussière, Membre du Bureau Politique des Écologistes
Commission Justice des Écologistes”
- 2026-06-11 “COUPE DU MONDE 2026 : LE FOOTBALL MONDIAL À L'ÉPREUVE DE LA XÉNOPHOBIE ET DU NATIONALISME — Il y a quelques mois, nous alertions : la Coupe du monde de football ne peut pas se tenir sereinement dans un pays dont les dirigeant·es font de l'exclusion, de la discrimination et de la fermeture des frontières un projet politique.
Aujourd'hui, les faits nous donnent malheureusement raison.
À quelques heures du coup d'envoi du Mondial 2026, les États-Unis ont transformé l'une des plus grandes célébrations populaires de la planète en démonstration de leur politique migratoire.
L'affaire est devenue mondiale : Omar Abdulkadir Artan, meilleur arbitre africain de l'année 2025, désigné officiellement par la FIFA pour arbitrer la Coupe du monde, a été refoulé à son arrivée sur le sol américain malgré un visa en règle. Pour la première fois dans l'histoire du football, un officiel de la compétition est exclu par le pays hôte après avoir été sélectionné par les instances internationales.
Dans le même temps, des membres de la délégation iranienne ont été privés d'entrée sur le territoire américain. Les autorités ont imposé des conditions exceptionnelles à une sélection pourtant qualifiée sportivement. Des supporters, des journalistes et des représentants de fédérations venus d'Afrique et du Moyen-Orient font également état de refus de visas ou de procédures discriminatoires.
Comment parler d'une Coupe du monde universelle lorsque l'accès au territoire dépend davantage du passeport détenu que de l'amour du football ?
Comment prétendre célébrer la fraternité entre les peuples lorsque des supporters marocains détenteurs de billets et de réservations d'hôtel se voient refuser leur visa sans explication ?
Comment accepter qu'un événement suivi par des milliards de personnes soit placé sous le contrôle d'une administration qui décide arbitrairement qui peut ou non participer à la fête mondiale du football ?
Cette situation constitue un précédent extrêmement grave. Une Coupe du monde dont l'accès dépend du bon vouloir d'un gouvernement n'est plus une compétition internationale : c'est un événement placé sous tutelle politique.
À cette dérive autoritaire s'ajoute une aberration climatique. Jamais une Coupe du monde n'aura reposé sur autant de déplacements aériens, autant de kilomètres parcourus et une telle explosion des émissions de gaz à effet de serre. Répartie sur trois pays et seize villes, l'édition 2026 incarne le modèle d'un sport-business mondialisé incapable de prendre au sérieux l'urgence climatique. Les estimations de l'empreinte carbone sont à ce jour évaluée entre 7,8 millions de tonnes de CO₂e et 9 millions de tonnes de CO₂e. Soit la consommation annuelle d'électricité d'environ 1 million de foyers français .
Pendant que les organisateurs vantent l'héritage économique de la compétition, les populations locales supportent les coûts environnementaux, sécuritaires et sociaux d'un méga-événement dont les principaux bénéficiaires demeurent la FIFA, les sponsors et les diffuseurs.
Nous exprimons notre profond désaccord face à cette première Coupe du monde sous l'égide d'un pays ouvertement belliciste. Alors que l'événement devrait célébrer la fraternité entre les peuples, Donald Trump annonce de nouvelles frappes contre l'Iran et évoque même la prise de l'île de Kharg, révélant la dimension profondément politique et militariste de ce Mondial.
Les Écologistes dénoncent le silence coupable de la FIFA face à ces atteintes répétées aux droits fondamentaux.
Le football appartient aux peuples, pas aux gouvernements qui ferment leurs frontières, ni aux intérêts commerciaux qui ferment les yeux.
Nous demandons :
que la FIFA condamne publiquement toute discrimination fondée sur la nationalité ou l'origine ;
que les pays organisateurs garantissent effectivement l'accès au territoire à l'ensemble des participant.es, journalistes, supportrices et supporters accrédité·es ;
que les sportifs, les fédérations nationales et les associations de supporters se mobilisent
qu'un bilan indépendant des impacts climatiques, sociaux et démocratiques de cette Coupe du monde soit réalisé.
Une Coupe du monde qui exclut, discrimine et sélectionne ses invité·es selon leur passeport trahit l'esprit même du football.
Le football rassemble. Les frontières dressées contre les peuples le défigurent.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Mathilde Ollivier, Sénatrice Les Écologistes
Commissions Transnationale, Sport, Migrations Les Écologistes”
- 2026-06-09 “Communiqué de presse du Bureau politique des Écologistes — Le Bureau politique des Écologistes, réuni hier, le 8 juin, a réaffirmé nos objectifs en vue de l'élection présidentielle :
- faire vivre l'écologie politique en plaçant nos sujets au premier rang de la campagne,
- permettre une victoire de notre camp politique,
- empêcher l'arrivée du Rassemblement national à la tête du pays.
A ce titre, le Bureau politique confirme la nécessité d'organiser une primaire de la gauche et des écologistes et organisera une consultation de l'ensemble de ses militant·es durant la première semaine de juillet, sur la proposition suivante :
« Les militant·es écologistes réaffirment leurs objectifs stratégiques dans le cadre de l'élection présidentielle 2027 :
- faire vivre l'écologie politique en mettant nos sujets au cœur de la campagne, permettre une victoire de notre camp politique, empêcher l'arrivée du Rassemblement national à la tête de notre pays ; et leur ambition de réaliser l'union de la gauche et des écologistes.
- Les Écologistes réaffirment leur souhait de réaliser une primaire rassemblant la gauche et les écologistes, qui ne peut en aucun cas être une primaire de l'union des centres.
- Si cette solution devait ne pas aboutir, nous poursuivrons notre campagne pour la présidentielle 2027 autour de nos valeurs, nos idées, et de notre candidate Marine Tondelier, en restant ouvert•es et mobilisé•es afin de construire une dynamique de rassemblement capable de fédérer des forces de gauche et écologistes et de gagner. »”
- 2026-06-01 “À notre santé ! Nos propositions pour la santé environnementale — Pollution de l'air et de l'eau, pesticides, bruit, changement climatique, effondrement de la biodiversité, explosion des troubles de santé mentale… Ces menaces interagissent, se renforcent et participent d'un même déséquilibre global. Elles résultent de choix politiques qui fragilisent nos vies – à commencer par celles des plus précaires -, et posent frontalement la question de l'habitabilité de notre planète.
Nous, Écologistes, défendons une approche globale : « Une seule santé », ou One Health. Elle est fondée sur une idée simple mais aux conséquences profondes : tout est lié. La santé humaine ne peut pas être dissociée de celle des animaux, des plantes et des écosystèmes. On ne peut pas vivre en bonne santé dans un monde qui ne l'est pas.
Avec ce livret thématique, Les Écologistes souhaitent mettre la santé environnementale au centre du débat public et proposer des solutions concrètes pour nous protéger collectivement et durablement.
Nous sommes à la disposition de tous les citoyen·nes engagé·es et de tous les acteurs et actrices concerné·es pour continuer d'y travailler et d'en discuter !”
- 2026-06-01 “Élections consulaires : Les Écologistes sont la première force au sein d'une gauche qui progresse — Lors des élections consulaires, les électeurs et électrices ont envoyé un message fort et clair : les écologistes sont désormais la première force de gauche chez les Français·es de l'étranger, avec une gauche qui progresse.
En effet, nous augmentons de 50% notre nombre de sièges par rapport à l'élection de 2021 dans un contexte de vague verte.
Cette progression à gauche a notamment permis de contenir l'inquiétante montée de l'extrême-droite.
Nous remercions l'ensemble des votant·es, partout dans le monde, qui nous ont fait confiance et qui ont rendu possible ce net renforcement de l'écologie politique.
Partout dans le monde, nos élu·es sortant·es sont reconduit·es, et à leurs côtés émergent aussi de nouvelles figures et nouveaux talents. Dans de nombreux territoires, répartis sur tous les continents, nous faisons notre apparition dans le paysage politique.
Votre soutien nous honore. Soyez sûr·es que nous mettrons tout en œuvre, sur le terrain et au Parlement, pour porter nos valeurs, défendre vos intérêts et être à la hauteur de votre mobilisation.Cette campagne a montré que les français·es de l'étranger, loin de bouder l'écologie, aspirent au contraire à la voir grandir et devenir centrale, au service d'une vision solidaire, démocratique et féministe de notre avenir.
Ce résultat nous donne aussi une responsabilité.
Celle d'être dès septembre, lors des élections sénatoriales à venir, les artisan·es d'un renforcement de la présence de la gauche et des écologistes au Sénat.”
- 2026-05-26 “Appui juridique des militant·es — Les Écologistes proposent un dispositif pour aider les adhérent·es confronté·es à une situation liée à leur militantisme nécessitant un accompagnement juridique.
Qui peut en bénéficier ?
- Les adhérent·es à jour de cotisation ayant a minima 6 mois d'ancienneté.
- Situation liée au militantisme écologiste (ne s'applique pas aux sujets personnels, ni aux situations internes au Mouvement).
- Les demandes des élu·es écologistes sont gérées par le dispositif d'appui juridique de la Fève : juridique@lafeve.fr.
Situations concernées :
- Atteinte à la personne (diffamations, injures publiques, menaces, coups et blessures...).
- Non-respect des droits des militant·es et du cadre réglementaire (droit d'expression, respect du pluralisme, respect de la personne...).
- Atteintes au droit de l'environnement / opposition à des projets inutiles.
- Chaque situation doit être compatible avec les valeurs de l'écologie politique.
- Les contentieux électoraux ne sont pas pris en charge.
Comment ça marche ?
Niveau 1 - Analyse rapide (gérée par l'échelon National)
- Envoyez votre saisine par email à : juridique@lesecologistes.fr
Joignez tous les éléments factuels et documents, vos coordonnées, ainsi que votre Région. - Accusé de réception : sous 3 jours ouvrés.
- Étude de recevabilité : sous 10 jours ouvrés.
Si irrecevable : vous êtes informé·e par écrit, avec motivation.
Si recevable : le dossier est transmis à un·e avocat·e. - Analyse sommaire et transmission des conclusions par un·e avocat·e : délai indicatif ~1 semaine (sauf urgence avérée).
Niveau 2 — Accompagnement juridique (géré par votre Région)
Si, après l'analyse sommaire, vous décidez d'engager une procédure, vous pouvez faire une nouvelle demande d'accompagnement en recontactant le dispositif (juridique@lesecologistes.fr).
La demande est transférée à votre Région qui décide des suites à donner sous un mois (sauf urgence auquel cas le délai est réduit à une semaine).
Si une aide financière est accordée :
- Elle est limitée (amorcer la procédure / couvrir une partie des frais).
- En cas de succès et de récupération de frais de justice : l'aide des Écologistes (de niveau 2) doit être remboursée.
- Même sans prise en charge financière par la Région, Les Écologistes peuvent recommander un·e avocat·e aux militant·es qui en ont besoin.”
- 2026-05-22 “Journée internationale de la diversité biologique : défendre le monde vivant — À l'occasion de la Journée internationale de la diversité biologique, nous réaffirmons notre engagement à défendre le monde vivant et alertons sur un danger croissant : les menaces que la droite et l'extrême droite font peser sur le climat et la biodiversité.
La où ces forces accèdent au pouvoir ou influencent les politiques publiques, elles promeuvent systématiquement des politiques destructrices pour le climat, fondés sur le déni scientifique, le repli nationaliste et la dérégulation environnementale. Ces choix politiques aggravent directement la crise écologique mondiale et accélèrent l'effondrement de la biodiversité.
Partout dans le monde, les forces de droite radicale et d'extrême droite privilégient des modèles économiques extractivistes de court terme, au dépens de nos futurs, affaiblissent les protections environnementales et remettent en cause les engagements internationaux indispensables à la lutte contre le changement climatique.
En France aussi, ces reculs sont bien réels. La droite et l'extrême droite multiplient les attaques contre les politiques publiques de protection de l'environnement. Au Sénat, la majorité de droite a voté une baisse de 26 millions d'euros du budget de l'Office français de la biodiversité (OFB), à laquelle s'est ajoutée une ponction de 40 millions d'euros sur sa trésorerie, affaiblissant directement l'un des principaux outils publics de protection des écosystèmes. Dans le même temps, plusieurs responsables de droite ont plaidé pour la suppression ou la réduction drastique des moyens de l'ADEME, pourtant essentielle au financement de la transition écologique dans les territoires. L'extrême droite, de son côté, continue de s'opposer au développement des énergies renouvelables, notamment par son soutien à des moratoires ou restrictions contre l'éolien et le solaire, au détriment de la transition énergétique.
Au Parlement européen également ces dynamiques sont à l'œuvre. Des alliances entre la droite et l'extrême droite ont récemment affaibli plusieurs règles environnementales du Pacte vert européen, notamment en réduisant les obligations des entreprises en matière de prévention des atteintes à l'environnement et aux droits humains dans leurs chaînes de production.
Ces choix politiques traduisent une stratégie assumée de dérégulation écologique, de fragilisation des institutions environnementales et de priorisation d'intérêts économiques de court terme contre l'intérêt général et contre la possibilité d'un avenir digne pour l'humanité.
Ces politiques ne menacent pas seulement la nature : elles mettent en péril les moyens de subsistance humains, en particulier ceux des plus vulnérables. La destruction de la biodiversité fragilise nos sociétés, notre santé, notre sécurité alimentaire bref, notre avenir, notre espoir.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Pauline Nales, Membre du Bureau Politique déléguée à l'international Les Écologistes
Commission Biodiversité Les Écologistes”
- 2026-05-17 “Journée mondiale contre les LGBTphobies : les Écologistes alertent sur la situation des personnes LGBTQI+ et appellent à une mobilisation internationale — À l'occasion de la Journée mondiale contre les LGBTphobies, les Écologistes réaffirment leur solidarité avec toutes les personnes victimes de discriminations, de violences et de persécutions en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre dans le monde.
Dans de nombreux pays, les personnes LGBTQI+ continuent de subir de graves violences physiques et psychologiques, ainsi que tout une série de discriminations : criminalisation de l'homosexualité, arrestations arbitraires, campagnes de haine, ou encore exclusion institutionnelle, sociale et familiale. Dans plusieurs États dont le Sénégal, la situation connaît une aggravation préoccupante, portée par des lois répressives et des discours politiques stigmatisants.
Depuis le durcissement récent de la législation sénégalaise, les arrestations, humiliations publiques et appels à la haine se multiplient. Plusieurs médias et associations de défense des droits humains témoignent d'un climat de peur généralisé et d'une vague d'homophobie d'une rare violence.
Les Écologistes expriment également leur profonde inquiétude face au sort d'un ressortissant français détenu depuis février 2026 à Dakar pour des faits qualifiés "d'actes contre-nature", dans le cadre d'une vaste campagne de répression ciblant les personnes homosexuelles ou supposées telles.
Aucune personne ne devrait risquer la prison, les violences ou l'humiliation pour ce qu'elle est ou pour qui elle aime.
Les Écologistes demandent :
la protection effective des personnes LGBTQI+ menacées ou persécutées partout dans le monde ;
la protection consulaire pleine et entière ainsi que la libération du ressortissant français détenu au Sénégal ;
la délivrance immédiate de visas dit "humanitaires" pour les personnes dont la vie est menacée, et l'instauration d'un droit d'asile pour les personnes LGBTQI+ menacées dans leur pays ;
une mobilisation diplomatique forte de la France et de l'Union européenne pour défendre les droits humains des personnes LGBTQI+ ;
la condamnation claire et sans ambiguïté des lois criminalisant les personnes LGBTQI+ ;
le soutien renforcé aux associations locales et internationales qui protègent les personnes persécutées ;
une mobilisation européenne et internationale contre les politiques de haine visant les minorités sexuelles et de genre.
Face aux discours de haine et aux reculs démocratiques, nous continuerons à défendre partout l'égalité, la dignité et la liberté.
Parce qu'aimer ne sera jamais un crime.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commissions Transnationale et LGBTQIA +
Les Écologistes”
- 2026-05-13 “Lutter contre la solitude, 30 propositions pour une écologie du lien ! — La solitude touche 1 Français·e sur 4, et concerne toutes les couches de la société. Pourtant, le sujet reste complètement ignoré dans le débat public, et à peine effleuré par les politiques publiques.
Nous, Écologistes, avons décidé de faire de la lutte contre la solitude un combat à mener sans tabou, pour qu'elle devienne enfin un enjeu politique concret.
Car cette épidémie de solitude n'est pas simplement un mal-être individuel. Disparition des services publics, organisation du travail, hyperconnexion numérique, urbanisme inhospitalier, mais aussi disparition des cafés, associations et lieux de rencontre dans de nombreux territoires… La solitude est politique et appelle donc des réponses politiques.
Avec ce livret thématique, Les Écologistes souhaitent faire de la lutte contre la solitude un sujet de débat de l'élection présidentielle et proposer des solutions concrètes pour une écologie du lien.
Parce que le lien et le soin sont au cœur du projet écologiste, nous faisons de la lutte contre la solitude un combat politique à part entière.
Nous sommes à la disposition de tous les citoyen·nes engagé·es et de tous les acteurs et actrices concerné·es pour continuer d'y travailler et d'en discuter !”
- 2026-05-13 “EXAMEN DU TNP : POUR EN FINIR AVEC LE RISQUE NUCLEAIRE — La 11e conférence d'examen du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) se tient à New York jusqu'au 22 mai. Les Ecologistes saluent la mémoire des centaines de milliers de victimes des explosions nucléaires militaires survenues à Hiroshima et Nagasaki en août 1945.
Ces événements historiques disent l'immensité du risque nucléaire. Leur bilan humain, déjà insupportable, ne représente qu'une faible part des destructions subies, alors que la radioactivité induite par une explosion nucléaire se traduit sur le très long terme par des perturbations génétiques mortelles pour la plupart des espèces humaines, animales et végétales. L'utilisation de l'arme nucléaire est toujours un écocide, toujours un crime contre l'humanité. L'arsenal nucléaire actuel, qui comporte des bombes 1000 fois plus puissantes que celle utilisée à Hiroshima, laisse présager des conséquences cataclysmiques.
Avec le nucléaire, le pire n'est certes pas toujours certain. Il peut même apparaître rationnel, face à l'extrême agressivité militaire russe à l'Est de l'Europe, de ne pas démanteler immédiatement l'arsenal nucléaire français. Cette technologie rend toutefois la France encore dépendante d'approvisionnements en uranium dans des pays comme le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Niger ou la Russie..., vulnérable face à des attaques de centrales potentiellement dramatiques et encombrée de déchets dangereux pour des dizaines de milliers d'années.
Alors que le nombre d'ogives nucléaires est à nouveau en augmentation pour atteindre un chiffre supérieur à 10 000 (dont environ 300 en France), Les Écologistes réaffirment que la planète ne peut pas prendre des milliers de fois le risque d'une destruction absolue. Le monde est bien plus sûr sans la puissance nucléaire qu'avec. C'est pourquoi à l'occasion de la conférence d'examen en cours du TNP, la France doit prendre avec le Royaume-Uni une initiative pour la reprise du désarmement nucléaire multilatéral total et concerté, en conformité avec l'article 6 du traité.
Sur la base du TNP, ou sur une base contractuelle pour les États dotés non signataires, cinq étapes peuvent être proposées : l'interdiction de l'enrichissement des matières fissiles par les pays dotés, la fixation pour chacun d'entre eux d'un plafond en nombre d'ogives à ne pas dépasser, la réduction proportionnelle sur une base annuelle de tous les arsenaux à partir de ces seuils, des examens réguliers des opérations de démantèlement par l'AIEA, enfin le recours à la Cour internationale de justice en cas de manquement aux obligations contractées.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commissions Transnationale, Paix & Désarmement et Défense Les Écologistes”
- 2026-05-11 “Convention À notre santé — Les Écologistes vous donnent rendez-vous samedi 30 mai à partir de 13h30 à la Maison Action Solidarité* pour notre prochaine Convention consacrée à la santé environnementale.
Au programme, deux tables rondes : « Pesticides, PFAS, microplastiques, cadmium… : l'empoisonnement invisible » et « En finir avec la fabrique du doute ». Ce sera aussi l'occasion de dévoiler un nouveau livret thématique, qui rassemble constats et propositions pour une approche globale et ambitieuse.
Chercheur·euses, élu·es, associations et acteur·ices de terrain seront réuni·es pour croiser les regards, identifier les blocages et tracer des pistes concrètes.
L'objectif : remettre la santé environnementale au cœur du débat public et construire un rapport de force à la hauteur des enjeux.
13h30 : Ouverture au public
14h : Mots d'introduction
Sophie Bussière, membre du bureau exécutif des Écologistes déléguée à la communication, aux journées d'été et à la stratégie évènementielle
Antoine Alibert, adjoint au maire de Paris chargé de la santé, de la santé publique et environnementale, de la lutte contre les pollutions et des liens avec l'AP-HP
14h15 : Intervention liminaire : Santé, climat : même combat !
- Kévin Jean, épidémiologiste, professeur junior en Santé et Changements Globaux au Département de Biologie de l'Ecole Normale Supérieure (ENS), auteur de l'ouvrage « à notre santé ! » sur les liens entre changement climatique et santé
14h30 : Table ronde #1 : PFAS, microplastiques, cadmium : l'empoisonnement invisible
- Animation : Tamina Toussaint-Ianeva, responsable idées des Jeunes Écologistes
- Benoît Biteau, député de Charente-Maritime, porteur d'une proposition de loi pour protéger les Français·es du cadmium
- Tania Pacheff, nutritionniste spécialisée en santé environnementale et porte-parole de Cantine sans plastique
- Franck Rinchet-Girollet, porte-parole d'Avenir Santé Environnement
- Sabrina Sebaihi, députée des Hauts-de-Seine, porteuse d'une proposition de loi pour une génération sans sucre
15h30 : Intervention d'Anne Souyris - sénatrice de Paris
sur les zoonoses, maladies climatiques : maladies évitables
15h45 : Intervention de Sandrine Rousseau - députée de Paris
Santé environnementale : les femmes en première ligne
16h : Table ronde #2 : En finir avec la fabrique du doute
- Animation : Raphaëlle Rémy-Leleu, Co-responsable de la commission lutte contre l'extrême droite
- Serge Hercberg, épidémiologiste et nutritionniste à l'origine du Nutriscore
- Jean-Noël Jouzel, directeur de recherche CNRS au centre de sociologie des organisations, spécialiste des controverses liées aux enjeux de santé environnementale
- Lilith, présidente de l'association Diasporas Solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial,
- Eva Morel, secrétaire générale de Quota Climat, une ONG spécialisée dans la lutte contre la désinformation climatique
17h : Conclusion
- Marine Tondelier - Secrétaire nationale, Les Écologistes
17h30 : Fin
*MAS - Maison Action Solidarité
10 Rue des Terres au Curé, 75013 Paris”
- 2026-05-09 “JOURNÉE DE L'EUROPE : POUR UN SURSAUT ÉCOLOGIQUE ET DÉMOCRATIQUE EUROPÉEN — Alors que la Seconde Guerre mondiale était encore présente dans tous les esprits, Robert Schuman affirmait dans sa déclaration du 9 mai 1950 actant la naissance du projet européen que « La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent ».
Cette citation résonne encore avec force dans le contexte géopolitique actuel où, compte tenu du divorce amorcé avec les États-Unis, l'Europe doit s'émanciper et devenir une puissance à part entière tout en protégeant les valeurs de démocratie, de droit international, de paix et de stabilité. En cette célébration de l'Europe unie dans la diversité, Les Écologistes rappellent leur attachement profond au projet européen, à ses valeurs et s'inquiètent de sa remise en cause par l'évolution de la scène politique française et européenne.
En effet, le contexte politique actuel au Parlement européen est marqué par des votes communs de la droite avec l'extrême-droite méprisant les droits sociaux, environnementaux et humains. Le règlement "retour", qui vise à augmenter les expulsions des personnes en situation irrégulière dans l'UE, la législation omnibus, qui assouplit les obligations environnementales des entreprises, ou encore, le financement insuffisant de la transition écologique par rapport aux enjeux, constituent des trahisons des valeurs européennes. Ils sont une erreur de stratégie dans le contexte de crise actuel.
Les Écologistes défendent l'Union européenne comme un levier irremplaçable pour répondre aux défis du siècle. Loin des renoncements actuels, elle doit redevenir un projet politique ambitieux, capable de protéger réellement les citoyen·nes, de défendre sans compromis l'État de droit et de mener l'indispensable transition écologique tout en s'attelant à emporter l'adhésion de ses citoyen.nes. Nous voulons une Europe qui soigne et qui protège.
Le repli national est une impasse : seule une Europe unie, solidaire et déterminée pourra peser et donc agir à la hauteur des enjeux géopolitiques, sociaux et climatiques.
En cette Journée de l'Europe, Les Écologistes rappellent leurs principales orientations européennes et leur engagement pour :
- une Union européenne davantage démocratique, fédérale et proche des citoyen.nes, qui fasse de la protection de l'État de droit une priorité ;
- une Union européenne qui garantit un service public fort et efficace ainsi que les droits sociaux ;
- une politique migratoire digne et fidèle à nos valeurs, qui garantit un accueil inconditonnel fondé sur le respect des libertés et droits fondamentaux, sur le respect du droit international et sur la solidarité entre États membres ;
- une Union européenne qui s'affirme comme puissance écologique et éthique face aux impérialismes et face à la fin de la tutelle américaine, en développant une véritable souveraineté ;
- une Union européenne facteur de paix et de stabilité sur la scène internationale ;
- une Union européenne avec une voix forte à la table des négociations internationales climatiques ;
- une Union européenne qui respecte et promeut le droit international ainsi que les décisions de la justice internationale à l'égard de toutes et tous, de tous les États représentés à l'ONU, sans exception ;
- une Union européenne dont l'autonomie stratégique est garantie dans le respect du développement international. Celle-ci devrait être souveraine en matière de défense, d'énergie, de numérique, de matières premières, d'alimentation, d'industrie, de santé et de technologies
Le programme des Écologistes fait l'objet d'une consultation, vous êtes invité·es à y contribuer sur les enjeux européens !
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commissions Europe, Transnationale, Paix & Désarmement et Migrations & Éxils Les Écologistes”
- 2026-05-06 “Commissions et groupes de travail — Le mouvement les Écologistes propose des espaces de travail gratuits, ouverts à toutes et tous et qui permettent de s'informer et de travailler ensemble.
Ces espaces sont des lieux de veille, de concertation avec des expert·es, de réflexion politique, de production et d'actualisation de propositions de programmes et d'actions politiques, de valorisation de nos solutions et de nos réalisations, de formation et de riposte politique.
Elles sont ouvertes à toutes les personnes intéressées, expertes ou non, directement concernées ou non, membre comme soutien, militante depuis un jour comme depuis plusieurs années.
En fonction de vos centres d'intérêt et du temps que vous pouvez leur consacrer, vous pouvez choisir de vous informer (pour recevoir l'actualité du parti et des commissions sur la thématique) et/ou de vous engager (pour participer concrètement aux travaux de la commission thématique) sur les différentes commissions thématiques du parti.
Alors bienvenue et profitez-en !
- Les travaux des commissions thématiques sont présentés sur le site internet suivant : https://commissions.
lesecologistes.fr/ . - La liste des commissions thématiques est disponible ici. Ce trombinoscope vous permet de les contacter.
Nouveau ou nouvelle ?
Déjà membre ?”
- 2026-05-06 “URGENT - Narges Mohammadi en danger de mort : appel à une mobilisation immédiate — Les Écologistes expriment leur plus vive inquiétude face à la situation critique de la militante iranienne des droits humains Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023.
Selon son avocate, Me Chirinne Ardakani, qui s'exprimait ce mardi 5 mai 2026 à Paris, Narges Mohammadi est aujourd'hui « entre la vie et la mort ». « Nous n'avons jamais eu aussi peur pour la vie de Narges », a-t-elle alerté, évoquant un risque imminent.
Détenue en Iran depuis le 12 décembre 2025, après son arrestation à Machhad pour avoir dénoncé les autorités religieuses, Narges Mohammadi a vu son état de santé se dégrader brutalement ces derniers jours. Transférée en urgence depuis la prison de Zanjan vers un hôpital, elle a notamment subi deux pertes de connaissance ainsi qu'une crise cardiaque.
Cette situation dramatique illustre une nouvelle fois la répression implacable exercée par le régime iranien à l'encontre des défenseur.e.s des droits humains et des libertés fondamentales.
Face à l'urgence absolue, nous demandons :
sa libération immédiate et inconditionnelle ;
un accès sans entrave à des soins médicaux adaptés et indépendants ;
une intervention rapide des autorités françaises, européennes et des instances internationales ;
une mobilisation accrue de la société civile pour faire pression sur le régime iranien.
Nous rappelons que le combat de Narges Mohammadi pour les droits des femmes, la liberté et la dignité est universel.
Il est impératif d'agir de toute urgence. L'inaction pourrait lui coûter la vie.
Nous appelons à une mobilisation immédiate.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commissions Transnationale
et Féminisme Les Écologistes”
- 2026-05-04 “Élections consulaires 2026 — En mai 2026, vous pourrez élire près de 500 Conseillers et Conseillères des Français de l'étranger dans 130 circonscriptions consulaires. Ces élu·es de terrain vous représentent auprès des consulats et des ambassades : ils et elles défendent vos droits au quotidien, des bourses scolaires et des aides sociales qui répondent vraiment à vos besoins, et des services consulaires efficaces et bienveillants.
Du 22 au 27 mai vous pourrez voter en ligne partout dans le monde. Vous pourrez aussi voter à l'urne le 30 mai pour le continent américain et le 31 mai sur les autres continents.
Voter aux consulaires, c'est aussi voter pour les 12 sénatrices et sénateurs représentant les Français·es établi·es hors de France. Nos deux sénatrices écologistes Mélanie Vogel et Mathilde Ollivier portent des combats pour protéger vos droits, votre bien-être et votre environnement contre la droite la plus réactionnaire : inscription dans la Constitution du droit à l'avortement, droit effectif au compte en banque pour toutes et tous même à l'étranger ou encore des océans mieux sauvegardés,... Du concret pour votre quotidien, et un monde plus durable et plus solidaire.
Les Écologistes soutiennent des candidats et des candidates dans plus de 80 circonscriptions consulaires, faisant de nous la force de gauche la plus représentée de par le monde.
| Circonscription consulaire | Pays / Villes | Tête de liste |
| Afrique du Sud, Mozambique, Namibie, Bostwana | Johannesburg (sauf le territoire de la Zambie), Le Cap, Maputo | Gwendal Madec |
| Algérie 1ère circonscription | Oran | Djanmeldine Bounouar Adel |
| Algérie 2ème circonscription | Annaba et Constantine | Fwad Hasnaoui |
| Algérie 3ème circonscription | Alger | Mohamed Moncef Bouderba |
| Allemagne 1ère circonscription | Berlin, Hambourg | Stéphan Maigne |
| Allemagne 2ème circonscription | Francfort, Düsseldorf, Sarrebruck | Saliha Ouammar |
| Allemagne 3ème circonscription | Munich, Stuttgart | Audrey Leclerc |
| Argentine | Buenos Aires (sauf le territoire du Paraguay) | Jérôme Guillot |
| Australie, Fidji, Papouasie-Nlle Guinée | Sydney | Jean-Philippe Grange |
| Autriche, Slovaquie, Slovénie | Vienne, Bratislava, Ljubljana | Armelle Muller |
Pour faire vivre l'écologie politique, la solidarité et la justice sociale aux élections consulaires, nous avons besoin de vous ! Unissons nos forces et mobilisons-nous pour défendre nos idéaux et garantir un avenir respirable, vivable et respectueux pour toutes et tous. Nous sommes d'ores et déjà nombreuses et nombreux en campagne pour les élections consulaires.
Si vous souhaitez rejoindre la dynamique de notre communauté établie hors de France pour battre campagne, c'est par ici :
Notre ambition est claire : garantir une égalité réelle entre toutes et tous, quel que soit le pays de résidence. Vivre à l'étranger ne doit jamais signifier être moins protégé, moins représenté ou moins accompagné. Nous défendons une action publique écologique, sociale et profondément humaine, fondée sur la justice, l'accès aux droits et la protection des plus vulnérables.
Au plus près de vous comme au Sénat, nous défendrons :
- La solidarité et l'écologie comme boussole de l'action publique
- L'égalité des droits partout et pour toutes et tous
- Des services consulaires humains et accessibles
- Une école accessible, ambitieuse et inclusive
- L'égalité sans exception face au handicap et au vieillissement
- La culture, la francophonie et une vie associative riche
- Une meilleure reconnaissance des parcours internationaux dans l'économie, l'emploi et les retraites
- Des droits concrets pour la vie quotidienne comme le droit au compte en banque ou un retour en France sans obstacle”
- 2026-05-01 “Les Écologistes demandent la libération immédiate des militant·es pacifistes de la flotille pour Gaza arrêtés illégalement par Israël — Les Écologistes expriment leur profonde inquiétude suite à l'annonce de l'arrestation illégale, dans les eaux internationales, de 175 militant·es à bord de la Flottille "Global Sumud" ("Sumud" signifiant "résilience" en arabe), dont 15 ressortissant·es français·es. Cette flottille composée de plus de 50 bateaux s'était lancée il y a quelques semaines des ports européens de Marseille, Barcelone et Syracuse afin de briser le blocus illégal de la bande de Gaza par le gouvernement d'extrême droite israélien.
- La libération immédiate de tous les membres d'équipage des Flottilles en route pour la bande de Gaza ;
- La levée du blocus de Gaza ;
- La suspension de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël ;
- L'arrêt immédiat des ventes d'armes à Israël ;
- L'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes en Cisjordanie, mesures prônées par le mouvement BDS ;
- Le soutien de la Cour Pénale Internationale et l'application active du mandat d'arrêt de la CPI contre Benyamin Netanyahou pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité ;
- L'application des ordonnances de la Cour internationale de Justice sur la prévention du génocide ainsi que son avis sur la fin de l'occupation ;
- Des sanctions contre les responsables israéliens auteurs d'incitations au génocide en cours ;
- La mise en œuvre de la Déclaration de New York du 29 juillet 2025 sur le règlement pacifique de la question de Palestine (cessez-le-feu complet, libération de tous les otages, échanges des prisonniers,...).
Commission Transnationale Les Écologistes”
- 2026-04-20 “Vos centres d'intérêt — Le mouvement les Écologistes propose des espaces de travail gratuits, ouverts à toutes et tous et qui permettent de s'informer et de travailler ensemble.
Ces espaces sont des lieux de veille et de concertation avec des expert·es, de production et d'actualisation de contenus, de valorisation de nos solutions et de nos réalisations, de formation, de riposte ou d'appui aux porte-parole.
En fonction de vos centres d'intérêt et du temps que vous pouvez leur consacrer, vous pouvez choisir de vous informer et/ou de vous engager sur une ou plusieurs thématiques listés ci-dessous.
Alors bienvenue et profitez-en !”
- 2026-04-18 “3 actions pour faire gagner les candidat·es du Nouveau Front Populaire — 2. Contribuer à la mobilisation dans les circonscriptions clés
Il y a près de 300 circonscriptions où vous pouvez faire campagne pour un candidat ou une candidate du Nouveau Front Populaire.
Dans plus de 100 circonscriptions, cela va se jouer à quelques voix.
Le collectif "Indivisibles" a mis en place une carte interactive sur laquelle vous retrouvez des actions à faire près de chez vous, dans les circonscriptions clés, en ligne, que vous ayez 1 minute, 1 heure ou 1 journée de disponible.”
- 2026-03-31 “Face à la déferlante raciste post-municipales : faisons front antiraciste ! — Depuis le soir du 1er tour des élections municipales, une vague raciste s'est levée, contre les nouveaux·elles élu.es racisé·es, notamment celles et ceux d'Ile-de-France.
Première victime : Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, élu dès le premier tour.
Celui qui est maintenant le premier maire noir de la 2e ville francilienne, est devenu en quelques heures la cible du système politico-médiatique de la réaction raciste.
Comparaisons à un singe, accusations de liens avec les narcotrafiquants, fausse polémique autour de ses propos supposés sur "Saint-Denis ville des rois et du peuple vivant" ou "ville des noirs", émissions entières des chaînes d'info sur sa compétence à diriger... L'arsenal raciste se sera bien vite déchaîné contre lui et rien ne lui aura été épargné.
Nous apportons tout notre soutien à Bally Bagayoko et serons à ses côtés contre le racisme décomplexé dont il est victime.
Les Écologistes seront présent·es et appellent à se rendre au rassemblement antiraciste organisé par le maire de Saint-Denis, ce samedi à 14h, devant sa mairie.
Malheureusement, il n'est pas le seul nouvel élu racisé à subir un harcèlement raciste depuis le 22 mars.
À Sarcelles, le nouveau Maire écologiste, Bassy Konaté, est lui aussi victime de propos racistes et intolérables sur les réseaux sociaux.
Tout comme Annah Bikouloulou, ancienne secrétaire nationale des Jeunes Écologistes et nouvelle adjointe au Maire de Paris en charge de l'égalité, des droits humains, de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et les LGTBQI+phobies et de la lutte contre les discriminations, qui fait aussi face à une campagne raciste organisée par l'extrême-droite.
Nous nous tenons aux côtés de nos camarades écologistes et les soutenons avec force et conviction contre ce déchaînement insupportable. Nous leur apporterons tous les moyens et le soutien dont ils auraient besoin.
Ces méthodes s'abattent également sur d'autres élu·es parisien•nes, notamment nos partenaires Laurent Sorel de l'Après et Audrey Pulvar du Parti socialiste, car élu·es et noir·es aussi.
Ce que vivent ces élu·es est à mille lieux de notre idée de la République et de notre devise. Nous condamnons fermement l'image véhiculée par des médias "bollorisés", selon laquelle les personnes non-blanches n'auraient pas à diriger des villes, à être élues ou à être dans des positions où elles exercent le pouvoir car il ne serait pas concevable que celles et ceux qu'une partie de notre pays ne veut pas habituellement voir, deviennent visibles.
Les Écologistes se réjouissent de l'élection de tous·tes ces élu·es qui représentent les différents visages de la France et qui portent les aspirations de leurs territoires.Il est temps que nous prenions la mesure du moment que nous vivons : l'extrême-droite est aux portes du pouvoir et ses avatars sont déjà en place.
Construisons un front antiraciste puissant !
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commission Antiracisme Les Écologistes”
- 2026-03-31 “NON A LA PEINE DE MORT, A LA TORTURE ET A L'APARTHEID, EN ISRAËL COMME AILLEURS — Les Écologistes dénoncent avec la plus grande fermeté le vote, le 30 mars 2026, par la Knesset, d'une loi instaurant la peine de mort pour des personnes condamnées pour des actes qualifiés de « terroristes ».
Adoptée par 62 voix contre 48 sous l'impulsion de l'extrême droite du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir et avec le soutien du Premier ministre Benyamin Netanyahou, cette loi est une abomination qui officialise une justice à deux vitesses : une peine de mort réservée aux Palestiniens.
Votée une semaine après que la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires occupés palestiniens ait documenté un système de torture généralisé, cette loi constitue une escalade extrêmement grave dans la politique de discrimination systémique menée par le gouvernement israélien. Cette régression démocratique renforce un régime juridique déjà profondément inégalitaire et étend la menace d'une sanction irréversible à l'ensemble d'un peuple vivant sous des statuts juridiques fragmentés mais marqués par des discriminations structurelles.
En Cisjordanie occupée, deux systèmes de droit coexistent : un droit commun pour les colons israéliens, un droit militaire pour les Palestiniens. Cette dualité institutionnalisée est au cœur d'un régime que de nombreuses organisations internationales qualifient d'apartheid.
Mais au-delà de la Cisjordanie, l'ensemble du cadre législatif et sécuritaire appliqué aux Palestinien·nes se caractérise par un recours massif aux dispositifs d'exception et par une interprétation extensive des infractions liées au « terrorisme ».
La Cisjordanie étant un territoire occupé au sens du droit international, la puissance occupante n'a ni la légitimité ni le droit d'y appliquer des mesures contraires aux droits fondamentaux. L'application potentielle de la peine capitale dans ce cadre constituerait une violation grave des conventions internationales, notamment de la 4e Convention de Genève.
Dans un contexte où les arrestations, la détention administrative et les procès devant des juridictions militaires sont monnaie courante pour les Palestinien·nes , l'introduction de la peine capitale renforce un sentiment d'absence totale de protection et d'égalité devant la loi.
Cette mesure contribue à banaliser l'idée que certaines vies auraient moins de valeur que d'autres, ce qui est incompatible avec les principes universels des droits humains.
La peine de mort est en toutes circonstances une justice d'exception, irréversible et inhumaine. Dans un contexte de discrimination systémique et de conflit, elle devient un instrument politique de domination et de répression.
Les Écologistes appellent solennellement le gouvernement français et l'Union européenne à :
- interpeller les autorités israéliennes pour qu'elles abrogent immédiatement cette loi et abolissent la peine de mort ;
- reconnaître publiquement le caractère d'apartheid de ce régime ;
- suspendre sans délai l'Accord d'association UE-Israël, y compris sa partie commerciale ;
- suspendre immédiatement toute coopération sécuritaire et militaire avec Israël ;
- mettre en place des sanctions ciblées contre les responsables de cette politique criminelle.
Face à cette dérive, nous réaffirmons notre solidarité avec les défenseurs des droits humains, israéliens et palestiniens, qui œuvrent pour l'égalité des droits, la justice et une paix fondée sur le respect du droit international.
La lutte contre la peine de mort et contre toutes les formes d'apartheid est un combat universel.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commission Transnationale Les Écologistes”
- 2026-03-27 “Migrations : au Parlement européen, le choix du renoncement aux droits humains — Les Écologistes dénoncent avec gravité le vote intervenu au Parlement européen sur la réforme de la politique migratoire. Ce texte, adopté avec le soutien de la droite et de l'extrême droite européennes, constitue un tournant dangereux pour l'Union : il organise un affaiblissement sans précédent des garanties offertes aux personnes migrantes et demandeuses d'asile. Mélissa Camara, eurodéputée écologiste française et négociatrice sur ce texte qualifie ce qu'il vient de se passer de « vote de la honte ».
Cette réforme banalise l'enfermement aux frontières, accélère les procédures au détriment des droits de la défense et ouvre la voie à l'externalisation des responsabilités européennes vers des pays tiers où la sécurité des migrant.es est en danger. Concrètement, ce sont des femmes, des hommes et des enfants qui risquent d'être maintenu·es dans des centres fermés à l'extérieur des frontières de l'Union, éloigné·es sans examen complet de leur situation, ou privé·es d'un accès réel à une assistance juridique.
Les Écologistes rappellent que le droit d'asile est un droit fondamental, protégé par la Convention de Genève et par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. L'Europe ne peut pas, d'un côté, se proclamer espace de liberté, d'État de droit et de respect de la dignité humaine, et de l'autre, multiplier les dispositifs d'exception à ses frontières. De plus, les pays recourant à ces pratiques peuvent se retrouver juridiquement accusés, comme le Royaume-Uni après le fiasco de sa tentative d'externalisation au Rwanda.
Ce vote marque un recul politique majeur : en cédant à une logique de surenchère sécuritaire, une majorité parlementaire fragilise le projet européen lui-même. L'Union européenne s'est construite sur la promesse de la paix, de la solidarité et de la protection des droits. Tourner le dos à ces principes, c'est alimenter la défiance et légitimer les thèses de l'extrême droite au lieu de les combattre.
Face aux drames qui se jouent aux frontières de l'Europe, une autre voie est possible :
- garantir un accès effectif et rapide aux procédures d'asile ;
- renforcer les dispositifs d'accueil dignes et solidaires ;
- ouvrir des voies légales et sécurisées de migration ;
- agir sur les causes profondes des déplacements forcés, notamment les crises climatiques et les conflits, en tenant les engagements des pays européens en matière de réduction de gaz à effet de serre et d'aide à l'adaptation des pays du Sud.
Les Écologistes appellent :
- le gouvernement français à continuer de refuser toute mise en œuvre de dispositions contraires aux engagements internationaux de la France ;
- les forces progressistes en Europe à poursuivre le combat pour garantir un accès effectif au droit d'asile et empêcher la création de zones de non-droit aux frontières de l'Union ;
- la société civile à se mobiliser pour défendre une Europe fidèle à ses valeurs de terre d'accueil des personnes en exil.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Mélissa Camara, eurodéputée Les Écologistes
Commissions Transnationale, Europe et Migrations & Exil Les Écologistes”
- 2026-01-01 “Hausse des carburants : protéger celles et ceux qui prennent soin des plus vulnérables — Face à la hausse brutale des prix des carburants, conséquence directe de la guerre en Iran et des tensions géopolitiques, les conseillères et conseillers départementaux écologistes alertent sur une réalité trop souvent invisibilisée : ce sont aussi les métiers du lien humain, et en particulier les aides à domicile, qui sont aujourd'hui en première ligne.
Après avoir été saluées lors de la crise sanitaire liée au COVID-19, ces professionnelles – majoritairement des femmes – continuent d'assurer, chaque jour, le maintien à domicile de plus d'un million de personnes âgées ou en situation de handicap. Pourtant, leurs conditions d'exercice restent précaires : temps partiels subis, rémunérations proches du SMIC, absence de revalorisation significative depuis plusieurs années.
Dans les territoires ruraux comme périurbains, leur mission repose largement sur des déplacements quotidiens indispensables. La flambée actuelle du prix des carburants fragilise donc directement leur activité, et avec elle, l'ensemble du secteur de l'aide à domicile.
Les services d'aide à domicile, déjà sous tension financière, ne sont pas en capacité d'absorber ces surcoûts. Quant aux Départements, chefs de file des solidarités, ils ne peuvent continuer à faire face seuls, alors que les compensations de l'État pour les allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH) demeurent insuffisantes.
Des mesures d'urgence indispensables
"Le gouvernement se doit de mettre en place un soutien ciblé pour les professionnel·les de l'aide à domicile, afin de compenser l'augmentation des coûts de carburant, de manière proportionnée et évolutive. Sans cela, c'est tout un secteur qui risque de ne pas se remettre d'un nouvel accroissement de leur fragilité" - Marine Tondelier, Secrétaire Nationale des Écologistes
Plus globalement, le gouvernement ne doit pas tomber dans la facilité des mesures généralistes inefficaces, comme les remises uniformes à la pompe, et privilégier une justice sociale ciblée. Les surprofits enregistrés par les sociétés pétrolières pendant cette crise (plus de 11 millions d'euros par jour) représentent une opportunité à redistribuer à ceux qui en ont le plus besoin.
Généraliser les solutions concrètes qui fonctionnent
Au-delà de l'urgence, des solutions existent déjà dans les territoires et doivent être amplifiées à l'échelle nationale.
En Gironde, en Creuse, en Charente ou encore en Lot-et-Garonne, une expérimentation innovante a démontré son efficacité : la mise à disposition de véhicules électriques ou hybrides pour les professionnel·les de l'aide à domicile.
Ce dispositif, co-financé notamment par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, a permis :
- une réduction de 40 à 50 % de la consommation de carburant;
- une baisse significative des coûts pour les salarié·es ;
- une amélioration des conditions de travail et de sécurité ;
- un renforcement de l'attractivité du métier.
Plébiscité à 100 % par les salarié·es l'ayant expérimenté, ce modèle vertueux doit désormais être généralisé à l'ensemble du territoire national, avec le soutien de l'État. Les aides doivent également porter sur la fourniture de véhicules 100% électriques ainsi qu'à d'autres types de mobilités, dont le transport en commun et les VAE, notamment, lorsque les déplacements s'y prêtent.
Sortir durablement de la dépendance aux hydrocarbures
Cette crise révèle une nouvelle fois notre vulnérabilité collective face aux fluctuations des marchés énergétiques mondiaux.
Les élu·es écologistes réaffirment la nécessité :
- d'accélérer la transition écologique des mobilités professionnelles, en déployant quand cela est possible les véhicules intermédiaires (véhicules de moins de 600 kg) ;
- de renforcer les indemnités kilométriques ;
- de réduire notre dépendance aux hydrocarbures importés ;
- et de construire un modèle de solidarité robuste, qui protège à la fois les travailleuses et les travailleurs essentiels, et les personnes les plus vulnérables.
"Chaque jour sans réponse fragilise davantage un secteur indispensable à la cohésion sociale. Nous avons des solutions robustes qu'il faut maintenant passer à l'échelle." - Romain Dostes, Vice-président à la Politique des aîné·es et au lien intergénérationnel.
Soutenir les aides à domicile, c'est garantir la dignité de millions de nos concitoyennes et concitoyens.
Les conseillères et conseillers départementaux écologistes de France appellent le Gouvernement à prendre ses responsabilités, sans délai.
Marine Tondelier, Secrétaire nationale Les Écologistes
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Les Conseiller•ères Départementaux•ales écologistes
La Fédération des Élu•es Verts et Écologistes”
- 2026-01-01 “Annonces de Sébastien Lecornu : nous réclamons un plan d'ensemble pour sortir des énergies fossiles — À la suite de l'intervention de Sébastien Lecornu sur la crise énergétique, les écologistes saluent une prise de conscience bienvenue, bien que particulièrement tardive et insuffisante face à l'impasse sociale, écologique et géopolitique que révèlent les dépendances de notre pays aux énergies fossiles.
Le gouvernement affirme vouloir faire de cette crise une opportunité pour renforcer l'indépendance énergétique de la France, en substituant le pétrole et le gaz par de l'électricité dans le logement et les transports. Nous partageons ce diagnostic : tant que notre pays dépend des hydrocarbures, il reste exposé aux conflits internationaux et aux chocs géopolitiques.
Nous saluons plusieurs mesures concrètes :
- L'interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs à partir de fin 2026, ainsi que la sortie progressive du gaz pour 2 millions de logements sociaux d'ici 2050 ;
- L'objectif d'un million de pompes à chaleur installées d'ici 2030 et la volonté de faire du chauffage électrique une norme ;
- Le doublement du soutien à l'électrification des usages, porté à 10 milliards d'euros par an d'ici 2030 (même si nous attendons d'en savoir plus sur la répartition de ces sommes et les leviers de financement) ;
- Les aides ciblées, notamment à destination des soignant·es et des ménages les plus modestes, ainsi que l'extension du leasing social pour les véhicules électriques demandé depuis le premier jour par les Ecologistes ;
- L'ambition de relocalisation industrielle et de création d'emplois sur le territoire.
Cependant, ces orientations restent partielles et parfois incohérentes.
Commençons par dire que l'effort annoncé arrive tardivement. Depuis des années, les écologistes alertent sur la nécessité d'investir massivement dans les énergies renouvelables, l'électrification des usages, l'isolation thermique et la sobriété énergétique. Le retard accumulé explique aujourd'hui notre dépendance persistante aux hydrocarbures et la vulnérabilité des ménages face à la hausse des prix.
Si le gouvernement français n'est évidemment pas responsable de la guerre au Moyent-Orient, il est largement coupable de ne pas avoir suffisamment préparé notre pays à ses conséquences.
Les choix budgétaires de Gabriel Attal, Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu en témoignent. Réduire les moyens de MaPrimeRénov', réduire le financement du leasing social aux seuls Certificats d'Economie d'Energie ne pas faire des énergies renouvelables une priorité stratégique : ce sont des erreurs lourdes de conséquences pour notre pays et pour les Français.
Ensuite, la stratégie du gouvernement repose très largement sur l'électrification sans transformation structurelle des usages. L'objectif de deux voitures neuves sur trois électriques d'ici 2030, accompagné de la production d'un million de véhicules, ne saurait constituer une réponse suffisante. L'absence d'investissements ambitieux dans les mobilités actives et le ferroviaire, notamment les transports collectifs du quotidien et les trains de nuit, est une faiblesse majeure. Affirmer que le rail est déjà électrifié ne dispense pas de le développer.
Par ailleurs, le choix de renforcer les investissements dans le nucléaire interroge, alors que les énergies renouvelables n'ont même pas été évoquées. La technologie nucléaire, coûteuse et longue à déployer, ne répondra pas aux défis immédiats posés par le dérèglement climatique et mobilise des ressources financières qui pourraient être orientées vers des solutions plus rapides et durables. C'est d'autant plus incompréhensible que les EnR constituent aussi un levier industriel stratégique : l'Europe est déjà exportatrice nette d'éoliennes (2,3 Mds€ en 2024) et la France se positionne sur l'éolien en mer (plus de 900 M€ d'exportations). Le filière solaire est quant à elle abandonné au lieu d'être soutenue. Elle ne bénéficie d'aucune subvention alors que le nucléaire voit par exemple ses prix intercalaires prix en charge et bénéficie de prêts bonifiés.
Enfin, nous regrettons l'absence d'une stratégie claire de sobriété énergétique, qui constitue le levier le plus rapide et le moins coûteux pour réduire la facture énergétique de la France. Au-delà des gains immédiats, elle réduit structurellement les coûts de la transition en limitant les besoins en énergie et en équipements. Dire que chacun est libre ne peut remplacer une politique publique ambitieuse, structurée et juste. En la matière, des mesures évidentes s'imposent, à commencer par la fin de la publicité lumineuse et numérique, ou encore l'éclairage nocturne des bâtiments tertiaires et commerciaux.
Face à une situation décrite par le gouvernement lui-même comme inédite, il est impératif d'agir avec cohérence et détermination.
Les écologistes appellent à :
- Une redirection des investissements publics vers toutes les énergies renouvelables ;
- Un plan ambitieux pour les transports collectifs le ferroviaire et les mobilités actives ;
- Une véritable politique de sobriété énergétique, accompagnée et juste socialement ;
- Une accélération de la rénovation énergétique des bâtiments.”
- 2026-01-01 “40 ans - Tchernobyl n'est pas un souvenir, c'est un avertissement. — Quarante ans après Tchernobyl, faut-il encore un rappel ? Le 26 avril 1986, une explosion nucléaire transformait un territoire entier en zone sacrifiée. Des vies brisées, des terres contaminées pour des siècles, un mensonge d'État prolongé : voilà le vrai visage du nucléaire quand il échappe à tout contrôle.
Ce que Tchernobyl a révélé reste d'une actualité brûlante : le nucléaire civil porte en lui un risque majeur, systémique, que ni la technologie ni les discours rassurants ne peuvent éliminer. Présenté comme une énergie stable et maîtrisée, il repose en réalité sur une promesse de sécurité que les faits démentent régulièrement.
Aujourd'hui, cette réalité prend une dimension encore plus inquiétante avec la guerre en Ukraine. À Zaporijia, la plus grande centrale nucléaire d'Europe se retrouve au cœur d'un conflit armé, exposée à des menaces directes. Cette situation met en lumière une évidence trop longtemps occultée : en cas de guerre, les installations nucléaires deviennent des points de vulnérabilité extrême, avec des conséquences potentiellement irréversibles pour des populations entières.
Les Écologistes refusent cette fuite en avant. Nous dénonçons l'aveuglement de celles et ceux qui persistent à présenter le nucléaire comme une solution d'avenir, alors même qu'il expose les populations à des catastrophes d'ampleur inédite, amplifiées par l'instabilité géopolitique.
Il est temps de rompre. Sortir du nucléaire, investir massivement dans les énergies renouvelables, réduire nos consommations : ce n'est pas une option idéologique, c'est une exigence de sécurité et de responsabilité.
Tchernobyl n'est pas un souvenir. C'est un avertissement.”
- 2026-01-01 “Hausse des frais d'inscription pour les étudiantes et étudiants hors UE : une mesure injuste et contre-productive — Les Écologistes dénoncent fermement l'augmentation des frais d'inscription imposée aux étudiantes et étudiants internationaux hors Union européenne. Désormais, les frais de scolarité s'élèveraient à 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master, contre 178 euros et 254 euros, soit une multiplication par 15. Cette décision constitue une rupture grave avec les principes d'égalité, d'accueil et de solidarité qui devraient guider l'enseignement supérieur en France.
En multipliant par plusieurs fois les droits d'inscription, le gouvernement transforme l'université publique en un espace de sélection par l'argent. Cette mesure exclut de fait des milliers de jeunes talents pour qui l'accès au savoir représente une opportunité essentielle d'émancipation et de coopération internationale.
Au-delà de son injustice sociale, cette politique est également incohérente sur le plan écologique et géopolitique. À l'heure où les défis environnementaux exigent une coopération scientifique mondiale renforcée, la France choisit de fermer ses portes à celles et ceux qui souhaitent se former, échanger et contribuer à la recherche.
Les Écologistes rappellent que les étudiantes et étudiants internationaux de tous les pays participent pleinement à la richesse académique, culturelle et économique du pays. Les stigmatiser ou les pénaliser financièrement revient à affaiblir notre système universitaire et à renoncer à une vision ouverte et solidaire du monde.
Nous demandons :
L'abandon immédiat de cette hausse sélective des frais d'inscription ;
La mise en place d'une politique d'accueil digne et équitable pour toutes et tous ;
Un investissement accru dans l'enseignement supérieur public, afin de garantir son accessibilité et sa qualité.
L'université doit rester un bien commun, accessible pour tous.te.s indépendamment des origines et des ressources.
Les Écologistes continueront de se mobiliser pour défendre un modèle d'enseignement supérieur juste, inclusif et tourné vers l'avenir.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
Commissions Transnationale et Migrations & Exil
Les Écologistes”
- 2026-01-01 “Face à la montée des violences à l'école, investir dans l'humain et l'éducation à la paix — Les récentes déclarations du ministre sur la recrudescence des armes blanches dans les établissements scolaires confirment une réalité préoccupante : les signalements d'armes blanches sont en augmentation d'année en année dans les établissements, traduisant une dégradation progressive du climat scolaire. Selon les données disponibles, plusieurs centaines d'incidents impliquant des armes sont recensés chaque année, avec une tendance clairement orientée à la hausse, notamment dans certains territoires fragilisés. Plus largement, près d'1 élève sur 10 déclare avoir déjà été confronté à des situations de violence à l'école.
Pour les écologistes, cette situation n'est pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques qui ont progressivement affaibli les services publics éducatifs. En dix ans, ce sont des milliers de postes d'accompagnement (infirmier·es scolaires, psychologues, assistant·es sociaux, AESH) qui n'ont pas été créés à la hauteur des besoins, alors même qu'un psychologue scolaire peut aujourd'hui suivre jusqu'à 1 500 élèves.
Nous refusons une réponse uniquement sécuritaire, qui traiterait les symptômes sans s'attaquer aux causes profondes. Celles et ceux qui font le choix d'investir dans l'humain plutôt que dans la répression portent une vision plus efficace et durable de la sécurité : une école apaisée, fondée sur la confiance, la présence adulte et l'accompagnement.
Nous appelons le gouvernement et les collectivités territoriales à un réinvestissement massif dans l'école publique, autour de priorités claires :
- Renforcer les équipes éducatives et médico-sociales (enseignant·es, CPE, infirmier·es, psychologues, assistant·es sociaux, AESH) pour assurer une présence adulte suffisante et formée ;
- Développer des politiques de prévention ambitieuses, notamment dans les territoires les plus exposés aux inégalités ;
- Améliorer les conditions d'apprentissage et le cadre de vie des élèves ;
- Soutenir les projets pédagogiques favorisant la coopération, la solidarité et l'inclusion ;
- Inscrire pleinement, tout au long de la scolarité, une éducation à la paix, à la non-violence et à la gestion des conflits, comme pilier fondamental de la formation des citoyennes et citoyens.
Former à la paix, c'est donner aux jeunes les outils pour comprendre, dialoguer et désamorcer les tensions. C'est aussi préparer une société plus juste, plus apaisée et plus résiliente face aux crises.
L'école doit redevenir un lieu d'émancipation, de confiance et de construction collective. Cela exige des moyens, mais surtout une vision : celle d'une société qui choisit d'investir dans l'humain plutôt que de la répression.
Pour les écologistes, la réponse ne doit jamais passer par la violence mais par plus d'éducation, de justice sociale, de liens et par plus d'éducation à la paix
Commission Éducation, Enfance et Formation Les Écologistes”
- 2026-01-01 “Évacuation de la gare de Luméville : une nouvelle illustration de l'impasse du projet Cigéo — L'évacuation de la gare de Luméville-en-Ornois, à proximité de Bure, marque une nouvelle étape préoccupante dans la gestion du projet Cigéo d'enfouissement de déchets nucléaires.
Ce lieu, investi de longue date, était devenu un espace de création artistique et culturelle, un lieu de valorisation agricole, en lien avec l'histoire et le terroir local, mais aussi un espace d'information, d'organisation et de vigilance citoyenne autour d'un projet aux implications environnementales et démocratiques majeures. Son évacuation s'inscrit dans une succession de décisions qui traduisent un durcissement de la gestion du dossier, au détriment des conditions d'un débat public serein et éclairé.
Les Écologistes dénoncent une logique de passage en force. La criminalisation croissante des opposant·es et le ton martial adopté par les autorités préfectorales participent à délégitimer des formes d'engagement citoyen pourtant essentielles.
Alors que la gestion des déchets radioactifs engage notre responsabilité sur des échelles de temps inédites, elle ne peut reposer sur des procédures contraintes ni sur la réduction des espaces de contestation. Au-delà du seul site de Bure, le projet Cigéo implique en outre le transport de déchets hautement radioactifs à travers l'ensemble du territoire français, exposant de nombreuses populations et infrastructures à des risques supplémentaires. La Meuse ne peut être considérée comme un territoire sacrificiel au service d'une gestion centralisée des déchets nucléaires. La multiplication des opérations d'évacuation contribue à nourrir la défiance et à éloigner toute perspective d'écoute et de dialogue.
Cette situation révèle une impasse démocratique. Le projet Cigéo engage pourtant des choix irréversibles à l'échelle de centaines de milliers d'années. Il ne peut avancer sans une écoute active des populations concernées ni sans un examen sérieux des alternatives, notamment en matière de réduction des déchets et de sortie progressive du nucléaire.
Dans la continuité de ses positions, Les Écologistes appellent à :
un moratoire immédiat sur le projet Cigéo
la réouverture d'un débat public indépendant, transparent et à la hauteur des enjeux
le respect des droits des populations locales et des espaces d'expression citoyenne
l'étude sérieuse de l'entreposage en sub-surface
l'engagement résolu d'une trajectoire de réduction des déchets nucléaires, cohérente avec une sortie progressive du nucléaire
La responsabilité des pouvoirs publics est de garantir les conditions d'une décision réellement démocratique. Cela suppose d'écouter, de débattre et d'examiner les alternatives et non de contraindre. Plutôt que d'évacuer des lieux de vie, il est temps de rouvrir des espaces de dialogue réel et démocratique.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes
La Commission Energie-Climat Les Écologistes”
- 2026-01-01 “Les Écologistes solidaires de la population malienne face au terrorisme — C'est avec une profonde émotion que Les Écologistes ont découvert les attaques terroristes survenues au Mali depuis le samedi 25 avril.
Elles sont profondément inquiétantes, d'abord pour le peuple malien touché dans quasiment toutes les régions par des attaques meurtrières visant souvent des civils mais inquiétantes aussi pour la continuité de l'État malien et la stabilité de la région du Sahel.
Nous apportons notre soutien aux populations maliennes touchées par cette vague d'attentats et nous tenons à témoigner de toute notre solidarité aux victimes et à leurs familles.
Ces actes d'une violence inouîe rappellent que la lutte contre le terrorisme doit rester un combat universel de tous les instants contre ce mal qui frappe indifférement toutes les communautés du monde.
Dans un moment comme celui-ci, la responsabilité collective, la solidarité internationale et la coopération en faveur de la paix, de la stabilité et du développement des peuples touchés doivent primer.
Les Écologistes appellent à participer à l'ensemble des rassemblements organisés sur le territoire national pour la paix au Mali et en hommage aux victimes des attaques terroristes.
Aminata Niakaté, porte-parole Les Écologistes”
- 2025-05-06 “Notre ancien projet — Pour une République écologique
Notre programme de 2022 pour la France
L'écologie est avant tout un projet de société bâti sur la coopération. Coopérer économiquement plutôt que se lancer dans une compétition effrénée sans règles. Coopérer dans un nouveau modèle de protection sociale. Coopérer dans un monde du travail renouvelé par la démocratie sociale. Coopérer dans une école pour apprendre dès le plus jeune âge à partager, à faire ensemble plutôt qu'à faire chacun pour soi.
Pour se relier, il faut des règles claires, celles d'une démocratie intégrale, celles d'une République apaisée, respectueuse de l'État de droit. Celles permettant de vivre en sûreté. Celles qui assurent l'égalité à la diversité des territoires de notre pays. Celles d'une République écologique.
D'abord avec nos voisins les plus proches avec lesquels nous partageons les valeurs du projet européen. Et aussi coopérer avec le reste du monde, en solidarité et responsabilité commune avec les populations les plus déshéritées de la planète, dénuées des droits humains les plus élémentaires. Avec toutes celles et ceux qui partagent la conviction que vivre dans un monde sain, sûr, libre et en paix est possible.
Parce que nous entendons non seulement faire face aux urgences et réparer les conséquences des mauvaises décisions passées, mais, avant tout, agir sur les causes, anticiper, prévenir, notre projet s'articule autour de ces six grandes orientations. Parce que les écologistes portent un projet de civilisation, réformiste et radical. Une autre manière d'habiter le monde.”